FOCGO FEUGUI Sidoine

Simon Touwe : l’humour comme arme secrète du tourisme camerounais !

Simon Touwe est un humoriste, comédien et directeur artistique camerounais. Dans cette interview, il partage sa vision décalée sur le rôle de l’humour dans la promotion du tourisme au Cameroun. Avec son style, il nous invite à découvrir son pays sous un angle comique, où rires et découvertes s’entrelacent pour créer une expérience inoubliable.

Voyage en hauteur : Quelle est la place du tourisme dans ta vie ?

Pour moi, le tourisme devrait être enseigné dès la maternelle. Imagine des enfants de trois ans expliquant pourquoi le lion camerounais est plus impressionnant que celui du Sénégal !

Si tu ne connais pas ton histoire, ton pays et tes origines, tu n’auras rien à partager avec les autres. Connaître sa culture, c’est comme être un guide touristique en herbe.  Si je te demande de parler de ton village, tes histoires peuvent donner envie de le découvrir. Pour moi, le tourisme, c’est comme une bonne blague : ça doit faire sourire et susciter l’intérêt !

Simon Touwe et Valery Ndongo aux gorges de Kola de Guider. Crédit : Simon Touwe (Avec autorisation)
Simon Touwe et Valery Ndongo aux gorges de Kola de Guider. Crédit : Simon Touwe (Avec autorisation)

Lors de mon voyage vers N’Djamena au Tchad avec Valery Ndongo, j’ai fait des découvertes incroyables. Le paysage est magnifique ! À la falaise de Ngaoundéré, la beauté de la ville m’a presque fait pleurer… ou c’était peut-être juste le vent qui me piquait les yeux. Sur la route, nous avons même vu un troupeau de 500 bœufs. C’était tellement beau que j’ai failli leur demander une photo !

Il y a aussi, le Lac Tison à Ngaoundéré, un cratère avec une eau calme, mais méfie-toi, c’est un piège ! C’est beau à voir, mais fais attention sinon tu pourrais tomber dedans comme un touriste distrait ! C’est un endroit idéal pour faire des photos magnifiques. Et puis, il y a les Gorges de Kola à Garoua, un endroit que je recommande vivement.

A lire aussi : Lina Martina ADIA : « Le tourisme peut favoriser l’épanouissement des femmes »

Voyage en hauteur : Quels sont les sites touristiques qui ont le plus marqué Simon Touwe ?

Le Mont Kapsiki ! Je l’avais vu sur mes cahiers d’école, mais le voir en vrai, c’était comme rencontrer Richard Bona ! J’ai crié comme un fan qui vient de croiser son idole. Et devine quoi ? J’ai pris un selfie avec le mont ! J’imagine que le mont a dû se demander ce que ce fou faisait avec un téléphone dans la main.

Les monts Kapsiki dans l'Extrême nord. Crédit : Desy Danga
Les monts Kapsiki dans l’Extrême nord. Crédit : Desy Danga (avec autorisation)

Je viens de Fotouni, à l’Ouest du Cameroun dans le département du Haut-Nkam, arrondissement de Bandja. Là-bas, il y a des chutes, des montagnes et des collines qui te font dire : « Wow, je ne savais pas que le Cameroun avait autant de paysages à offrir ! » Sur ces collines l’on cultive le fameux haricot « Matobo », le meilleur ingrédient pour un koki réussi ! Les semis sont disposés en forme de damier, et c’est vraiment agréable à voir.

Nonéna Mountain Ranch, perché au milieu des montagnes pour mieux communiquer avec la Nature. Crédit :  Nonéna Mountain Ranch (Avec autorisation)
Nonéna Mountain Ranch, perché au milieu des montagnes pour mieux communiquer avec la Nature. Crédit :  Nonéna Mountain Ranch (Avec autorisation)

Si tu veux voir un paysage magnifique, il faut juste faire un tour à Fotouni. Je te recommande de visiter le Nonena Mountain Ranch. Situé au village Fotouni à 3 km du marché de Bandja, le Nonéna Mountain Ranch est une combinaison de l’accueil touristique, de l’élevage et de l’agriculture de montagne qui permet de conserver d’authentiques valeurs traditionnelles. Ici, l’équitation tient une place importante. Outre les activités équestres, le ranch propose une gamme d’activités pour les non cavaliers et les enfants. L’accueil et la convivialité représentent les valeurs qui feront de votre séjour, des moments riches d’émotion. Le ranch offre des formules d’hébergement confortable pour un séjour en couple, en famille, ou en groupe d’entreprise.

Voyage en hauteur : Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées lors des excursions touristiques ?

L’une des grandes difficultés, c’est que parfois, tu paies pour voir des attractions, et tu te rends compte qu’elles ne valent pas le prix. L’une de mes plus grandes déceptions ? Un certain zoo de Yaoundé. Je ne vais pas le nommer, mais croyez-moi, c’était un véritable cimetière d’animaux ! Les animaux ? C’étaient presque des squelettes ! J’ai demandé s’ils avaient fait un casting. « Bonjour, bienvenue au zoo des os, voici votre première attraction : un os de serpents ! » On m’avait promis des serpents, mais j’ai juste vu des écailles qui auraient pu servir de décor à un film d’horreur. J’ai fini par abandonner les autres visiteurs et m’asseoir, à me demander si j’étais à un zoo ou dans un musée d’os. Cette visite était difficile

Il y a deux zoos à Yaoundé, mais je préfère ne pas les nommer afin de laisser chacun se faire sa propre opinion. D’après vous quel est le nom du zoo où j’ai eu cette mauvaise expérience ? Je laisse le soin aux lecteurs de répondre en commentaire.

En revanche, le zoo de Garoua, c’était le paradis ! J’ai vu un lion si majestueux que j’ai failli lui demander un autographe. Et au Parc National de Waza, c’est comme un safari dans un film !  J’étais là, dans la voiture, à crier : « Regarde, un éléphant ! » Et lui, il passait tranquillement, comme s’il se disait : « Vous aussi, vous avez déjà vu un éléphant ? » Heureusement, il ne nous a pas poursuivis… ou alors il avait juste un rendez-vous !

Contactez Bergeline Domou pour une visite au Zoo de Garoua.
Contactez Bergeline Domou pour une visite au Zoo de Garoua. Crédit : Bergeline Domou (Avec autorisation)

Voyage en hauteur : Comment l’humour peut-il servir à la promotion du tourisme camerounais ?

Je travaille sur un concept d’humour international. Quand des étrangers arrivent au Cameroun, on doit les emmener dans des endroits où ils se sentiront vraiment au Cameroun. Emmenons-les au Village Artisanal Régional de Ngaoundéré pour qu’ils voient comment nous créons nos vêtements, ou au bord de la plage pour leur faire découvrir notre technique de braisage du poisson. Mais attention, ne leur dites pas que le poisson a une meilleure vie que nous !

Exposition de chapeaux en paille symboles de l’identité culturelle des Peuls. Crédit : Village Artisanal Régional de Ngaoundéré - Simon Touwe
Exposition de chapeaux en paille symboles de l’identité culturelle des Peuls. Crédit : Village Artisanal Régional de Ngaoundéré (Avec autorisation)

Je salue l’initiative de Petit Gougou qui a organisé le festival « Les Scènes de Gougou » à Garoua. Il a invité Michel Gohou, Le Magnific, Boukary, Charlotte Ntamack… et, après le festival, il les a emmenés visiter les Gorges de Kola. Imaginez la scène : des humoristes en pleine nature, se battant pour prendre la meilleure photo avec un rocher ! En tant qu’humoriste, il a contribué à promouvoir le tourisme. On devrait tous faire ça : mêler humour et découverte !

Michel Gohou aux Gorges de Kola. Crédit : Petit Gougou - Simon Touwe
Michel Gohou aux Gorges de Kola. Crédit : Petit Gougou (Avec autorisation)

Le tourisme devient une activité ludique, tout comme l’humour, mais ça prend du temps. Il faut multiplier les activités. Je crois qu’il est essentiel de se rendre dans les écoles pour sensibiliser les enfants à l’importance du tourisme. Les écoles emmènent parfois les enfants visiter les brasseries. Mais est-ce vraiment une activité touristique ? Je n’ai jamais compris cette démarche.

Voyage en hauteur : Penses-tu qu’il serait idéal d’intégrer des éléments valorisant la destination Cameroun dans tes sketchs ?

Bien sûr ! Dans l’un de mes sketchs au Parlement du rire, j’ai parlé des « Bergers Ewondo ». Ce n’est pas un élément touristique, mais j’ai mis en avant l’aspect linguistique. Au Cameroun, certaines personnes connaissent les Baoulé, les Bétés et les Djoulars, simplement parce que les artistes ivoiriens en parlent.

Simon Touwe sur la scène du Parlement du rire où il par des « Bergers Ewondo ». Crédit : Capture d'écran
Simon Touwe sur la scène du Parlement du rire où il par des « Bergers Ewondo ». Crédit : Capture d’écran

Dans l’un de mes sketchs, j’ai parlé des « Bergers Ewondo » (vidéo intégrale), ces chiens de rue que j’appelle affectueusement « les chiens souffreteurs ». Ils sont partout, mais au Cameroun, ils ont un style ! Au Congo, on les appelle « Kikouja », en Côte d’Ivoire, ce sont les « chiens baoulé», et ici, on a le « Berger Ewondo ». Je commence par expliquer : « Un berger ewondo, c’est un chien typique du Cameroun qui se nourrit de la chasse, de la cueillette et… du vol ! » Je fais ça juste pour susciter des réactions. En mentionnant les Ewondos, je fais indirectement la promotion du Cameroun. Les gens vont se dire : « Ah, il y a aussi les Ewondos ! Il n’y a pas que les Bamilékés ! »

Voyage en hauteur : Pour Simon Touwe quel est le top 5 des sites touristiques à visiter absolument au Cameroun ?

