FOCGO FEUGUI Sidoine

Dao Dao Sony et sa Grande première théâtrale qui déchire !

Sonia Kanse connue sous le nom d’artiste de Dao Dao Sony est une humoriste, actrice et comédienne. Le jeudi 10 avril 25 elle a présenté au public de l’institut français de Yaoundé sa toute première scène théâtrale. Cette Grande première du spectacle « feu mon mari » est le résultat d’une résidence de création sous la direction artistique du Dr. Annie Tchawack. Elle a offert une prestation mémorable si je m’en tiens à la multitude de commentaires positifs qui ont inondé la toile depuis lors. Je n’étais pas présent pour des raisons économiques, même comme l’entrée gratuite. Pour lui faire honneur, j’ai décidé de faire un morceau choisi des commentaires qui m’ont fait vivre le spectacle comme si j’y étais.

Le décor est planté avec ce résumé de Metamorphosis Espace Culturel Yaoundé!

 » FEU MON MARI  » est un Monodrame dans lequel, Marie, Une Jeune Femme Emprisonnée Remonte le Fil de sa Vie: ~De l’Orphelinat où Elle Fut Éduquée par des Soeurs, à Sa Vie Conjugale Étriquée, Sous l’Emprise d’un Mari Âgé , Tyrannique , Jusqu’au Début de sa Libération par… l’Acte de Peindre ; Elle Raconte Comment la Peinture lui a Permis de Se Libérer…

Metamorphosis Espace Culturel Yaoundé

Ouverture de rideau avec ce compte rendu fidèle de Le Botswangais !

« Sonia Kanse aka Dao Dao Sony : seule en scène, mais habitée par mille vies

Le rideau s’est levé sur une scène vide de l’ #IFCameroun .

Pas de décor flamboyant, pas de partenaire pour relancer la réplique.

Juste une lumière tamisée, un silence pesant, et elle : Sonia Kanse.

Pour sa toute première apparition sur les planches, la jeune comédienne a relevé un défi que même des acteurs aguerris redoutent : un monologue. E
lle est seule face au public. Seule face au texte. Seule avec elle-même.

Une maîtrise du souffle et du rythme

Dès les premières secondes, Sonia a capté l’attention. Grâce à une diction précise, un souffle maîtrisé et une voix bien placée, elle a su projeter ses émotions sans jamais forcer. Le phrasé, soutenu par des silences pleins, laissait place à la tension dramatique, à l’émotion brute.

Son rythme intérieur, travaillé durant le travail de table, a permis à son interprétation de ne jamais faiblir. Le public, suspendu à ses mots, sentait chaque montée, chaque rupture, chaque point de bascule du texte.

Une présence scénique magnétique

Sur ce plateau nu, Sonia occupait tout l’espace, non par des déplacements inutiles, mais par une énergie scénique palpable. Elle a fait du moindre regard, du plus léger geste, un langage à part entière.

Son corps engagé, ancré dans le sol, traduisait autant que ses mots les tourments intérieurs du personnage. Elle jouait avec l’ombre et la lumière, domptant les contre-jours, s’appuyant sur chaque lumière rasante pour souligner la fragilité ou la force.

Une écoute du silence

Ce qui frappe, chez Sonia, c’est cette capacité à écouter le silence. Dans un monologue, le risque est grand de s’écouter parler. Elle, au contraire, laissait respirer chaque phrase. Elle écoutait le plateau, écoutait la salle, écoutait même les silences entre ses mots, donnant au texte une profondeur rare.

Un public conquis, une vocation révélée

Lorsque le noir salle est tombé, un battement de cœur semblait relier chaque spectateur. Puis l’explosion : une ovation spontanée, sincère, vibrante. Sonia Kanse venait de réussir ce que beaucoup rêvent sans jamais oser : porter seule, avec vérité et puissance, une parole théâtrale de bout en bout.

Ce soir, une actrice est née.

Pas une étoile filante, mais un feu intérieur, nourri de travail, de sensibilité et d’une intuition scénique précieuse.

Bravo l’artiste

Le Botswangais  
Sonia Kanse AKA Dao Dao Sony
Dao Dao Sony sur la scène. Crédit : Paul-Marie MALA

Entracte avec ce texte d’un média spécialisé dans le Théâtre Jeunes Kamer

La jeune comédienne Dao Dao Sony était juste magistrale sur la scène de l’IFC de Yaoundé.
Qui dit le contraire?

Elle a presté un monologue sur scène, et c’était un moment de pure magie. Avec une présence et une confiance en elle-même. #Dao_Dao_Sony a captivé l’audience avec sa voix, ses gestes et son énergie. Elle a tissé un fil invisible entre elle et le public, faisant pleurer certains et réfléchir d’autres.

Sa prestation a été un véritable tour de force, qui a laissé tout le monde émerveillé. Elle a joué avec une intensité et une passion qui ont illuminé la scène et ont fait de chaque spectateur un témoin privilégié de son talent.

Belle façon dont elle a utilisé son corps, sa voix et son imagination pour nous transporter dans un monde de rêve et de réalité. C’était une expérience unique et inoubliable qui nous a laissé tous avec un sentiment de joie et de gratitude.

Félicitations à Dao Dao Sony pour cette prestation exceptionnelle. Nous avons hâte de vous revoir sur scène.

Théâtre Jeunes Kamer
Sonia Kanse AKA Dao Dao Sony
Dao Dao Sony sur la scène. Crédit : Paul-Marie MALA

Fermeture de rideau avec ce message de l’amoureux de Sonia Kanse aka Dao Dao Sony

« Je suis fière de toi. Depuis là je ne cesse de lire les échos sur ton one woman show. Bravo, bravo, bravo encore. C’est bien de prendre des risques et tu as pris un beau risque…en théâtre. Étant moi même issue du théâtre je sais qu’un solo c’est encore plus difficile. Tu as l’impression d’être seule. Je voulais aussi te dire merci de garder cette rage de vaincre. C’est elle qui te hissera sans doutes au sommet, car tu es en compétition avec toi et toi désormais. Tu as franchi une limite. Quelle autre limite tu compte franchir à présent ? A toi de voir mon bébé 🥰 »

Message anonyme publié sur la page de Dao Dao Sony

Chembifon Dibue Muna a fait quelques extraits vidéo de ce spectacle. Clémence DN quant à elle, a dévoilé « les prochaines dates👉🏾 21 et 22 Mai 2025 au Conservatoire Jalmik sis à Ekoudoum ». Cette fois-là je serais présent.

Comment terminer ce billet sans mentionner les mots de l’artiste Dao Dao Sony

« •• mes SOLD’ART ••
Je suis fière de toi…
J’ai tellement de messages comme ça.