  1. Mont Cameroun
  2. Tous les grands lacs du Cameroun
  3. Les zoos (mais pas ceux où les animaux ont les os !)
  4. Site touristique d’Ebobo à Mbalmayo
  5. Ecopark à Yaoundé
  6. La vallée de Bana à l’Ouest
Voyage en hauteur organise une excursion au Parc national de la Mefou le 26 janvier 2025
J’organise une excursion au Parc national de la Mefou le 26 janvier 2025

Bref, il faut visiter tout le Cameroun ! Visiter votre pays, c’est important ! Je le dis en étant à genoux, avec un cœur plein d’amour. Pardon seulement !


Manuela Bayiha partage son expérience à Thalassa Beach Mbalmayo

Manuela Bayiha est la nouvelle recrue du Club Communication de l’Université de Yaoundé 1. Lors de sa présentation dans le forum WhatsApp du club, elle a partagé une belle photo d’elle prise à Thalassa Beach à Mbalmayo. C’est un endroit qu’elle affectionne particulièrement. Cette image, reflet de sa passion pour les espaces naturels, m’a immédiatement inspiré à lui proposer une interview. J’ai profité de cette occasion pour qu’elle partage son expérience en tant que touriste. Elle a également exprimé ses réflexions sur la communication et ses aspirations professionnelles.

Ce texte contient un  »mot caché ». Saurez-vous le découvrir ?

Qui est Manuela Bayiha ?

Manuela Bayiha à Thalassa Beach Mbalmayo.
Manuella Bayiha à Thalassa Beach Mbalmayo. Crédit : Manuella Bayiha,

Manuela se présente avec fierté : « Je me nomme Manuela Bayiha, étuDiante à l’Université de Yaoundé 1 à la FacultÉ des Arts, Lettres et Sciences Humaines, et plus précisément en filière lettres bilingues, licence 2 ». Sa filière lui permet d’explorer la richesse de la langue et de la littérature.

Les passions de Manuela sont variées. Elle déclare : « Je suis passionnée de danse, de lecture, de musique, ainsi que d’activités artistiques et divertissantes, en l’occurrence la découverte d’espaces verts ». Cette diversité d’intérêts témoigne d’une personnalité curieuse et avide de nouvelles expériences.

Pour nourrir cette passion pour la lecture, je lui recommande quelques bibliothèques à explorer.

  • Le CLAC situé à Mimboman Liberté, est une médiathèque associative qui compte 10 000 volumes. Elle vise à promouvoir la lecture et l’éducation.
  • La bibliothèque KamaSofia quant à elle, se consacre à la préservation de l’histoire et de la culture africaines. Sa mission est de transmettre des connaissances pour lutter contre la falsification de l’histoire de l’Afrique. Elle est située Près de la pharmacie Manguier de Yaoundé,
  • Enfin, la Bibliothèque Moderne Juniors se concentre sur les jeunes lecteurs, offrAnt une gamme de livres pour enfants et adolescents. Elle est située à situé à Odza borne 10 derrière la station-service Axx-Fokou Yaoundé.
Peut être un graphique de 4 personnes et texte
BOOK A BOOK est une association engagée pour la promotion de la lecture et l’accès à la culture. L’objectif : « Créer des bibliothèques et médiathèques locales ouvertes à tous »

Pourquoi Manuela Bayiha a choisi d’intégrer le Club Communication de l’Université de Yaoundé 1 ?

Manuela a choisi d’intégreR le Club Communication de l’Université de Yaoundé 1 pour plusieurs raisons. Elle explique : « J’ai intégré le Club Communication de l’Université de Yaoundé 1 pour mieux m’exprimer en présence d’un grand nombre de personnes, gagner en confiance en moi. Aussi, avoir une nouvelle expérience dans le domaine de la communication, qui d’ailleurs commence très bien ». Le club se veuT une plateforme d’échange et de formation. Il lui permet d’explorer sa passion pour la communication et le journalisme.

Visuel émission radio COPS SUR LES ONDES du Club Communication de l'Université de Yaoundé 1. Crédit ! Guy-deschamps Mba 
RICHESSE NGUILI
Visuel émission radio COPS SUR LES ONDES du Club Communication de l’Université de Yaoundé 1. Crédit ! Guydeschamps Mba

Le Club Communication, l’un des vingt Et un clubs de l’Université de Yaoundé 1, se concentre sur la formation et l’information. Sa devise, « ForMer et Informer », reflète son engagement à aider les étudiants à développer leurs compétences. Manuela se sent chanceuse de faire partie d’une telle dynamique. Le club propose diverses activités. Notamment, la production radiophoniquE COPS SUR LES ONDES diffusée chaque samedi sur la 90.0 FM Radio Campus UY2. Une émission que j’ai d’ailleurs animée lors d’une édition spéciale à l’occasion de la Journée mondiale des montagnes. Ces expériences sont précieuses pour Manuella, qui aspire à devenir une communicaNte talentueuse.

Quels sont tes aspirations dans le domaine de la communication ?

En Termes d’aspirations, Manuela a une vision claire : « J’aspire à devenir une diplomate à plusieurs casquettes, d’où mon coup de cœur pour la communication ». Cette ambition révèle son désir de s’engager dans le dialogue interculturel et de contribuer à des causes qui lui tiennent à cœur.

Elle suit le parcours de Lina Martina ADIA, une ancienne membre du Club, qui a su se distinguer par son talent et son engagement dans le domaine. Dans une récente interview sur ce blog, Lina a déclaré : « La diplomatie consiste à découvrir l’univers de l’autre et à faire découvrir le nôtre ». .

La Place du Tourisme dans sa Vie

Pour Manuela, le tourisme n’est pas qu’Une simple activité de loisir. Il joue un rôle central dans sa vie. « Le tourisme occupe une grande place dans ma vie car je trouve cette activité toujours aussi imprégnant et impactant, » témoigne-t-elle. Elle considère le tourisme comme une manière d’apprendre et de grandir, tant sur le plan personnel que culturel.

Manuela Bayiha à Thalassa Beach Mbalmayo.
Manuela Bayiha à Thalassa Beach Mbalmayo. Crédit : Manuela Bayiha,

Lors de Notre conversation, Manuela a mentionné deux sites touristiques qui l’ont particulièrement marquée : Thalassa Beach de MbalmaYo et EcoPark Yaoundé. « Ce sont des espaces vraiment enrichissants et idéaux pour se détendre, » dit-elle.

Coucher du soleil à EcoPark Yaoundé. Crédit : Sidoine FEUGUI
Coucher du soleil à EcoPark Yaoundé. Crédit : Sidoine FEUGUI

Thalassa Beach, un village éco-touristique, Offre une expérience unique en pleine nature, permettant aux visiteurs de se baigner, camper ou simplement profiter d’un bon repas de poisson frais. Établie en 2018 à Mbalmayo, Thalassa Beach est un véritable havre de paix situé à quelques minutes de Yaoundé. C’est un endroit parfait pour échapper au stress de la vie quotidienne et se reconnecter avec la nature.

Plage artificielle de sable blanc à Thalassa Beach Mbalmayo. Crédit : Sidoine FEUGUI
Plage artificielle de sable blanc à Thalassa Beach Mbalmayo. Crédit : Sidoine FEUGUI

Ses recommandations pour les touristes

Manuela a égalemeNt des recommandations pour les touristes qui visitent le Cameroun. Elle insiste sur l’importance de découvrir des lieux emblématiques tels que la plage de Kribi, les chutes de la Lobé et SanaGa Beach de Nkoteng. « Pour moi, il est primordial pour un touriste de visiter ces endroits, » ditelle. En effet, « ces destinations sont incontournables pour quiconque souhaite explorer la beauté naturelle eT la richesse culturelle du Cameroun ».

Manuela a inscrit son prénom sur la plage de Kribi, Crédit : Manuela Bayiha,
Manuela a inscrit son prénom sur la plage de Kribi, Crédit : Manuela Bayiha,

La plage de Kribi, avec son sable fin et ses cocotiers, est l’une des plages les plus prisées du pays. Les chutes de la Lobé, où l’eau de la rivière se jette directement dans l’océan, offrent un spectacle naturel époustouflant. Sanaga Beach, quant à elle, est un autre bijou côtier qui mérite d’être découvert.

Origines et Identité Culturelle

Originaire d’un mélange culturel, Manuela est « 50% bassa’a de Matomb et 50% mbamoise d’Ombessa ». Bien qu’elle n’ait jamais visité sOn village, elle est fière de son héritage. Cest bien dommage pour Manuela Bayiha et pourtant  elle est issue de peuples qui ont d’importants festivals culturels.

Festival Mbog Li a'a, 2024
Festival Mbog Li a’a, 2024
  • les Bassa’a célèbrent le Festival Mbog Li a’a, un événement itinérant qui réunit les peuples Bassa’a, MpOo et Bati du Cameroun. La dernière édition s’est tenue récemment, du 22 au 30 novembre 2024, à Pouma, dans la Sanaga-Maritime.
  • De leur côté, les Mbamois célèbrent le Festival Mbam’art, également connu sous le nom de Festival des Arts et de la Culture du Grand Mbam. La dernière édition de ce festival s’est déroulée du 21 février au 3 mars 2024, à Yoko et à Bafia.