Mais, moi, JE SUIS FIÈRE de vous TOUS .
Sans exceptions, que vous soyez sûr les photos ou PAS

J’ai aimé votre énergie, vos réactions, vos ovations
Oooooooooooooor pour une 1ere avec cette pluie c’est une RENAISSANCE
MERCI
»

Dao Dao Sony
Dao Dao Sony entouré du public.
Dao Dao Sony entouré du public. Crédit : Paul-Marie Mala

A lire aussi : Embarquez pour un voyage slam poétique avec Karolyn Kouakap


Embarquez pour un voyage slam poétique avec Karolyn Kouakap

Dans un éclat de mots et de rêves, Karolyn Kouakap s’élève tel un oiseau poétique, dévoilant son âme à travers le slam. En 2025, elle célèbre dix années de carrière littéraire, une décennie riche en engagements et en voyages à travers le Cameroun. Ses multiples voyages ne sont pas seulement des découvertes géographiques, mais aussi des sources d’inspiration poétique. Guerrière des mots, ses vers, empreints de lumière et d’ombre, tracent des chemins qui unissent les cœurs. Voici l’histoire d’une slameuse, d’une poétesse, d’une voyageuse, dont les mots résonnent comme des échos des maux.

Karolyn Kouakap à la Rencontre Touristique et Artistique d'Akono 2024
Karolyn Kouakap à la Rencontre Touristique et Artistique d’Akono 2024

Voyage en hauteur : Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Karolyn (Caroline) Kouakap, poète et slameuse, auteure de trois recueils de textes à savoir : Cogito, publié chez Edilivre Paris en 2015 ; D’amour et d’espoir, publié à Lupeppo Yaoundé en 2024 ; et Celle qui vient de mars, publié dans Mozaïk 9, International Magazine of the Indian Ocean jan|fev|mars 2023, p. 337.

Dans le premier recueil, je me veux rationnelle et j’aborde logiquement quelques problèmes et questions existentiels.
Dans le deuxième, je me veux émotionnelle : je me mets à nu et me livre dans toute la sensibilité qui est mienne.
Et dans le troisième, je me fais militante pour plus d’égalité, pour qu’au-delà du genre humain, on parle davantage d’humanité.

Je suis une guerrière des mots, un soldat de la slam’Armée, une femme forte à l’âme sensible et rebelle qui, sans faille et sans flemme, s’enflamme contre les maux ; mots contre maux.

''D'amour et d'espoir'', ''Cogito'' et  Celle qui vient de mars, les amours de Karolyn Kouakap, prennent du bon temps sur la plage de Kribi. Crédit : Karolyn Kouakap

Voyage en hauteur : Dites-nous c’est quoi le SLAM ?

« Slam » veut dire « claquer » en anglais. Le slam est apparu en 1980 à Chicago. Le slam est une discipline oscillant entre poésie et performance théâtrale. C’est un espace de libre expression, où le slameur/la slameuse offre au public un texte de sa composition, dont le thème, le fonds et la forme sont complètement libres et se construisent au fur et en mesure de l’évolution.

Voyage en hauteur : Raconte-nous ta rencontre avec le slam.

Ça commence toujours par des rêveries, des petites balades sentimentales, ces belles phrases qu’on écrit tout simplement pour exprimer un vœu à un ami. Jusqu’au jour où, en plus de cela, on commence à écrire pour parler de la vie, célébrer ses beautés et dénoncer ce qui nous ennuie. Ainsi, depuis la fleur de l’âge, la poésie m’a choisie ; de ce fait, je l’ai dans la peau, je l’ai dans le cœur, au bout de mes doigts et sur mes lèvres… En effet, chaque mot résonne en moi, comme une mélodie douce qui ne demande qu’à s’épanouir.

 »Elles », premier single de Karolyn Kouakap, en spectacle live au festival Plurielles 2020

Voyage en hauteur : Que représente le slam pour Karolyn Kouakap ?

Plus qu’une passion, j’ai trouvé dans le slam des raisons de donner plus de sens à ma vie.
Sans lui, je m’ennuie ; avec lui, je survis.
Face aux vicissitudes de la vie, j’y ai trouvé la force.
Quand tout allait mal, il était là.

Face aux pires déceptions, il a posé sa main sur mon épaule et m’a dit : « Ça ira ».
Et là, j’ai été séduite, conquise et convaincue qu’il n’est plus possible de vivre sans lui.
Il est ce condiment qui donne de la saveur à ma vie.

Voyage en hauteur : Est-ce que le slam au Cameroun nourrit ses artistes ?

Pas encore (rires).

Voyage en hauteur : comment le slam peut contribuer à la promotion de la destination Cameroun ?

Je suis Caroline Kouakap, originaire d’un village dans le Ndé qu’on appelle Bangoua
Mais je vis depuis toujours à N’gola
J’ai été dans la Menoua où j’ai visité les chuttes de Toulah
Et le Palais du Roi Bamoun , ohh ça s’était dans le Noun

J’ai été à Nkongsamba à Melong plus précisément
On y retrouve des ressortissants de divers villages de la région du soleil couchant
Ils cohabitent paisiblement avec les originaires des lieux,
ceux là même qu’on appelle les Mbo’o

J’ai été à Mapubi, à Logbi’i, à Ngwei
Des villages situés entre Puma et Edéa
Là bas, je me suis gavée de macabo plaintain, de poisson d’eau douce accompagné de vin blanc
Sur les collines d’Elat je me suis recueillies
A nsimalen, à Mva’a, en la Cathégrale saint Joseph de Kribi ⛪ aussi…

Sur mon chemin j’ai rencontré pas mal de monde ️👱🏽‍♂️🧑🏾👩🏾‍🦱
Des personnes d’ici et d’ailleurs qui m’ont fait découvrir leur petit monde
En fille de la patrie 🇨🇲 j’ai aimé chaque univers

Alors je rends hommage à cette diversité si chère à notre terre

Karolyn Kouakap Au Lac Mystique du Mont Mbapit
Au Lac Mystique du Mont Mbapit

Quoi de mieux que ce texte de slam pour mettre en évidence la contribution du slam à la promotion de la destination Cameroun ?

À lire aussi : Découvrez Kribi à travers le roman policier « Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng » de Lois Irène Nwaha

Voyage en hauteur : Présidente du CLIJEC, Karolyn Kouakap a initié la randonnée poétique dont la première édition s’est tenue au Mont Kalekum. Pourquoi cette initiative ?