Matomb, son village d’origine, est situé dans le département de Nyong-et-Kéllé et la région du Centre, à 65 km au sud-ouest de Yaoundé. Il abrite le chef-lieu de l’arrondissement du même nom. En faisant quelques recherches sur Facebook, je me rends compte qu’il y a de nombreuses attractions touristiques dans cette commune, mais qu’il n’y a pas assez de communication à leur sujet. Parmi ces attractions, on trouve :

Manuela Bayiha est une étudiante inspirante, dont les passions et ambitions dessinent un avenir prometteur. En intégrant le Club Communication, elle s’engage à développer ses compétences tout en partageant son amour pour le tourisme et la culture.

Avez-vous trouvé le  »mot caché » ? C’est un département de la Région du Centre. Donnez la bonne réponse en commentaire.


L’Afrique et l’intelligence artificielle : un appel à l’innovation locale par Joel Parfait Kuate

Joel Parfait Kuate, fondateur de Digital House Company, s’engage à transformer les défis technologiques africains en opportunités grâce à l’intelligence artificielle. Dans son livre L’Afrique et l’Intelligence Artificielle : Vers un Avenir Durable et Innovant, il partage une vision inspirante de l’utilisation de l’IA sur le continent, tout en abordant les enjeux cruciaux auxquels la jeunesse africaine doit faire face.

Dans un monde en perpétuelle évolution technologique, Joel Parfait Kuate se distingue comme une figure majeure dans la transformation numérique des entreprises africaines. Il est le fondateur de Digital House Company et a dédié sa carrière à accompagner les organisations, principalement en Europe et notamment en Belgique. Spécialisé en intelligence artificielle, DevOps et design UX/UI, il a guidé plus de 600 entreprises et institutions grâce à ses prestations de conseil et de formation, leur permettant de naviguer efficacement dans l’ère numérique.

L’Afrique et l’Intelligence Artificielle : Vers un Avenir Durable et Innovant, Kuate Joel Parfait
Un exemplaire physique du livre. Crédit : Kuate Joel Parfait

Récemment, Kuate a franchi une nouvelle étape en publiant son livre L’Afrique et l’Intelligence Artificielle : Vers un Avenir Durable et Innovant. L’ouvrage propose une réflexion approfondie sur le potentiel inexploité de l’IA en Afrique, appelant à l’adapter aux besoins locaux tout en veillant à ce qu’elle soit inclusive et éthique.

L’Intelligence Artificielle comme moteur de développement

Au cœur de son livre, Joel Parfait Kuate explore comment l’IA peut agir comme un catalyseur de changement dans des secteurs vitaux tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et la gouvernance. Il analyse des initiatives prometteuses déjà en cours sur le continent, comme l’usage de drones pour surveiller les cultures au Cameroun ou les efforts de la startup 54gene, spécialisée dans la recherche génomique en Afrique, dans le domaine de la santé. À partir de ces exemples, il démontre que des solutions technologiques adaptées aux réalités africaines peuvent transformer la vie des populations.

L’Afrique et l’Intelligence Artificielle : Vers un Avenir Durable et Innovant, Kuate Joel Parfait
Kuate Joel Parfait et un confrère. Crédit : Digital House Company

Pour Kuate, l’IA ne doit pas rester un privilège des nations développées. Il souligne qu’il est crucial de développer des compétences locales et de créer des solutions conçues par et pour les Africains. Cela permettra de garantir que cette technologie ne soit pas seulement importée, mais véritablement intégrée et adoptée au sein des communautés.

Défis et opportunités

L’Afrique fait face à des défis majeurs pour l’intégration de l’IA. Kuate met en lumière l’importance d’investir dans les infrastructures et dans la formation pour surmonter certains obstacles, notamment le manque d’accès à Internet et de ressources humaines qualifiées. En réponse à ces défis, il propose la création d’un centre de formation dédié à la transformation numérique, où les jeunes pourraient acquérir des compétences essentielles pour répondre aux exigences du marché.

À travers ses conférences et ateliers, Kuate inspire et sensibilise une nouvelle génération d’Africains aux promesses de l’intelligence artificielle. Il leur montre que les solutions pour un avenir durable sont à leur portée.

Un avenir prometteur grâce à une IA inclusive

L’Afrique et l’Intelligence Artificielle : Vers un Avenir Durable et Innovant, Kuate Joel Parfait
Couverture du livre. Crédit : Kuate Joel Parfait

Pour Joel Parfait Kuate, l’Afrique peut dépasser les limites traditionnelles et devenir un acteur clé dans le domaine de l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale. « L’innovation locale est essentielle », affirme-t-il. En partageant sa vision dans son livre, il appelle les jeunes Africains à s’impliquer activement dans le développement de solutions adaptées aux défis spécifiques auxquels le continent fait face.

Son engagement envers l’éducation et la responsabilité constitue un appel inspirant pour tous ceux qui aspirent à contribuer à un avenir où technologie et éthique se conjuguent pour renforcer les capacités locales en Afrique.

Pour découvrir ses idées et son parcours, le livre L’Afrique et l’Intelligence Artificielle : Vers un Avenir Durable et Innovant est disponible sur Amazon et dans les librairies. Joel Parfait Kuate partage également ses réflexions régulièrement sur LinkedIn.


Lina Martina ADIA se confie : «  Le tourisme peut favoriser l’épanouissement des femmes »

Lina Martina ADIA, que j’ai rencontrée au club de communication de l’Université de Yaoundé 1 en 2018, s’est toujours démarquée par son talent de communicante et la profondeur de ses idées. Passionnée de diplomatie, de communication et de musique, ADIA Lina Martina a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure. En septembre 2024, elle a franchi une étape importante en lançant sa carrière musicale. Son premier single, « La Femme, » « s’adresse à tous les êtres humains et parle à notre humanité ».

Dans cette interview, Lina Martina ADIA partage sa vision artistique et son amour pour la culture africaine. Elle évoque également l’importance du tourisme comme outil d’autonomisation pour les femmes. Elle nous invite à réfléchir sur notre rôle dans la promotion de la paix et de l’authenticité. Découvrez une artiste passionnée, prête à faire entendre sa voix et à inspirer le changement !

Voyage en hauteur : Lina Martina ADIA Peux-tu te présenter en quelque mots

Cover single Lina Martina - La femme.
Cover single Lina Martina – La femme. Crédit : Lina Martina

« Dieu, amour, travail, persévérance et perfection » sont mes maîtres mots. Ma vie n’existe pas sans Dieu. C’est lui qui est mon souffle, ma force première, mon inspiration. Je m’inspire de Dieu pour vivre. C’est par lui et grâce à lui que je suis guidée. J’ai la forte conviction qu’il dispose le monde, les êtres humains, le temps, les objets et la terre pour que sa volonté s’accomplisse.

Sans lui, je ne vois rien, je n’entends rien, je ne comprends rien, je ne peux rien, je ne suis rien. Dieu est la base de mon existence.

Je suis ADIA Lina Martina. Angélina est mon prénom de baptême, donné par l’Archevêque grec Pétros VII.

Je suis amoureuse de l’Afrique et ouverte au monde. Passionnée de diplomatie, des relations internationales, de communication et de musique.

Pour moi, la diplomatie consiste à découvrir l’univers de l’autre et à faire découvrir le nôtre. Je trouve que la diplomatie, qui représente pour moi le monde de la découverte et la découverte du monde, nous offre l’opportunité de gérer pacifiquement les relations entre les États, les peuples, les cultures, les civilisations, les organisations, les gouvernements et les êtres humains.

Voyage en hauteur : Pourquoi avoir décidé d’embrasser le slam comme carrière artistique ?

Mon style musical est l’afro slam-rap. J’ai choisi le slam parce que c’est un art qui fait voyager à travers les émotions et la vérité du cœur, avec une perspicacité qui lui est propre. En pratiquant le slam, je constate que le message est mieux porté et transmis. Le slam a ce côté réaliste, authentique et entier qui attire grandement mon attention. Lorsqu’un slam est interprété, en l’écoutant, on a l’impression de vivre la réalité du slameur ou de la slameuse à cet instant, car le partage des sensations est très intense.

Voyage en hauteur : Quelle est l’histoire derrière ton slogan « l’afro plume qui chante pour guérir le monde »

L’Afroplume qui chante pour guérir le monde. Plus qu’un slogan, c’est une mission de vie. La manière dont j’ai commencé ma carrière musicale n’a pas été ordinaire. J’ai ressenti une forte incitation à devenir artiste musicienne, à me rendre en studio et à poser ma voix derrière un micro.

Pour moi, la musique est une responsabilité assumée, un engagement honoré et une promesse tenue. L’afroplume représente la plume qui vient du continent africain, prête à conquérir le monde et à changer les choses, afin de donner à Dieu sa gloire et aux êtres humains une vie plus heureuse.

J’ai décidé d’apporter la paix au monde par ma musique, de porter les souffrances endurées en silence par certaines personnes pour communiquer, de partager l’amour à n’en plus finir et de résoudre des problèmes vitaux de notre société.

Voyage en hauteur : Ton premier single intitulé « La Femme » est axé sur la défense de la femme ; pourquoi ce choix ?

Mon tout premier titre, intitulé « La Femme« , s’adresse à tous les êtres humains et parle à notre humanité. Être humain, c’est avoir de la sensibilité à la souffrance de l’autre, à son bonheur, à sa paix, à son épanouissement, et à sa tranquillité. C’est être préoccupé par les larmes de l’autre, par ses défis, ses besoins et ses problèmes. Avoir de l’amour dans le cœur, c’est faire attention à la manière de traiter autrui.

Être humain, c’est prendre soin des autres et avoir la capacité de se mettre à leur place lorsqu’on pose un acte. C’est vital pour notre société. Sinon, nous allons vivre sans sentiments, sans émotions et sans vitalité. Pourtant, en tant qu’êtres humains, nous sommes tous faits de chair et nous avons un cœur qui bat. Nous sommes la lumière du monde, et Dieu compte sur nous pour faire briller la terre et pour qu’Il soit sans cesse honoré.

Le titre « La Femme » a pour but fondamental de rejoindre notre humanité. La femme a été choisie pour attirer notre attention sur le fait que si nous nous acharnons à combattre une partie physiologique de l’humain qu’est le sexe, nous nous trompons d’adversaire. L’adversaire, c’est le mal. Si nous voulons une société meilleure, soignons nos cœurs et l’humanité guérira.

Le cœur humain porte à la fois les vices et les bontés. Il doit absolument retourner aux valeurs de Dieu, à Dieu lui-même et à la crainte de Dieu comme boussoles de vie.

Voyage en hauteur : Quelle est la vision artistique que Lina Martina ADIA souhaites donner à sacarrière ?

Lina Martina ADIA joue de la guitare.
Lina Martina ADIA joue à la guitare. Crédit : Lina Martina Angélina

Ma carrière d’artiste sera pleine d’agréables surprises. Je souhaite offrir au monde une respiration nouvelle de bonheur et de tendresse, ainsi que beaucoup d’amour, de confiance en Dieu et un rayonnement paisible.

Collaborer avec d’autres artistes est également un point marquant de ma carrière, car j’ai foi en l’union des talents.

Ma musique est le reflet de mon âme, et en réalité, je n’écris pas au sens traditionnel. Je laisse mon âme écrire et s’écrire. Je laisse mon âme s’exprimer et se révéler à travers ma plume. En écrivant, c’est mon âme qui guide ma main et façonne mes mots de manière intrinsèque, avec le soutien de Dieu.

Je rêve de donner aux êtres humains un oxygène d’amour et de créer un univers merveilleux, magnifique et agréable pour eux à travers mes chansons.

Voyage en hauteur : Quelle est la place du tourisme dans ta vie ?

Le tourisme occupe une place importante dans ma vie. Il apporte un immense plaisir à voyager, à explorer des lieux que je n’ai jamais vus auparavant, et à découvrir des sites, des merveilles et des endroits fabuleux. C’est vraiment enrichissant de faire du tourisme. Humainement, moralement et émotionnellement, c’est formidable.

le tourisme est également un puissant outil pour décomplexer l’esprit des gens.

Lina Martina ADIA

À mes yeux, le tourisme est également un puissant outil pour décomplexer l’esprit des gens. Lorsque l’on observe une ville ou un pays de loin, on ne peut se fier qu’aux récits et aux narrations des autres. En revanche, si l’on se déplace soi-même vers ce lieu que l’on voit à distance, on se forge sa propre opinion en touchant du doigt les réalités du terrain.

Le tourisme est donc très intéressant, enrichissant et ouvre énormément l’esprit.

Voyage en hauteur : Quels sont les sites touristiques qui t’ont le plus marqué ?

Le Fleuve Dja à l’Est

Le Dja est une rivière ou cours d’eau situé au sud du Cameroun, affluent de la Sangha (elle-même affluent du fleuve Congo). Il prend sa source au sud d’Abong-Mbang et coule au nord de la République du Congo près de Ouesso. Il est long de 720 km et la superficie de son bassin plat est à environ 80 000 km2. Crédit : Visiter le Cameroun avec moi

Le Mont Eloundem à Yaoundé.

Aucune description de photo disponible.
Le mont Eloundem ⛰️ est situé près de Mendong à Yaoundé culmine une altitude d’environ 1159m avec une dénivellation de 350m. Crédit : Sidoine FEUGUI

A lire aussi : Randonnée à la grotte du Mont Eloumden, cadeau d’anniversaire pour Jordane Ngoumkam

Et les plages de Kribi dans le Sud

Les plages de Kribi - Visiter le Cameroun avec moi
Kribi, une ville balnéaire du Cameroun, connue pour sa beauté naturelle et son climat agréable. Les plages de sable fin, les eaux chaudes et les paysages tropicaux en font une destination de rêve pour les amoureux de la mer et de la nature. Crédit : Visiter le Cameroun avec moi

Voyage en hauteur : Comment les acteurs du tourisme peuvent-ils œuvrer pour l’épanouissement des femmes ?

Le tourisme peut favoriser l’épanouissement des femmes en facilitant leur autonomie à travers des activités économiques. Ces activités permettent aux femmes de développer des compétences, de gagner leur vie et de vivre pleinement de leur potentiel et de leur savoir-faire.

De plus, le tourisme offre des opportunités de voyages et de rencontres, qui sont des moyens efficaces de créer des connexions, des relations et des collaborations entre les personnes.

Voyage en hauteur : Quelles sont les valeurs que Lina Martina ADIA souhaites transmettre à travers ses cheveux nappy ?

Lina Martina ADIA
Lina Martina ADIA. :  »J’aime mes cheveux crépus. » Crédit : Projet 4×4

Mes cheveux sont une partie de moi. J’ai du respect pour eux.

J’aime mes cheveux crépus. Je les aime très fort et je les assume fièrement. C’est par amour pour eux que je les garde.

Au sujet des valeurs, les cheveux crépus représentent pour nous, les femmes africaines, notre authenticité et notre identité. Chaque femme qui a des cheveux crépus ne doit pas se sentir moins rayonnante, car ces cheveux sont, au contraire, une richesse, une force, un pouvoir.

Nos cheveux font partie de nous. Les assumer, c’est chérir nos racines et être heureux de notre culture. Assumer notre africanité, c’est accepter qui nous sommes. C’est être nous-mêmes devant le monde.

Merci, Sidoine, pour ton soutien et ta bienveillance. Que Dieu te bénisse et t’accompagne dans toutes tes démarches !


La randonnée lui a sauvé la vie

Il y a des moments dans la vie qui semblent insignifiants, mais qui en réalité peuvent changer le cours d’une existence. La randonnée par exemple est souvent perçue comme une simple activité de loisir. Pourtant, elle peut offrir bien plus : un moyen de se reconnecter à soi-même et de reprendre goût à la vie. C’est ce qui est arrivé à Anne, une jeune femme que j’ai eu la chance de rencontrer par un heureux hasard. Son histoire qui date de mars 2022 est difficile à raconter, mais elle mérite d’être partagée car, la randonnée lui a sauvé la vie.

La randonnée lui a sauvé la vie

Anne, prénom d’emprunt, se trouvait à un tournant sombre de sa vie. Les problèmes s’accumulaient : des difficultés professionnelles, des relations compliquées, et un sentiment d’isolement qui pesait lourd sur son cœur. Un jour, alors qu’elle se sentait particulièrement désespérée, elle tenait un couteau dans sa main, prête à faire le geste fatal. Ce moment aurait pu être la fin de son histoire, mais le destin en a décidé autrement.

Un Message de Renouveau

Publication Facebook annonçant une randonnée au Mont yéyé . Crédit : Sidoine FEUGUI
Publication Facebook annonçant une randonnée au Mont yéyé . Crédit : Sidoine FEUGUI

C’est alors qu’elle a parcouru son fil d’actualités sur Facebook. Parmi les publications habituelles de ses amis, une a attiré son attention : c’était un post que j’avais écrit sur les bienfaits de la randonnée. J’y parlais de la beauté des paysages, de la sérénité que l’on peut trouver en marchant dans la nature, et surtout, de l’importance de se reconnecter avec soi-même. Ce message simple a fait écho en elle d’une manière qu’elle n’aurait jamais pu prévoir.

Au lieu de céder à son désespoir, Anne a pris son téléphone et m’a appelé. Sa voix tremblait, mais il y avait une lueur d’espoir. Elle m’a expliqué son état, et après un moment d’hésitation, nous avons convenu de faire une randonnée ensemble. Le lendemain, nous nous sommes retrouvés au pied du Mont Yéyé, situé à Messassi, un endroit que j’affectionne particulièrement à Yaoundé.

La Montée vers l’Espoir – La randonnée lui a sauvé la vie

La Montée vers l’Espoir. Crédit : Sidoine FEUGUI - Mont Akok-Ndoué
La Montée vers l’Espoir. Crédit : Sidoine FEUGUI

Lorsque nous avons commencé notre ascension, le soleil était déjà haut dans le ciel, baignant le paysage d’une lumière dorée. Les premiers pas étaient lourds pour Anne, mais à mesure que nous gravissions les pentes, quelque chose a commencé à changer en elle. Les paysages verdoyants et l’air frais semblaient respirer la vie. Nous avons marché en silence pendant un moment, chacun perdu dans ses pensées, profitant de la randonnée qui lui a sauvé la vie.

Je me suis tourné vers elle et lui ai demandé ce qui l’avait poussée à m’appeler. Elle a pris une profonde inspiration et a commencé à parler. Elle m’a raconté ses luttes, ses peurs, et comment elle avait perdu le goût de la vie. Ses mots étaient lourds de douleur, mais il y avait aussi une fragilité touchante. Anne avait besoin d’une oreille attentive, et je me suis efforcé de lui apporter tout le soutien dont elle avait besoin.

Une Pause Révélatrice

À mi-chemin, nous avons fait une pause près d’un manguier au pied d’un rocher. Les fruits pourris en abondance sur le sol lui ont rappelé son enfance. Elle s’est mise à marauder, comme une gamine, en lançant des cailloux pour espérer faire tomber une mangue toute fraîche. Hélas ! Nous avons partagé un repas léger, et c’est là qu’Anne a commencé à se dévoiler davantage. Elle m’a parlé de ses rêves d’enfance, de ses passions oubliées, et de la façon dont elle avait laissé la vie l’emporter dans une spirale de négativité. À chaque mot, je voyais une petite étincelle renaître en elle.