Avec la randonnée, le poète vit littéralement dans les airs. Ce qui est captivant depuis ces hauteurs, c’est le vent de la liberté, la légèreté de la vie, le temps qui s’arrête l’instant d’une déclamation, le souffle des hommes et femmes qui s’unissent dans le mot poème…

Karolyn Koukap au sommet du Mont Kalekum pour une escapade poétique le 13 août 2023 qui porte deux plumes, celle du CLIJEC (Emerging Writers) et celle de Voyage en hauteur .
Karolyn Koukap au sommet du Mont Kalekum pour une escapade poétique le 13 août 2023 qui porte deux plumes, celle du CLIJEC (Emerging Writers) et celle de Voyage en hauteur.

Voyage en hauteur : Parle-nous de tes origines.

L'histoire raconte que c'est à Bangoulap qu'il faut chercher mes origines lointaines.
Mon arrière-arrière-grand-père serait parti de Bangoulap pour s'installer à Bangoua.
De Bangoua aux différents villages du Centre, Sud, Littoral, mes pères ont dû quitter leur terre, chassés par le maquis...
Loin de chez eux, ils ont erré, faisant de nous des éloignés, déplacés, déracinés...

Voyage en hauteur : En 2025 Karolyn Kouakap célèbre 10 années de carrière littéraire. Un évènement en perspective ?

Pour le 10e anniversaire de la publication de mon tout premier recueil de poèmes Cogito, nous comptons organiser une série d’activités de mai à juillet 2025.

Au programme

  • Causeries Littéraires et Artistiques (CALIED) avec les élèves des établissements scolaires
  • Rencontres avec les jeunes des foyers
  • Rencontres virtuelles
  • Rencontre spectacle
  • Escapade poétique

Si tu es intéressé par l’une de ces activités, joins-toi à nous pour qu’ensemble, nous puissions rendre cela possible.

Ta contribution de toute nature est attendue. Merci !


Découvrez Kribi à travers le roman policier « Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng » de Lois Irène Nwaha

Lois Irène Nwaha, auteure du roman policier Brigade 14: L’affaire Cathy Nkeng, était à l’honneur de l’acte premier du Kalahari’s BOOK CLUB. Ce rendez-vous littéraire qu’ont organisé La Cène Littéraire et Acolitte s’est tenu le samedi 30 mars 2025 à la maison du café à Yaoundé. « Un moment d’une richesse soutenue où les acteurs du Livre et des clients réguliers du lieu ont non seulement participé aux échanges, mais sont aussi repartis avec des exemplaires. » En guise de dédicace de mon exemplaire, Lois Irène Nwaha m’a accordé cet entretien.

Lois Irène Nwaha (autrice) et Ngoan Beti  (promotrice du Kalahari's BOOK CLUB). Crédit : Kalahari's BOOK CLUB
Lois Irène Nwaha (autrice) et Ngoan Beti (promotrice du Kalahari’s BOOK CLUB). Crédit : Kalahari’s BOOK CLUB

Voyage en hauteur : Quelle est l’intrigue du roman Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng ?

Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng est un polar qui s’ouvre dès les premières pages sur la découverte étonnante du corps sans vie de Cathy Nkeng. C’est une jeune femme célèbre de par sa couronne de miss Cameroun mais surtout, elle va de frasque en frasque. Son inséparable copine et elle n’ont jamais eu peur de tirer sur tout ce qui bouge, bien que cela ait conduit parfois à des situations dramatiques.

La fin tragique de Cathy Nkeng éveille, plus que d’habitude, la curiosité de l’opinion générale, car la scène de crime sort complètement de l’ordinaire. Pour les plus superstitieux, les « mami water », ces sirènes légendaires, auraient décidé d’en découdre avec Cathy. Mais, les gendarmes de la Brigade de Kribi 2eme découvrent des éléments qui laissent à penser qu’il s’agit d’un assassinat commis par un individu proche de la victime. Il ne leur reste alors qu’à éliminer un à un les suspects qui ont tous quelque chose à cacher.

Argent, Sexe, Trahison, Illusion, Trafique d’arme, Manipulation… Voilà autant de mobiles qu’il faudra analyser afin de mettre la main sur notre coupable.

Vous pouvez obtenir votre exemplaire auprès de la Maison d’édition Tila Africa  ou sur Amazon ou alors sur Youscribe.

Voyage en hauteur : Pourquoi le roman est-il axé sur la ville de Kribi ?

Le roman est axé sur la ville de Kribi parce que j’y ai résidé pendant de nombreuses années, et j’y réside encore. J’apprécie les populations et leurs cultures, et je voulais partager une autre vision de cette ville avec le monde. En effet, les gens ne la perçoivent souvent que comme un lieu touristique. Je souhaitais vraiment montrer un autre aspect de cette ville tout en dénonçant certaines lacunes de la société.

Voyage en hauteur : D’après vous, qu’est-ce qui fait la particularité de la ville de Kribi ?

Ce qui fait la particularité de la ville de Kribi, c’est d’abord sa plage et son paysage panoramique magnifique. Ensuite, il y a le poisson Ebandjéa et le mystère autour des sirènes. C’est une ville qui offre plus que cela aujourd’hui, car elle n’est pas seulement un pôle touristique, mais également un pôle économique où de plus en plus d’entreprises s’installent. Pour moi, c’est un futur Douala qui est en train de se créer.

Voyage en hauteur : Quel est le processus d’écriture de ce livre ?

Le livre s’est écrit pratiquement sur deux ans. Dans un premier temps, j’ai simplement écrit le roman sans grande conviction, simplement pour m’amuser. Ensuite, après avoir rencontré des correcteurs et des relecteurs, j’ai suivi des ateliers d’écriture durant lesquels nous avons approfondi les personnages. Nous avons également rencontré des professionnels des enquêtes pour que la manière de réaliser une enquête criminelle soit la plus proche de notre réalité. C’était justement l’objectif de ce livre : montrer une enquête criminelle camerounaise, expliquer comment elle est menée, dirigée et comment elle aboutit. Il a donc fallu deux ans pour produire ce livre.

À lire aussi : L’Afrique et l’intelligence artificielle : un appel à l’innovation locale un livre de Joel Parfait Kuate

Voyage en hauteur : Comment votre livre peut-il œuvrer à la promotion de la destination Cameroun ?

Mon livre parle d’une ville touristique. Il invite le lecteur à découvrir la culture et les langues, car on y trouve des expressions en langue Batanga, en francanglais, et en bulu. C’est vraiment un voyage dans la culture camerounaise, et plus encore, dans la culture des peuples de Kribi. D’ailleurs, la première de couverture met en avant la belle plage de Kribi.

La première de couverture du roman « Brigade 14: L'affaire Cathy Nkeng» met en avant la belle plage de Kribi. Crédit : Kalahari's BOOK CLUB.
La première de couverture du roman Brigade 14: L’affaire Cathy Nkeng met en avant la belle plage de Kribi. Crédit : Kalahari’s BOOK CLUB.

Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng c’est l’intrigue surprenante, l’humour décoiffant, l’écriture fluide, un sens de la description pointue et une véritable immersion dans la cité balnéaire de Kribi. »

AbeeNdjeya

Voyage en hauteur : Quelle est votre meilleure destination ?

Maroua ! J’y suis allée une fois et j’ai adoré son immensité. On a l’impression que la ville ne finit jamais, ce qui m’a plu. J’aime l’accueil et les populations. Maroua fait partie de mes destinations préférées quand je veux vraiment écrire ou me ressourcer.

Voyage en hauteur : En un mot, faites un pitch pour convaincre un passionné de tourisme d’acheter votre roman.

Si tu veux voyager et découvrir une destination originale, L’affaire Cathy Keng te permettra d’y arriver sans bouger de ton siège.


Quand monsieur refuse de taper sur madame

Par une nuit sans lune, un homme a fait un choix. Celui de ne pas devenir un bourreau. Celui de rester un humain. Celui d’éviter la violence. C’est le cas chez mon voisin, un homme que je vais appeler Jean. Jean est un homme comme tant d’autres, mais cette nuit-là, il est devenu le héros d’une histoire qu’il aurait pu regretter.

Une nuit, des cris, et un silence habité

Il était un peu plus de deux heures du matin quand les premières insultes ont claqué, comme des gifles dans l’air humide du quartier. Les murs tremblaient, et dans mon lit, j’ai tendu l’oreille. Ce n’était pas la première fois que mon voisin Jean, un homme d’une quarantaine d’années, fort de stature mais discret de nature, traversait une tempête conjugale. Mais cette nuit-là, la voix qui dominait n’était pas la sienne.

Agnès, sa femme, la trentaine vive, moins imposante, mais chargée de colère, l’accablait de mots plus tranchants qu’un couteau. « Espèce de bon à rien ! », « Tu n’es qu’un lâche ! », criait-elle. Des mots qui n’avaient qu’un seul but : le pousser à la faute. L’inciter à lever la main. À répondre à la violence verbale par la violence physique. À devenir ce que tant d’hommes sont devenus dans l’ombre : des oppresseurs.

Mais lui, non.

violence A dramatic scene in a dimly lit living room at night, showcasing an African woman with an intense expression, furiously shouting at her husband. The husband, a Black man, appears visibly agitated and overwhelmed by the situation. The room is decorated with typical home furnishings, and shadows play across the walls, adding to the tension of the moment. The atmosphere is charged with emotion, highlighting the conflict between the couple.
Scène de dispute conjugale générée par l’IA Assistant

Le choix du souffle… pas du coup

Il aurait pu, il en avait la force. Il en avait les raisons. Mais il n’en avait pas le droit — ni moralement, ni humainement. Alors il a fait quelque chose de grand. Il a mis ses clés dans sa poche, a ouvert la porte, et est sorti. Pieds nus. Sans dire un mot. Comme on fuit un incendie pour éviter d’y laisser son âme.

Le vent frais de la nuit a effacé les cris. Il a marché. Longtemps. Jusqu’à ce que son cœur cesse de tambouriner contre sa poitrine. Jusqu’à ce que ses poings, serrés d’émotion, retrouvent leur calme.

Le matin, le conseil… et la décision

À l’aube, pendant que le soleil se levait timidement sur notre quartier encore endormi, il a convoqué le conseil de famille. Pas pour se plaindre. Pas pour pleurer. Mais pour poser un acte. Un acte de dignité.

Il a choisi de répudier sa femme, non pas dans l’humiliation, mais dans la protection. Pour lui, pour elle, pour leurs enfants. Pour que la violence ne devienne pas leur quotidien. Afin que l’exemple reste celui d’un homme qui maîtrise ses émotions, qui refuse de frapper, même quand tout l’y pousse.

Monsieur n’a pas tapé madame, et c’est ça l’héroïsme

Ce récit n’est pas une fable. C’est une réalité. Une leçon. Une chronique d’humanité dans un monde trop souvent aveuglé par la colère.

Car la violence conjugale ne commence pas toujours par un coup. Mais elle commence toujours par un choix. Et cette nuit-là, mon voisin a choisi le respect de soi. Il a choisi la paix. Il a choisi l’exemple.

Lancement d'un numéro national pour les auteurs de violences conjugales -  Violence faites aux femmes - Droits des femmes et à l' égalité - Actions  de l'État - Les services de l'État
Arrêtons les violences

Apprendre à gérer les conflits sans violence

À vous, les hommes, qui parfois sentez la colère monter comme un torrent. Souvenez-vous de cette histoire. Souvenez-vous qu’il y a d’autres chemins que la brutalité. Voici quelques clés :

  • Sortez. Littéralement. Quittez la pièce. Allez marcher.
  • Respirez lentement, profondément. Reprenez contact avec vous-même.
  • Appelez un proche. Parlez, sans honte. Vous n’êtes pas seul.
  • Écrivez ce que vous ressentez. Les mots calment quand les coups blessent.
  • Demandez de l’aide professionnelle. La thérapie n’est pas une faiblesse, c’est une sagesse.

Une société sans violence commence à la maison

Ce billet est une invitation. À repenser la virilité, à valoriser la maîtrise de soi, à transformer la colère en dialogue, le tumulte en silence habité.

Parce qu’un homme qui ne tape pas sa femme n’est pas faible. Il est fort. Fort d’un courage nouveau. Fort d’une humanité retrouvée.

À lire, à partager, à méditer.

À lire aussi : Chronique d’une randonnée inclusive au Mont Messa


Chronique d’une randonnée inclusive au Mont Messa

Le samedi 29 mars 2025, l’aube s’est levée sur Yaoundé avec un souffle d’espoir et d’aventure. Un souffle qui, ce jour-là, allait guider mes pas et ceux d’une vingtaine de compagnons vers les hauteurs du Mont Messa. Une randonnée ? Oui. Mais pas n’importe laquelle. Une randonnée inclusive, dans le cadre de la troisième édition des Diversity Days, un événement qui célèbre le public handicapé, et qui, cette année, a choisi pour thème : « Le sport inclusif : un levier pour le bien-être et le lien social ».

Une ascension, trois étapes, une seule direction : le sommet

Nous étions vingt, voyants, malvoyants, non-voyants, réunis dans une même dynamique : celle du partage, du dépassement, de la découverte. Le Mont Messa, d’une altitude d’environ 1015 mètres, n’était pas seulement notre destination. Il était notre terrain d’union.