La randonnée lui a sauvé la vie - Mont Akok-Ndoué - Mont Akok Ndoé
Nous avons partagé un repas léger. Crédit : Sidoine FEUGUI

Au fur et à mesure que nous avancions, je remarquais qu’elle souriait de plus en plus. Le simple fait d’être à l’extérieur, entourée par la nature, semblait lui redonner de l’énergie. Les arbres majestueux, les fleurs colorées, et le chant des oiseaux formaient un tableau magnifique qui contrastait avec l’obscurité qu’elle avait vécue.

La randonnée lui a sauvé la vie

Arrivés au sommet du Mont Yéyé, le panorama qui s’offrait à nous était à couper le souffle. Nous avons pris un moment pour savourer cette vue imprenable. Le mont Nkolondom s’étendait face à nous, et un sentiment de paix profonde m’a envahi. Anne, elle, était émerveillée. Elle a levé les bras au ciel, comme pour accueillir la vie à bras ouverts. Je savais à cet instant qu’elle avait déjà fait un grand pas vers la guérison car la randonnée lui a sauvé la vie.

La Montée vers l’Espoir. Crédit : Sidoine FEUGUI
La Montée vers l’Espoir. Crédit : Sidoine FEUGUI

Nous avons passé des heures à discuter, à rire, et à découvrir nos passions communes. Elle m’a parlé de son amour pour la photographie et de son désir de voyager. Je l’ai encouragée à reprendre ces passions, à redécouvrir ce qui l’animait vraiment. À la descente, elle était transformée. La tristesse qui l’habitait semblait s’éloigner, comme un nuage chassé par le vent.

Une Nouvelle Perspective

Cette randonnée a été bien plus qu’une simple sortie en pleine nature. Pour Anne, c’était une renaissance car la randonnée lui a sauvé la vie. Elle est rentrée chez elle avec une nouvelle perspective sur la vie, une détermination à affronter ses démons.  

Depuis ce jour, nous avons gardé le contact. Anne a commencé à partager ses photos, à se lancer dans des projets créatifs, et surtout, à s’entourer de personnes positives. Elle a compris que la vie, avec ses hauts et ses bas, mérite d’être vécue pleinement.

Un Message d’Espoir

Son histoire est un puissant rappel de l’impact que peuvent avoir des gestes simples et des connexions humaines. Parfois, il suffit d’une randonnée pour retrouver le goût de la vie. Et pour Anne, cette sortie au Mont Yéyé a été le début d’un nouveau chapitre, rempli d’espoir et de lumière. La randonnée lui a sauvé la vie. Comme pour Anne, je suis disponible à vous guider au sommet l’une des sept collines de la ville de Yaoundé.


Tchakounte Kemayou : « La polio m’a empêché de faire le tour du Cameroun »

Du 24 au 27 octobre 2024, le Cameroun a lancé une campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite. Tchakounte Kemayou, blogueur et doctorant en sociologie, partage son témoignage poignant sur les défis qu’il a rencontrés en raison de son handicap causé par cette maladie. À travers son histoire, il met en lumière les préjugés liés à la vaccination et l’impact que celle-ci peut avoir sur la vie des individus. 

Bonjour Tchakounte. Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Tchakounte Kemayou. Je suis inscrit en thèse de sociologie à l’Université de Douala et je fais du blogging depuis 2013 au sein de la communauté Mondoblog de RFI.

À quel âge avez-vous été diagnostiqué avec la poliomyélite, et quelles en ont été les conséquences sur votre vie quotidienne ?

J’ai été malade à l’âge de 3 ans. Je n’avais jamais été vacciné depuis ma naissance. Évidemment, cela a eu un impact sur ma vie. J’ai commencé ma scolarité très tard, à 8 ans. Mes parents ne savaient pas quoi faire de moi. Ils réfléchissaient encore pendant que mes aînés allaient à l’école. J’ai été interné au centre de réhabilitation et rééducation des personnes handicapées d’Etoug-Ebe à Yaoundé en 1981. Pendant mon séjour, j’étais en maternelle. Faute d’argent, mes parents m’ont fait revenir à Douala deux ans après. Un an plus tard, j’ai repris le chemin de l’école. Ma scolarité a véritablement commencé à 8 ans. La seule conséquence de mon handicap a été la perturbation de ma scolarité, pour être modeste.

Tchakounte Kemayou participe à une campagne de lutte contre polio. Crédit : Capture d'écran facebook
Tchakounte Kemayou participe à une campagne de lutte contre polio. Crédit : Capture d’écran facebook (avec son autorisation)

Comment avez-vous vécu votre handicap au fil des années ? Avez-vous rencontré des défis particuliers ?

L’un des défis importants a été de lutter contre les préjugés, notamment ceux liés à la sorcellerie. Même mes parents étaient convaincus que mon handicap était l’œuvre de sorciers du quartier qui voyaient en moi un enfant intelligent à éliminer. Cependant, je ne m’y attardais pas, préférant parler d’autres défis. Pendant mon enfance, mon seul défi était de marcher, courir, jouer et me déplacer comme mes pairs. Ce défi était évident et je n’y pouvais rien. Mais le véritable défi a commencé à l’adolescence.

J’étais conscient que je devais rattraper mon retard scolaire. J’étais plus âgé que mes camarades à mon entrée en 6e en 1988 au Lycée de New-Bell à Douala. Avec force et abnégation, j’ai obtenu mon Bac en 10 ans, au lieu de 7 comme mes camarades. Je me suis dit que je ne devais pas lâcher malgré tout. J’ai poursuivi jusqu’en thèse. Il ne me manque que des moyens financiers pour payer la totalité de mes droits universitaires. Bref, j’ai tenu à aller jusqu’au bout parce que c’était un défi pour moi, je voulais me surpasser. Je voulais surtout faire honneur à mes parents et leur prouver qu’ils avaient tort de penser que l’école n’était pas importante pour moi et que je devrais rester un assisté. Ma feue mère l’a finalement compris et m’a avoué que seule l’école pouvait me sortir de ma dépendance financière.

Qu’est-ce que la polio ? Crédit : PEV Cameroun (avec son autorisation)

En quoi la poliomyélite a-t-elle limité vos possibilités de voyager à travers le Cameroun ?

Effectivement, l’une de mes passions est de voyager et de découvrir les merveilles du Cameroun et du monde. Le handicap a développé en moi une certaine solitude. Je ne sais pas si c’est une qualité ou un défaut, mais j’aime être seul dans un coin à lire et écrire, d’où ma passion pour le blogging. Quand j’imagine que certaines régions du pays ont un environnement inadapté et hostile, voire inaccessible aux personnes handicapées, je n’ose pas prendre de risques. J’adore particulièrement la nature et ses obstacles. Malheureusement, seules les personnes valides peuvent goûter à ces plaisirs.

Quelles sont les destinations au Cameroun que tu aurais aimé visiter et pourquoi ?

J’adore particulièrement le paysage des régions du Nord Cameroun : la savane, le Sahel, le soleil, le sable, les félins, le mil, l’igname. Ce sont des images qui n’existent que dans ma tête. Je m’imagine découvrir ces merveilles. J’étais déjà dans l’Extrême-Nord pour une opération humanitaire dans un camp de réfugiés, mais je n’ai pas vraiment pu toucher du doigt ces réalités.

Comment penses-tu que les infrastructures touristiques au Cameroun pourraient être améliorées pour accueillir les personnes en situation de handicap ?

Les propriétaires des établissements hôteliers et des lieux de loisirs se soucient peu de l’accessibilité des infrastructures. Seuls les aéroports ont mis en place des mesures pour les personnes à mobilité réduite. Les lieux à améliorer incluent les hôtels, les restaurants, les agences de voyage par route et par train, ainsi que les espaces de loisirs. Il faut investir non seulement dans l’accessibilité, mais aussi dans l’écoute des besoins.

À lire aussi : FRANÇOISE ELLONG SE CONFIE : « LE LAC BALENG EST UN LAC EXTRAORDINAIRE »

As-tu des suggestions pour promouvoir le tourisme inclusif au Cameroun, afin que des personnes comme toi puissent découvrir le pays ?

J’ai deux suggestions à faire, même si cela relève des pouvoirs de l’État. La première concerne l’accessibilité et l’écoute. À cet égard, le ministère chargé du tourisme doit exiger ces aspects dans l’attribution des étoiles aux établissements. La deuxième suggestion porte sur les coûts des prestations et des services. Seul le train de CAMRAIL applique des prix pour les personnes handicapées. À ce niveau, le ministère chargé du commerce doit jouer un rôle important. Enfin, je pense qu’une mesure efficace serait d’installer une plaque de signalisation à l’entrée des établissements pour informer les usagers que ceux-ci sont adaptés aux personnes handicapées.

Tchakounte Kemayou aux Chutes De La Lobe.
Tchakounte Kemayou aux Chutes De La Lobe. Crédit : Tchakounte Kemayou (avec son autorisation)

En tant que blogueur, comment utilises-tu ta plateforme pour sensibiliser sur la polio et ses effets ?

Dans deux de mes articles, je parle de mon expérience et de mon histoire de handicap. J’explique souvent à mes lecteurs que je suis handicapé à cause de l’ignorance de mes parents. Il est vrai que beaucoup d’entre nous n’ont jamais été vaccinés de leur vie et se portent bien. Que dire alors de ceux qui, comme moi, sont condamnés à vie ?

As-tu des témoignages ou des anecdotes marquantes que tu aimerais partager concernant ton expérience avec la polio ?