La randonnée inclusive s’est déroulée en trois étapes, chacune comme une métaphore de la vie, avec ses obstacles, ses beautés cachées, ses surprises.

Randonnée inclusive au mont Messa avec DV Lancez-vous et Voyage en hauteur
Nous étions vingt, valides, malvoyants, non-voyants, réunis dans une même dynamique. Crédit : Favour Nkaimbi

Étape 1 : Les ruines, la mémoire, et les histoires

Nous avons débuté par la traversée des ruines de l’ancienne carrière qui a donné son nom au quartier : Messa Carrière. J’ai pris quelques instants pour raconter à mes compagnons l’histoire du lieu. En langue Ewondo, Messa est le pluriel de Assa, le prunier. Ces collines abritaient autrefois la société Dragages-Cameroun, exploitant intensément ses flancs jusqu’en 1984. Aujourd’hui, un énorme trou béant, vestige de cette activité, raconte silencieusement le passé industriel de la colline.

Randonnée inclusive au mont Messa avec DV Lancez-vous et Voyage en hauteur
Le Mont Messa abritait autrefois la société Dragages-Cameroun qui exploité la carrière jusqu’en 1984. Crédit : Favour Nkaimbi

Ce décor, à la fois brut et chargé d’histoire, a éveillé chez nos participants une attention particulière. Les malvoyants sentaient les variations du sol sous leurs pieds. Là où nous voyons, ils ressentent.

Étape 2 : Le souffle des champs

Puis, nous avons entamé la montée entre les champs de maïs, sur une route en terre dégagée. Le soleil déjà haut jetait ses rayons sur les jeunes pousses, et l’air, bien que chaud, portait une promesse de renouveau. C’est ici que la randonnée a commencé à faire parler les corps. Les muscles se sont tendus, les souffles raccourcis, mais les cœurs, eux, battaient en harmonie.

Angello Gangoum, non-voyant à Yaoundé, m’a confié : « Le défi que la randonnée représente pour le déficient visuel est qu’elle lui permet de percevoir les choses, notamment l’obstacle qui se dresse devant lui. Il y a ce qu’on appelle la proprioception : cette faculté à ressentir la difficulté, à ressentir les obstacles. C’est un défi ! »

Sidoine FEUGU (en lunette) et Angello gangoum au sommet du Mont Messa. Crédit : Mr Derrick
Sidoine FEUGU (en lunette) et Angello gangoum au sommet du Mont Messa. Crédit : Favour Nkaimbi

La proprioception, ce sens que l’on oublie souvent, prend ici toute son ampleur. Pour ceux qui ne voient pas, marcher, grimper, s’orienter, c’est une bataille silencieuse, mais aussi une victoire sensorielle.

Étape 3 : La broussaille et l’arbre tombé

La dernière partie fut la plus acrobatique. Une piste étroite, envahie par la broussaille, nous a obligés à nous courber pour franchir un arbre couché, comme un gardien naturel de la cime. Ce moment, presque symbolique, a provoqué des rires, des encouragements, des mains tendues. L’inclusion, ici, n’était plus un concept. C’était un acte.

Randonnée inclusive au mont Messa avec DV Lancez-vous et Voyage en hauteur
Une piste étroite, envahie par la broussaille, nous a obligés à nous courber pour franchir un arbre couché. Crédit : Favour Nkaimbi

Et puis, soudain, le sommet.

Au sommet : le souffle du lien

Le Mont Messa s’est offert à nous, magnifique, majestueux. De là-haut, une vue panoramique sur Yaoundé, et un vent frais comme une récompense. Nous avons respiré. Longuement. Profondément. Ensemble.

Le Mont Messa s’est offert à nous, magnifique, majestueux. De là-haut, une vue panoramique sur Yaoundé. Crédit ! Mr Derrick
Le Mont Messa s’est offert à nous, magnifique, majestueux. De là-haut, une vue panoramique sur Yaoundé. Crédit ! Favour Nkaimbi

Lucrese Raissa Ngansop Fobasso, déficiente visuelle et participant ainsi à sa deuxième randonnée, s’est exprimée avec une énergie communicative : « C’est relax, ça relaxe. C’est vrai que pour monter, ce n’est pas facile, mais on se bat du mieux qu’on peut et ça fait du bien. »

Lucrese Raissa Ngansop Fobasso, déficiente visuelle et participant ainsi à sa deuxième randonnée,
Lucrese Raissa Ngansop Fobasso, déficiente visuelle et participant ainsi à sa deuxième randonnée. Crédit : Favour Nkaimbi

Un jeu de groupe a éclaté. Des rires ont fusé, des voix se sont élevées, et dans cet instant suspendu, les barrières ont fondu. Il n’y avait plus de valides ou de non-voyants. Il n’y avait que des êtres humains, unis par l’effort, la nature, et la joie.

Elthon Djeutcha, journaliste et participant voyant, a résumé avec justesse ce que chacun ressentait : « J’avais un peu l’air stressé le matin. Arrivé au sommet, je suis comme requinqué, comme revigoré… J’ai écouté le son de la nature, c’est apaisant ».

Elthon Djeutcha
Elthon Djeutcha (en afritude blanc) et Favour Nkaimbi (le photographe)

La randonnée inclusive plus qu’un sport, une école de vie

La randonnée, pour les déficients visuels, est bien plus qu’un exercice physique. C’est un entraînement à la vie elle-même. La randonnée inclusive développe l’équilibre, la kinesthésie, la conscience de l’espace. Elle réveille le corps et l’esprit. Elle redonne confiance.

Yves Wansi, malvoyant et organisateur des Diversity Days, nous rappelle : « La randonnée est importante pour le handicapé visuel parce qu’elle développe plusieurs éléments essentiels, notamment la proprioception, l’équilibre, la kinesthésie, l’espace ».

Yves Wansi, malvoyant et organisateur des Diversity Days. Crédit : Favour Nkaimbi
Yves Wansi, malvoyant et organisateur des Diversity Days. Crédit : Favour Nkaimbi

Son engagement est admirable. Il a fait des Diversity Days un lieu de rencontre, de courage et de fraternité. Outre la randonnée, Yves a mis en valeur les handisports le vendredi 28 mars avec sept disciplines à l’ordre du jour : Cécifoot, Basket-fauteuil, Tennis-fauteuil, Goalball, Taekwondo et Mouv and speak. 

Une leçon d’humanité

Je suis redescendu du Mont Messa plus léger. Non pas parce que la pente était plus douce à la descente, mais parce que mon cœur était rempli. Rempli de voix, de rires, de mains serrées. Rempli d’une certitude : la nature est un lieu de guérison, de lien, et d’égalité.