L’une de mes expériences marquantes est la première fois que je me suis fait consulter par une médecin canadienne au centre de réhabilitation d’Etoug-Ebe. Je n’avais jamais vu de personne à la peau blanche de ma vie. Dans le bureau se trouvaient un couple de médecins blancs, un homme et une femme. J’avais horriblement peur lorsque la dame me touchait. Je tremblais de peur. Ils avaient de petits yeux bleus, de longs nez et portaient des lunettes rondes. Ma mère, qui m’accompagnait, leur a expliqué que c’était la première fois que je voyais une personne blanche. Les médecins ont éclaté de rire en disant : « Ça va, mon petit, on ne te fera pas de mal. » Heureusement, ma mère était là. Je n’aurais pas supporté cela seul.

Quel message souhaiterais-tu faire passer aux lecteurs à propos de la polio et de l’importance de la vaccination ?

La vaccination en général n’inspire pas confiance. Beaucoup de préjugés et de fausses informations circulent pour décourager les parents. Pour les Africains, comment nos parents, qui ne se vaccinaient pas, ont-ils pu vivre plus longtemps ? La réponse est évidente : autrefois, il était facile de trouver une alimentation bio. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. La mauvaise alimentation et un mode de vie inadapté nous prédisposent à des risques trop grands. La vaccination est donc plus importante aujourd’hui qu’auparavant. Posons-nous la question : pourquoi les AVC sont-ils de plus en plus fréquents ? Il faut souligner que le vaccin contre la polio a une particularité : il peut éviter la paralysie partielle ou totale.


Mami Ton et ses cinq destinations de coeur

La très célèbre comédienne camerounaise Orgelle Kentsop, connue sous le nom de Mami Ton, a définitivement quitté la scène le 4 septembre dernier. Au-delà de ses nombreuses performances sur les plateaux de cinéma, cette sexagénaire a également exploré plusieurs sites touristiques. Dans ce billet, je recense ses voyages les plus marquants. C’est ma façon de lui rendre hommage après sa disparition.

Mami Ton et ses cinq Destinations de coeur

Base nautique de Dschang

Orgelle Kentsop était une actrice talentueuse, souvent sollicitée pour déceler de nouveaux talents. C’est d’ailleurs ce qui l’a amenée à Dschang, dans la région de l’Ouest du Cameroun, le 15 octobre 2023. Elle avait la charge d’assurer le casting du long métrage Agēm menoua aux côtés de Lucie Memba, Rigobert Tamwa et Roger Brice Sobgo à la base nautique de Dschang.

Orgelle Kentsop, Rigobert Tamwa et Roger Brice Sobgo à la base nautique de Dschang. Crédit : Orgelle Kentsop
Orgelle Kentsop, Rigobert Tamwa et Roger Brice Sobgo à la base nautique de Dschang. Crédit : Orgelle Kentsop

La base nautique de Dschang est un site de loisirs construit au bord du lac municipal. Elle offre à ses visiteurs plusieurs options de détente : promenade en pirogue, en canoë ou en kayak, jeux pour enfants, balades solitaires ou en couple le long du site, ainsi que repos sous un parasol.

Canoë-kayak sur le lac. Crédit : Association Pays de la Loire - Cameroun
Canoë-kayak sur le lac. Crédit : Association Pays de la Loire – Cameroun

Mami Ton habituée de l’hôtel Seme Beach, Limbe

Mami Ton était une grande habituée de la ville de Limbe, dans la région du Sud-Ouest Cameroun. Elle y avait effectué plusieurs voyages professionnels entre 2021 et 2023. En décembre 2021, elle avait organisé un match de Beach volley avec ses fans sur la plage de l’Hôtel Seme Beach. Le même mois, elle avait partagé l’affiche avec Nguemgaing Rosine, Nikechuè, Roger Brice Sobgo et Blanche Domi dans la websérie « La cafétéria de mama Choco » produite par Myfrica TV.

Mami Ton était en direct depuis le Seme beach Limbe. Crédit : MyFrica Tv
Mami Ton était en direct depuis le Seme beach Limbe. Crédit : MyFrica Tv

Niché au cœur du village de Bakingili, l’hotel Seme Beach préserve l’impression d’un paradis tropical. C’est un espace d’hébergement, de loisirs et de bien-être, agréable à la vue grâce à ses jardins botaniques. La plage naturelle privée et le lac permettent une immersion dans les activités nautiques comme baignades, kayak et pédalo.

Le lac de 'l’Hotel Seme Beach Resort & Spa. Crédit : Hotel Seme Beach Resort
Le lac de ‘l’Hotel Seme Beach Resort & Spa. Crédit : Hotel Seme Beach Resort

Mami Ton au jardin des Miracles de Dubaï

En novembre 2021, Mami Ton s’était rendue à Dubaï pour des vacances. Elle avait eu l’occasion de visiter le Dubai Miracle Garden, un parc floral de 72 000 m² qui possède une impressionnante sélection de bâtiments et de structures célèbres entièrement fabriqués de fleurs aux couleurs éclatantes. Plus de 50 millions de fleurs s’épanouissent à travers les différentes expositions. Advertising

Elle avait eu l’occasion de visiter le Dubai Miracle Garden
Elle avait eu l’occasion de visiter le Dubai Miracle Garden. Crédit : Orgele Kentsop

Il y a différentes thématiques, certaines permanentes, d’autres changeant au fil des années. Les structures les plus emblématiques incluent les personnages des Schtroumpfs, une sculpture florale en taille réelle d’un A380 Emirates et un chemin en forme de cœur. C’est d’ailleurs sur ce chemin que la comédienne avait pris une photo mémorable.

Kafolo Lagoon, le parc animalier d’Abidjan

Au-delà d’être comédienne, Orgelle Kentsop était également humoriste. Elle s’était produite en one woman show au palais des congrès de l’hôtel Ivoire à Abidjan dans le cadre de « Drôles de femmes », 2è édition en 2021. Son séjour en Côte d’Ivoire lui avait permis de visiter le Kafolo Lagoon, le parc animalier d’Abidjan, qui a malheureusement fermé ses portes en janvier 2024.

Mami Ton et les primates du Kafolo Lagoon, le parc animalier. Crédit : Orgelle Kentsop
Mami Ton et les primates du Kafolo Lagoon, le parc animalier. Crédit : Orgelle Kentsop

Tel une Arche de Noé, le Kafolo Lagoon était un havre de paix pour animaux en détresse. Les visiteurs pouvaient observer chimpanzés, phacochères, crocodiles, serpents, autruches, grues, paons et biches. Après la découverte des animaux, ils pouvaient naviguer sur la lagune en petite embarcation ou emprunter la tyrolienne pour une expérience inoubliable.

Fondation Jean Félicien Gacha, Bangoulap

Mami Ton était connue pour son jeu naturel, unique et charismatique dans des séries télévisées telles que « Foyer Polygamique », « Ennemi intime », « Cercle Vicieux », « La Belle Mère », « Reine Blanche », ou encore « Habiba ». Chacune de ses performances était remarquable, mais sa prestation dans « Reine Blanche » l’était tout particulièrement. Plusieurs scènes de cette série ont été tournées à la Fondation Jean-Félicien Gacha de Bangoulap.

série La reine blanche. Crédit : Savanah Tv
Série La reine blanche. Crédit : Savanah Tv

La fondation offre des commodités d’hébergement et de restauration à la villa Boutanga et au restaurant Jacaranda. Des répliques de divers styles architecturaux, comme les cases Mousgoum des peuples des plaines du Nord-Cameroun, sont également reproduites à Bangoulap.

Cases Mousgoum à la Fondation Gacha. Crédit : Fondation Gacha 
Cases Mousgoum à la Fondation Gacha. Crédit : Fondation Gacha 

Aujourd’hui, alors que nous nous remémorons ses voyages et ses performances, Mami Ton reste une étoile brillante dans le ciel du cinéma camerounais. Comme un écho, ses souvenirs continueront de voyager, inspirant les générations futures à explorer, à rêver et à briller, tout comme elle l’a fait.


Landry Nguemo décède avant l’inauguration de son hôtel  »Can House »

L’ancien lion indomptable Landry Nguemo Tsafack a perdu la vie ce jeudi 27 juin 2024 dans un accident de la route près d’Obala sur l’axe Yaoundé-Bafoussam. La disparition de ce milieu de terrain est une douleur pour l’univers du football mais aussi pour l’univers du tourisme et de l’hôtellerie. Il décède moins d’un mois après avoir dévoilé les images de son établissement d’appartements-meublés/hôtel  »CAN-HOUSE by Celine Nguemo » qu’il a construit à Dschang dans sa région natale.

Landry Nguemo - 'CAN-HOUSE by Celine Nguemo''

Landry Nguemo, Une carrière sportive bien remplie

Formé à la à l’AS Nancy-Lorraine en France, Nguemo a rapidement intégré les rangs des Lions Indomptables, devenant un élément essentiel de l’équipe nationale entre 2006 et 2014. Avec 42 sélections et 3 buts, il a participé à deux Coupes d’Afrique des Nations (2008 et 2010) ainsi qu’aux Coupes du monde 2010 et 2014. Bien que son palmarès en sélection ne comporte pas de titre majeur, il a fait partie de la génération 2008 qui a atteint la finale de la CAN, une performance remarquable pour les Lions.

Landry Nguemo - 'CAN-HOUSE by Celine Nguemo''
Landry Nguemo. Crédit ; Actufoot

Sur le plan des clubs, Nguemo a connu une carrière prolifique, évoluant notamment aux Girondins de Bordeaux, à l’AS Saint-Étienne et à l’AS Nancy Lorraine en France, avant de s’exiler en Turquie où il a porté les couleurs d’Akhisar Belediyespor et de Konyaspor. Ses qualités techniques, sa lecture du jeu et son engagement sur le terrain en ont fait un joueur respecté et apprécié de ses coéquipiers et des supporters.

La disparition de Landry Nguemo survient un jour après la disparition de Marc-Vivien Foe également joueur de football camerounais.