La randonnée inclusive n’est pas qu’un sport. C’est une école d’humanité, un pont entre les différences. C’est la preuve que, même sans voir, on peut aller loin. Très loin. Jusqu’au sommet.

Le guide, c'est moi, Sidoine FEUGUI, disposé à vous conduire sur toutes les sept collines de Yaoundé. Juste un message WhatsApp et ensemble nous allons faire un Voyage en hauteur.
Le guide, c’est moi, Sidoine FEUGUI, disposé à vous conduire sur toutes les sept collines de Yaoundé. Juste un message WhatsApp et ensemble nous allons faire un Voyage en hauteur.

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À refaire ? Évidemment. À partager ? Absolument. À vivre ? Incontournablement.

Au Mont Messa, ce 29 mars 2025, nous avons gravi bien plus qu’une colline. Nous avons gravi les murs invisibles de l’exclusion. Et au sommet, nous avons trouvé l’essentiel : l’autre.


Audrey IKOUM ne peut oublier la randonnée au Mont Minloa avec le Club Communication

Audrey IKOUM est l’actuelle présidente du Club Communication de l’Université de Yaoundé 1. Elle incarne un talent inouï dans le journalisme et l’animation radio. Membre du Club Communication depuis 2021, elle y a participé à plusieurs activités, entre formations, animations radio et excursions. Pour elle, la randonnée effectuée au sommet du Mont Minloa reste son plus beau souvenir. Dans cet entretien, elle partage cette expérience particulière et son parcours au sein du Club.

Voyage en hauteur : Audrey IKOUM peux-tu te présenter en quelques mots ?

L’humilité, la bienveillance, le charisme, la beauté et le respect sont les mots qui me représentent le mieux. Je suis Audrey Ikoum, étudiante en Master 1 en Science du Langage à l’Université de Yaoundé 1. J’aime beaucoup passer du temps seule. Je perds rapidement patience et j’aime que les choses soient faites rapidement et correctement. Je n’apprécie pas quand les choses traînent ou quand il n’y a pas de progrès.

J’aime beaucoup la radio, en particulier l’animation radio.

Audrey IKOUM dans le studio de Radio Campus UY2 pour l'émission ''Cop's sur les ondes''. Crédit : Célestin MBOLO
Audrey IKOUM dans le studio de Radio Campus UY2 pour l’émission  »Cop’s sur les ondes ». Crédit : Célestin MBOLO

Voyage en hauteur : Pourquoi avoir choisi d’embrasser le journalisme ?

J’ai commencé à pratiquer le journalisme et l’animation radio par curiosité, et au fil du temps, j’ai développé une passion pour cela. Si je passe une semaine sans entrer dans un studio de radio, j’ai l’impression de tomber malade, et je ressens même des symptômes de malaise. J’ai embrassé ce métier parce que j’en ai aimé chaque aspect. Faire des recherches pour rédiger un article et le présenter à l’antenne, puis recevoir des retours positifs ou négatifs, est toujours galvanisant. J’ai aimé cette dynamique, c’est pourquoi j’ai choisi ce métier. J’aime ce que je fais.

Voyage en hauteur : Raconte-nous ton passage au Club Communication de l’Université de Yaoundé 1.

J’ai intégré le Club Communication parce que j’avais beaucoup de temps libre et que j’avais des difficultés à me faire des amis. À ce moment-là, j’avais déjà passé une année à l’Université de Yaoundé 1. En intégrant le club, j’ai trouvé un emploi du temps qui s’adaptait parfaitement à mes cours, ce qui m’a permis de rester occupée et de me faire des amis.

J’ai connu des déceptions, notamment lors de ma première nuit du Communicateur en 2022. Je n’avais pas reçu d’attestation, ce qui était pourtant l’un des objectifs de notre adhésion. Mon lot de consolation a été d’être la toute première miss du club communication de l’Université de Yaoundé 1, mais ce n’était pas ce que je recherchais. Cette première année a été décevante car je n’ai pas obtenu ce que je venais chercher.

Cependant, la consécration s’est faite l’année suivante. Au cours de la « nuit du communicateur 2023 » j’ai été sacrée ‘‘meilleure animatrice radio’’. C’était une grande joie pour moi de voir mes efforts récompensés. J’ai également remporté le prix de meilleure animatrice radio aux Cidi Awards le 8 mai 2024. Ces distinctions ont renforcé ma volonté de poursuivre une carrière dans l’animation radio. Cela m’a prouvé que je suis sur la bonne voie et que j’ai du talent, d’autant plus que je reçois constamment des appréciations de la part de mes aînés.

Audrey IKOUM reçois son diplôme d'excellence de ‘‘meilleure animatrice radio’’ des mains de Sandrine EGOLO. Crédit : Joseph MBARGUA
Audrey IKOUM reçois son diplôme d’excellence de ‘‘meilleure animatrice radio’’ des mains de Sandrine EGOLO. Crédit : Joseph MBARGUA

Mon passage au  Club Communication m’a appris m’a appris la déception, la tolérance, la compréhension. J’espère ne pas sortir de là sans améliorer les choses.

Voyage en hauteur : Aujourd’hui Audrey IKOUM est présidente du Club Communication de l’Université de Yaoundé 1… Un rêve qui se réalise.

Mon ambition a toujours été de ne pas quitter ce club sans en occuper la Présidence. Grâce à Dieu, ce rêve s’est réalisé lors de l’élection de décembre 2024. Je suis honorée d’être aujourd’hui la Présidente de cette institution pour les deux prochaines années. En tant que Présidente du Club Communication, je m’engage à diriger avec passion et détermination.

Mon objectif est de maintenir notre dynamique à travers l’innovation et la créativité. Nous allons continuer à innover, à créer et à nous dépasser pour transformer notre club en un véritable lieu de création, d’innovation et de réussite. Nous mettrons en place des initiatives qui favoriseront l’échange d’idées et la collaboration entre nos membres. Chaque voix comptera, et ensemble, nous construirons un avenir prometteur pour notre club.

Je souhaite également encourager la participation active de chaque membre, des partenaires et des mécènes car votre apport est essentiel à notre succès. Ensemble, nous avons le potentiel de faire briller notre communauté et d’atteindre des sommets que nous n’aurions jamais imaginés. Soyons audacieux, soyons créatifs et surtout, soyons unis. Je remercie tous les membres pour cette confiance.

Voyage en hauteur : Quelle est la place du tourisme dans ta vie ?

Pour moi, le tourisme est bien plus qu’un simple loisir, c’est une passion que j’ai l’intention de cultiver lorsque j’aurai les moyens financiers nécessaires. Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de découvrir d’abord le Cameroun, mon pays, avant d’élargir mes horizons à l’international.

Parmi mes destinations de rêve, Sanaga Beach Camping se démarque. Située à seulement 65 km de Yaoundé, cette oasis naturelle m’attire avec ses activités comme la pêche, la randonnée et les balades en quad. J’imagine déjà profiter d’un bon repas au bord du fleuve Sanaga, entouré de la beauté des paysages. La Vallée de Bana est également en tête de ma liste. Cette résidence hôtelière, avec ses bungalows confortables et ses infrastructures comme la piscine et le sauna, semble être l’endroit idéal pour fuir le quotidien et se ressourcer.

J’ai aussi de très bons souvenirs de randonnées au mont Akok-ndoé et au Mont Minloa, réalisées avec mes camarades du club de communication de l’université de Yaoundé. Ces ascensions m’ont permis de me reconnecter avec la nature et d’apprécier la richesse de notre patrimoine. Le tourisme est pour moi une véritable aventure de découverte, d’apprentissage et d’évasion.

Voyage en hauteur : Raconte-nous une anecdote concernant une excursion que tu as déjà faite.

Une anecdote mémorable est celle de notre randonnée au sommet du Mont Minloa en 2022 avec le Club Communication. Ce jour-là, Audrey IKOUM est arrivée en retard au point de départ, et le groupe a décidé de partir sans moi. J’ai donc dû prendre une moto pour les retrouver au pied de la montagne. Cela m’a un peu déçu, car je suis généralement ponctuelle, et j’aurais aimé qu’ils m’attendent.

Une fois réunis, nous avons commencé la randonnée ensemble. Pendant le parcours, nous avons organisé plusieurs jeux en équipe. Il y a eu un concours photo où chacun devait capturer la beauté des fleurs colorées le long du chemin. Nous avons également participé à des courses pour attraper des papillons, ce qui a ajouté une touche ludique à notre aventure.

Randonnée du Club Communication au Mont Minloa le 09 juin 2022.
Randonnée du Club Communication au Mont Minloa le 09 juin 2022.

Une fois arrivés au sommet, nous avons eu l’idée de construire des couronnes de feuilles, symbolisant notre réussite collective. Ensuite, nous avons partagé un pique-nique où chacun a échangé son casse-croûte avec les autres. Cette solidarité a créé une très bonne ambiance. Les rires, les jeux et la nature magnifique ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.

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Voyage en hauteur : Audrey IKOUM, quel est ton top 5 des endroits à visiter absolument au Cameroun ?

1. Sanaga Beach Camping

Sanaga Camping Beach  est Situé à 65 km de Yaoundé, dans le village de Nkolessong à Nkoteng. Il propose une gamme d’hébergements donnant accès à un jardin, à une terrasse et au fleuve Sanaga. Le site offre plusieurs activités, notamment une piscine, des randonnées en forêt, la pêche, la visite d’un mini parc animalier, des balades motorisées en quad, du beach soccer et du beach volley sur la plage artificielle, ainsi qu’une tyrolienne entre les arbres. De plus, le site possède trois restaurants qui proposent des grillades et des mets locaux à base de poisson d’eau douce. C’est un endroit idéal pour le camping, les pique-niques et les activités en plein air.

La plage de Sanga Camping Beach. Crédit : Sidoine FEUGUI
La plage de Sanga Camping Beach. Crédit : Sidoine FEUGUI
2. La vallée de Bana

La Vallée de Bana, située à proximité de Bafang, est une résidence hôtelière chaleureuse offrant une expérience unique au Cameroun. Avec des hébergements variés tels que bungalows et suites luxueuses, les clients peuvent profiter de confort et d’élégance. Les infrastructures comprennent une piscine, un court de tennis, un étang de pêche et une discothèque. La restauration met en avant des plats locaux et internationaux, tandis que des services de bien-être comme le sauna et le hammam sont disponibles pour la détente. La Vallée de Bana est idéale pour les vacances en famille, les séminaires ou des moments de détente entre amis.

Vue aérienne de la piscine. Crédit : La vallée de Bana
Vue aérienne de la piscine. Crédit : La vallée de Bana
3. Le mont Akok-ndoé

Akok Ndoe signifie la pierre aux éperviers en Ewondo. Situé entre Etoug-Ebe, Mvog Betsi et Nkolbisson, ce mont a une altitude de 967 mètres. Il est possible de le gravir depuis ces trois quartiers. L’ascension est plus ou moins difficile selon le côté par lequel on choisit de grimper au sommet. La montée est plus aisée depuis Etoug-Ebe où l’on évolue sur un chemin qui serpente une pente raide sur terre, ensuite une piste entre les cultures et enfin le rocher. A l’inverse, si l’on choisit de l’appréhender par Nkolbisson, la montée s’effectue à travers une forêt dense où il n’y a pas de chemin tracé ce qui rend l’ascension plus éprouvante. À son sommet, nous bénéficions d’une vue à quasiment 360° sur la ville de Yaoundé.

Le Club Communication au sommet du mont Minloa le 12 décembre 2021. Crédit : Sidoine FEUGUI
Le Club Communication au sommet du mont Minloa le 12 décembre 2021. Crédit : Sidoine FEUGUI

4. Le Mont Minloa

Le Mont Minloa, une montagne de 966 mètres d’altitude, se situe au village-quartier Minlo’o, plus précisément au lieu-dit la ferme claritain. La montagne est échelonnée en trois pics rocheux et présente des herbes par endroit. Pendant la saison de pluie, c’est tout vert, mais en saison sèche, ces herbes se consument toutes seules. Au sommet, on peut profiter d’une belle vue sur le lac de retenue d’eau de la Mefou, lac qui sert à l’usinement de traitement d’eau potable de Nkolbissong.

La vue au sommet du Mont Minloa. Crédit : Sidoine FEUGUI
La vue au sommet du Mont Minloa. Crédit : Sidoine FEUGUI

Il m’est difficile de dresser un top cinq, car je ne voyage pas beaucoup.


AfricanWits ouvre ses portes pour l’autonomisation des femmes dans le secteur technologique

Ce mercredi 26 mars 2025, le Business Tech Hub d’AfricanWits, situé à Bonamoussadi, Douala, a lancé les Journées Portes Ouvertes. Cet événement, qui se déroule du 26 au 29 mars, vise à promouvoir l’autonomisation technologique des femmes africaines. Le programme détaillé a été présenté lors d’une conférence de presse.