CAN-HOUSE by Celine Nguemo, un hôtel en hommage à la maman de Landry Nguemo

Le 30 mars 2024, via une publication sur son compte Facebook, Landry Nguemo dévoilait les premières images de son projet hôtelier,   »CAN-HOUSE by Celine Asonmo Nguemo ».  Un établissement d’appartements-meublés/hôtel situé près de la Gare routière de Dschang à l’Ouest-Cameroun baptisé en hommage à sa défunte maman. 

Landry N'guemo (en polo blanc) et Xzafrane (en Pull-Over rouge) à la réception ''CAN-HOUSE by Celine Asonmo Nguemo''.
Landry (en polo blanc) et Xzafrane (en Pull-Over rouge) à la réception  »CAN-HOUSE by Celine Asonmo Nguemo ». Crédit : Can House

« Can House est composé de 09 pièces. Chacune des neuf pièces est dotée de sa propre bibliothèque garnie d’œuvres produites par des auteurs locaux. Le vestibule et les couloirs sont des galeries d’art qui vous content tantôt le Cameroun à coups de pinceaux, tantôt le football à partir de maillots.».https://www.canhouse.net/

Les appartements portent les noms de villages mais aussi des noms de repas. Comme le précise la page Facebook officielle de Can House créée en mai dernier, on peut voir le « studio Atchou » en référence au plat d’« Atchou » ou encore « Taro de à la sauce jaune ». Un repas très consommé dans les régions de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. On y aperçoit également le « Studio Foto-Keleng » en référence au nom du groupement Dschang situé dans la région de l’Ouest.

  • Premium – Appartement : Fontsa-Toula – Mbile – Balefock
  • Confort – Studio spacieux : Fondonera – Atchouazong – Foto-Keleng
  • Standard – Studio moyen : Bafou-Keleng – Bamegwou – Atchou
Crédit : Can House

Le 17 juin dernier, Landry Nguemo avait publié les photos de la visite de Bryan MBEUMO, également joueur camerounais. D’après ces photos, dans tous les couloirs du Can House, il y a des tableaux accrochés au mur qui contiennent des maillots de joueurs de football qui ont marqué Landry. On y aperçoit aussi les différents maillots que l’ancien lion indomptable a portés au cours de son passage au sein de l’équipe nationale entre 2006 et 2014.

Crédit : Can House

Projet de construction d’une salle de sport Landry Nguemo

D’après une publication Facebook de l’humoriste Hector Flandrin qui date du 23 novembre 2023, Landry Nguemo avait pour ambition d’ouvrir une salle de sport. « L’ancien footballeur Landry Nguemo de retour dans sa ville natale de Dschang souhaite ouvrir une salle de sport pour la communauté locale. » avait écrit Hector Flandrin.

Crédit : Sidoine FEUGUI (capture d’écran)

Description de l’établissement sur le site internet officiel de l’établissement.

https://www.canhouse.net/appartements-et-studios-meubles-a-dschang-lexperience-can-house/
Face principal du Can House à la Gare routière de Dschang. Crédit : Sammy Pro

Le texte ci-dessous provient du Site internet officiel du Can House

« Si vous êtes un visiteur, un touriste, ou un originaire en séjour à Dschang, Can House est l’adresse idéale pour un hébergement confortable et raffiné. Situé en plein cœur de cette magnifique ville verte perchée dans les montagnes de l’Ouest-Cameroun, Can House est un établissement d’appartements-meublés/hôtel qui incarne le fruit d’innombrables voyages à travers le monde, offrant à ses hôtes une expérience sophistiquée unique.

Confort et raffinement au rendez-vous

À Can House, nous mettons à votre disposition des studios et des appartements très confortables et raffinés. Chaque logement est équipé d’une cuisine américaine moderne et offre une vue charmante sur la verdure luxuriante de la rivière Lifok. Pour les amateurs de lecture, chaque pièce est dotée de sa propre bibliothèque garnie d’œuvres produites par des auteurs locaux, ajoutant une touche culturelle et intellectuelle à votre séjour.

Un véritable écrin de culture et d’art

L’art et la culture sont au cœur de l’expérience Can House. Le vestibule et les couloirs de notre établissement sont transformés en galeries d’art, présentant des œuvres qui racontent le Cameroun à travers des coups de pinceau vibrants ou des collections de maillots de football emblématiques. Chaque coin de Can House est une invitation à découvrir et à apprécier la richesse culturelle du Cameroun.

Des services pour un séjour idéal

En plus de notre accueil chaleureux, nous vous offrons une gamme complète de services pour rendre votre séjour aussi agréable que possible. Profitez du wifi gratuit, du parking sécurisé, de la smart TV box Wifi, et de la climatisation. Et pour encore plus de confort, nous travaillons actuellement à l’aménagement d’une salle de sport et d’un lounge, afin de parfaire votre expérience à Can House.

Un emplacement idéal et sécurisé

L’accès à Can House est en soi un gage de sécurité. Nous sommes situés sur le trottoir de la nationale N°5, à proximité immédiate d’une pharmacie, d’une boulangerie, et d’une banque, avec la gare routière à quelques pas. Cette situation stratégique vous assure un accès facile aux commodités locales tout en garantissant votre tranquillité.

Une expérience de voyage inoubliable

Avec trois appartements et six studios disponibles, Can House n’est pas simplement un lieu d’hébergement, mais une véritable expérience de voyage. Chaque séjour à Can House est une occasion de découvrir une part du Cameroun, de se plonger dans une ambiance culturelle enrichissante, et de profiter d’un confort inégalé. Offrez-vous ce voyage unique et inoubliable à Can House.

Que vous soyez à Dschang pour le travail, les vacances, ou une visite en famille, choisissez Can House pour un séjour inoubliable. Nous vous attendons avec impatience pour vous offrir le meilleur de l’hospitalité camerounaise.


Ma Saint-Valentin au Park du lac d’Ayene : Un havre de paix en plein développement

Depuis 2023, j’ai adopté une tradition personnelle celle célébrer ma Saint-Valentin le 14 janvier. Chaque année, je m’efforce de découvrir un nouvel endroit qui m’apporte joie et sérénité. Ce dimanche 14 janvier 2024, mon choix s’est porté sur le « Park du lac d’Ayene ». C’est un site touristique en plein développement situé dans le quartier Ayene-Minkoameyos, près de Nkolbisson.

C’est grâce à Afana Nelly que j’ai eu connaissance du Park du lac. Elle a participé quelques activités Voyage en hauteur en 2023 . Elle m’a indiqué qu’il se trouvait dans le quartier Ayene-Minkomeyos. Pour s’y rendre, il faut se diriger au Carrefour MEEC, puis prendre la voiture en direction de Carrefour Ayene. La route est entièrement bitumée. A quelques mètres de ce carrefour se trouve une plaque indiquant « Quartier du lac Brook’s avenue Ayene-Minkoameyos ». C’est avec des écritures vertes sur fond blanc. À cet endroit, on emprunte une route en terre qui nous mène jusqu’au parc d’attraction. Au fur et à mesure qu’on descend on a une vue sur le le Mont Minloa et le lac Minkoameyos. Le point de chute c’est une clôture en construction.

L'entrée du quartier pour aller au Park du lac d'Ayene. Crédit : Sidoine FEUGUI
L’entrée du quartier pour aller au Park du lac d’Ayene. Crédit : Sidoine FEUGUI

Le Park du lac d’Ayene : un site d’attraction en plein développement

Derrière cette clôture se dresse fièrement le Park du lac d’Ayene. Le site est encore en plein développement, mais c’est déjà captivant. Dès la porte d’entrée on a un bel aperçu de ce site. Après avoir franchi la porte d’entrée je tombe sur une fontaine. Elle est au centre d’un vaste jardin divisé en quatre parties distinctes séparées par des allés en pavées. Sur la partie supérieure droite du jardin, un grand arbre offre une ombre apaisante. De l’autre côté, un autre arbre avec une balançoire de fortune accrochée à une branche invite à la détente.

La fontaine au centre d'un vaste jardin. Crédit : Sidoine FEUGUI
La fontaine au centre d’un vaste jardin. Crédit : Sidoine FEUGUI

Sur la partie basse du jardin, à gauche, se trouve une autre balançoire un peu plus moderne. C’est adapté aussi bien aux adultes qu’aux enfants. J’ai eu la chance de rencontrer une jeune femme qui se balançait dessus. J’ai profité de l’occasion pour lui demander de me prendre en photo pendant que je me balançais à mon tour.

Un tour sur la balançoire au Park du lac d'Ayene. Crédit : La fille croisée sur la balançoire
Un tour sur la balançoire au Park du lac d’Ayene. Crédit : La fille croisée sur la balançoire

Des boukarous et un projet de restaurant

En contrebas du jardin, il y a trois boukarous, l’un à l’extrême gauche et les deux autres à l’extrême droite. Au milieu de ces trois boukarous, un espace rectangulaire est en pleine construction. Le propriétaire, que j’ai rencontré sur place, m’a expliqué qu’il s’agit du futur emplacement du restaurant. Il m’a confié que le Park du lac d’Ayene est un projet en gestation depuis près d’un an. Son ambition est de créer un parc de loisirs offrant de nombreuses activités. Entre autres attractions, trampoline et château gonflable pour enfants, balades en pirogue, pêche à la ligne, piscines pour enfants et adultes. C’est aussi des services connexes tels que des randonnées et la location du jardin pour diverses cérémonies. Le Park du lac s’étend sur une superficie d’environ 2020m2. C’est le fruit des investissements sous fond propre d’une famille engagée dans la promotion du tourisme.

Les boukarous pour la restauration. au Park du lac d'Ayene. Crédit : Sidoine FEUGUI
Les boukarous pour la restauration. Crédit : Sidoine FEUGUI

La véritable beauté du site : le jardin au bord du lac Minkoameyos

Instant lecture au bord du Lac Minkoameyos. Crédit : Sidoine FEUGUI
Instant lecture au bord du Lac Minkoameyos. Crédit : Sidoine FEUGUI

La véritable beauté du Park du lac réside dans le deuxième espace vert, situé au bord du lac Minkoameyos. À cet endroit, le terrain est légèrement en pente. Le propriétaire a conçu des surfaces planes où l’on peut s’asseoir autour de tables. L’objectif est de profiter du spectacle visuel offert par le lac en premier plan et le Mont Minloa en arrière-plan. Cet endroit est d’une tranquillité absolue, sans les bruits citadins habituels. Je me suis laissé bercer par la mélodie du vent soufflant sur les eaux du lac. J’en ai profité pour lire mon livre de poche, compagnon fidèle qui m’accompagne partout.

Park du lac d'Ayene.
Sur les berges du lac Minkoameyos. Crédit : Bouquet fillette de 8 ans croisée sur le site

Le Park du lac d’Ayene est véritablement un endroit agréable à vivre. Actuellement, l’accès au site est gratuit en raison des travaux en cours. Mais, le propriétaire m’a informé que le prix d’entrée sera fixé à 1000F une fois les travaux terminés. Je suis heureux d’avoir découvert ce lieu. Je le recommande vivement à tous ceux qui recherchent un havre de paix en pleine nature.

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A lire aussi : Randonneurs, ne gaspillez pas la nature : Gardez vos déchets plastiques avec vous!


Initiation a l’écoresponsabilité, vingt-cinq gestes à adopter

Ce 10 janvier 2024, dans le forum Facebook Parents 2.0, dame ANNE STEPHANIE NDONKO, a fait un exposé captivant sur le thème « INITIATION A L`ECOLOGIE, LES PETITS GESTES QUI SAUVENT ». Cette ‘‘ militante écolo’’, a proposé vingt-cinq geste de l’écoresponsabilité à adopter à adopter à la maison. Avec son autorisation je publie l’intégralité de son exposé sur ce blog.

Mon rêve est de créer un monde ou l’homme est en parfaite harmonie avec la nature.

Anne Stéphanie NDONKO

Qui est Anne Stéphanie DONKO ?

« Je suis ANNE STEPHANIE NDONKO, je me qualifierai de militante écolo, car mon rêve est de créer un monde ou l’homme est en parfaite harmonie avec la nature. Juriste de formation, j’ai étudié le droit international public, et me suis spécialisée en droit de l’environnement et du développement durable. Je suis en fonction actuellement dans une entreprise de recyclage de déchets ou je suis responsable de collecte et RSE, et en même temps présidente d’une association pour la protection et la préservation de l’environnement basée à Douala.

 Anne Stéphanie NDONKO sur le thème « Initiation à l’écoresponsabilité, vingt-cinq gestes à adopter » Crédit : groupe Facebook Parents 2.0
Anne Stéphanie NDONKO Crédit : groupe Facebook Parents 2.0

La responsabilité qui est mienne cet après-midi est de nous entretenir sur le thème INITIATION A L`ECOLOGIE, LES PETITS GESTES QUI SAUVENT. Pour nous amener à l’essentiel, il serait convenable de reformuler comme suit INITIATION A L`ECORESPONSABILITE, LES GESTES A ADOPTER

QU`EST-CE QUE L`ECOLOGIE ?

L’écologie est une science ayant pour objet les relations des êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes) avec leur environnement, ainsi qu’avec les autres êtres vivants.cf dictionnaire.

L’écologie s’intéresse à l’étude des écosystèmes, c’est-à-dire l’ensemble des organismes vivants d’une région, leurs interactions avec leur environnement physique. Cette discipline nous aide à appréhender le fonctionnement des écosystèmes, leur évolution au fil du temps et la manière dont ils sont affectés par leur milieu environnant. Il est donc question de comprendre comment les organismes interagissent entre eux et avec leur milieu, ainsi que les répercussions de ces interactions sur l’ensemble de l’écosystème.

Définitition de l'écologie. Crédit : projetecolo - l’écoresponsabilité
Définitition de l’écologie. Crédit : projetecolo

Les enjeux de cette discipline sont nombreux. Elle aborde les questions tels que la déforestation, la pollution de l’air et de l’eau, des sols ou encore le réchauffement climatique qui présentent des dangers majeurs sur l’environnement et la vie des êtres vivants.

L’écologie permet de comprendre les problèmes liés à l’environnement et de trouver des solutions pour les prévenir ou les atténuer.

Anne Stéphanie NDONKO

Les mouvements écologiques adoptent généralement une démarche qui vise à préserver l’environnement et à réduire les impacts négatifs de l’activité de l’homme sur la planète. Ils mettent de l’emphase sur la nécessite de développer un mode de vie plus durable, permettant de concilier croissance économique et protection de l’environnement. C’est là que nait le concept d’écoresponsabilité

Qu’est-ce que l’écoresponsabilité ?

L’écoresponsabilité est le fait d’adopter des comportements responsables à l’égard de l’environnement, et vise à limiter les impacts de l’activité de l’homme sur l’environnement.

Il est difficile de parler d’écoresponsabilité sans mentionner le développement durable qui est la capacité pour l’homme de satisfaire ses besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures. Cette notion trouve son fondement dans le rapport Brundtland qui marque la prise de conscience générale sur la menace climatique. Il est donc question d’utiliser les ressources avec parsimonie.

Les Objectifs de Développement Durable. Crédit : ONU l’écoresponsabilité
Les Objectifs de Développement Durable. Crédit : ONU

Comment pratiquer l’écoresponsabilité à la maison ?

Il est important de noter que dans son essence même l’écoresponsabilité nous permet d’éviter le gaspillage sous toutes ses formes, et en adoptant ces comportements écoresponsables, vous pouvez contribuer à préserver l’environnement et maintenir l’équilibre au sein de votre foyer.

Les 12 principes de l"écoresponsabilité. Crédit : lespagesvertes
Les 12 principes de l »écoresponsabilité. Crédit : lespagesvertes

Voici quelques comportements écoresponsables à adopter à la maison :

A-Réduire la consommation d’énergie:

  • Éteindre les lumières lorsque vous quittez une pièce.
  • Utiliser des ampoules à basse consommation d’énergie.
  • Éviter les appareils électriques en veille et débrancher ceux qui ne sont pas utilisés.
  • Utiliser des rideaux pour réguler la température ambiante de votre maison.

B- Économiser l’eau :

  • Réparer les fuites d’eau rapidement.
  • Collecter l’eau de pluie pour arroser les plantes.
  • Utiliser un saut pour votre bain.
  • Ne pas laisser couler l’eau pendant toute la durée du bain
  • Recueillir de l’eau dans un récipient pendant que vous faites la vaisselle….
C– Réduire les déchets :
  • Privilégier les produits avec le moins d’emballages possible.
  • Favoriser l’utilisation de produits réutilisables plutôt que jetables (bouteilles d’eau, sacs en plastique, etc.).
  • Toujours aller au marché ou au supermarché avec un sac réutilisable de préférence.
  • Séparer vos ordures et les jeter dans un bac à ordures.
  • Réutiliser ce qui est réutilisable, notamment les flacons qui peuvent servir pour stocker des vivres, de l’eau…
  • Recycler ce que vous pouvez recycler, en fabriquant par exemple des objets d’art…exemple, avec une bouteille de vin vide on peut faire un joli pot de fleur
  • Composter les déchets organiques au lieu de les jeter. C’est une technique de recyclage qui vous permet de réutiliser vos déchets organiques pour fertiliser les plantes.
D- Utiliser des produits écologiques :
  • Opter pour des produits de nettoyage et des produits cosmétiques respectueux de l’environnement. C`est souvent mentionne sur l’étiquette.
  • Limiter l’utilisation de produits chimiques nocifs.

E- Favoriser une alimentation durable :

  • Consommer des produits biologiques et locaux lorsque possible.
  • Réduire la consommation de viande et privilégier les sources de protéines durables contenues dans les fruits et legumes.
  • Réduire le gaspillage alimentaire en planifiant les repas et en utilisant les restes.

F- Favoriser la biodiversité :

  • Planter des arbres, des fleurs et des plantes indigènes dans votre jardin.
  • Éviter l’utilisation de pesticides et privilégier des alternatives écologiques.
Le principe du tri de déchets. Crédit : Mairie de Mont-Arance-Gouze-Lendresse

NB Cette liste n’est pas exhaustive, elle est juste indicative

Quels sont les conséquences ?

L’adoption de geste écoresponsables est salutaire pour le ménage, avec pour seule conséquence négative d’influencer nos habitudes et d’être un peu contraignante sachant que notre société nous impose des modes de consommation qui évoluent avec notre statut social.

Stratégie pour changer ses hbaitudes. Crédit : Psychologie Holistique

Il est parfois compliqué et contraignant de s’imposer d’acheter un shopping bag et de le trainer à chaque fois qu’on va faire des courses alors que vous avez les moyens de vous acheter un emballage plastique à chaque fois que vous passez dans un supermarché.

Comment l’inculquer aux enfants à la maison?

Les Eco gestes se transmettent facilement aux enfants quand nous en faisons un style de vie. Les enfants ont la particularité de prendre la forme que nous leur donnons. Il faut alors adopter les comportements écoresponsables pour mieux les transmettre aux enfants.

De manière plus pratique faire de petits ateliers de recyclage avec les enfants peuvent être intéressants.
Exposé présenté dans le groupe facebook Parents 2.0

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