Journée portes ouvertes Africanwits

Lors de cette conférence, Maguy L. MATIA, Directrice des programmes et projets, représentante de la présidente d’AfricanWits, a souligné les ambitions de l’association. « African Women In Tech StartUp (AfricanWITS) est née en 2016 d’un rêve audacieux. Celui de voir les femmes africaines devenir actrices majeures du monde technologique ». Elle a rappelé que l’association est reconnue depuis 2019 comme une organisation de la société civile. Africanwits s’engage à accompagner les pays africains en faveur de l’automatisation des femmes et des filles. Pour ce faire, elle leurs ouvrent les portes de la technologie, de l’économie verte et de la lutte contre le changement climatique.

Maguy a partagé des chiffres impressionnants. « Nous avons neuf années d’expérience, six régions d’existence, et avons organisé cinq hackatons de codage pour jeunes filles, avec 150 idées de projet et prototypes réalisés. ». Pour conclure, elle a invité les partenaires et les entreprises à s’engager aux côtés d’African Wits pour « bâtir un avenir radieux pour les femmes africaines ».

Lancement des Journées Portes Ouvertes du Business Tech Hub d’AfricanWits.

Fiel EBENGUE, la Directrice adjointe à la communication et relations publiques d’AfricanWits. A, a pris la parole pour expliquer l’importance de cet événement. Aujourd’hui marque le lancement des Journées Portes Ouvertes qui se tiennent du 26 au 29 mars de 10h à 18h. Ces journées visent à faire connaître notre espace collaboratif. Et à permettre au public de bénéficier de nos services et formations », a-t-elle déclaré.

Fiel EBENGUE, la Directrice adjointe à la communication et relations publiques d’AfricanWits
Fiel EBENGUE, la Directrice adjointe à la communication et relations publiques d’AfricanWits

Elle a également présenté le Business Tech Hub comme un point stratégique pour les entrepreneurs et les start-ups. Il offre des services variés tels qu’un espace de coworking. Des salles de réunion. Une salle multimédia high-tech. Une bibliothèque. Un espace d’hébergement et d’autres ressources indispensables.

Voici un aperçu du programme des Journées Portes Ouvertes

  • Jour 1 (26 mars) : Lancement officiel avec une conférence de presse. Suivie d’ateliers sur la création de contenus à l’ère de l’intelligence artificielle. Ensuite des sessions de coaching sur les contrats commerciaux en droit des affaires. L’accès à l’espace de coworking et à la bibliothèque est gratuit.
  • Jour 2 (27 mars) : Des visites découvertes des lieux, suivies d’ateliers supplémentaires sur la création de contenus. Un coaching sur la gestion des ressources humaines est également proposé.
  • Jour 3 (28 mars) : Visites découvertes ; Ateliers sur la création de présentations PowerPoint professionnelles ; ainsi qu’un coaching axé sur la gestion du stress pour réussir ses projets.
  • Jour 4 (29 mars) : Dernier jour avec des coaching sur la création de noms de marques percutants ; une table ronde sur l’entrepreneuriat féminin. Ensuite, des séances de networking et de jeux de stratégie ludiques.

Témoignages de partenaires

Les partenaires d’African Wits ont également exprimé leur soutien lors de la conférence. Le Port autonome de Kribi a affirmé son engagement à soutenir l’écosystème technologique et les initiatives connexes. Ecobank, à travers son programme “Elevate”, contribue à la promotion de l’entrepreneuriat en finançant le renforcement des capacités. Anne-Marie NKOUKE, membre d’African Wits et propriétaire de Mary Guard Services, a pu témoigner de l’impact de cette initiative. ”AfricanWits, c’est quelque chose de magnifique. Nous sommes entourées de jeunes dynamiques qui nous poussent à aller plus loin du côté numérique”, a-t-elle déclaré.

Anne-Marie NKOUKE, membre d’African Wits et propriétaire de Mary Guard Services
Anne-Marie NKOUKE, membre d’African Wits et propriétaire de Mary Guard Services

Les Journées Portes Ouvertes d’AfricanWits illustrent bien l’engagement de l’association envers l’autonomisation des femmes en Afrique. AfricanWits aspire à faire bouger les lignes pour une société où les femmes jouent un rôle essentiel dans le développement technologique.

Ensemble, travaillons à bâtir un avenir meilleur pour toutes les femmes africaines !


Raoul Wansi raconte ses voyages artistiques

Le mercredi 5 mars 2025, je me suis rendu au DJEUGA PALACE HOTEL de Warda pour le vernissage de l’exposition collective ”Être ou paraître” de Raoul Wansi et Merlin Tefolo. Cette occasion m’a permis de mener une interview avec Raoul Wansi, un artiste plasticien camerounais résidant à Douala. Il partage ses voyages artistiques, ses inspirations, et la façon dont il utilise son art pour célébrer la femme. Passionné de dessin et de peinture, il évoque ses expériences enrichissantes à travers le pays et à l’international.

Voyage en hauteur : À quel moment Raoul Wansi a découvert les arts visuels ?

Raoul Wansi : J’ai commencé le dessin en classe de CE1 à Dschang. C’était mon seul loisir. Par la suite, j’ai intégré l’École des Beaux-Arts de Mbalmayo, puis l’Université de Yaoundé en filière Arts plastiques et histoire de l’art. L’art c’est ma vocation. J’adore ce métier que j’ai choisi.

Sidoine FEUGUI et Raoul Wansi  sous son tableau. Crédit : Armelle LOBE
Sidoine FEUGUI et Raoul Wansi sous son tableau. Crédit : Armelle LOBE
Voyage en hauteur : Quelles émotions souhaitez-vous transmettre à travers vos œuvres ?

À travers mes œuvres, je souhaite transmettre des émotions joyeuses qui magnifient les femmes. Mon travail est principalement dédié aux femmes et à leur implication active dans la société. Concernant le choix des couleurs, j’opte pour un mélange de styles naïf, cubiste et pop. Mes œuvres, très colorées, évoquent la tendresse, l’amour et la stabilité. Elles rendent hommage à la femme et montrent les joies qu’elle nous procure au quotidien.

Tableau de Raoul Wansi exposé au Djeuga Palace Hotel du 05 mars au 05 avril 2025. Crédit : Armelle LOBE
Tableau de Raoul Wansi exposé au Djeuga Palace Hotel du 05 mars au 05 avril 2025. Crédit : Armelle LOBE
Voyage en hauteur : Quelles sont les différentes destinations que vous avez visitées grâce à l’art ?

Grâce à l’art, j’ai pu parcourir plusieurs villes du Cameroun : Pitoa à Garoua, Limbe, Buea, Yaoundé et Bandjoun. À Pitoa, j’ai participé à des ateliers de dessin avec l’Association « Regard d’Enfants », où nous apprenions aux enfants à dessiner et à peindre. Ce qui m’a le plus marqué, c’est de découvrir des enfants talentueux, joyeux et s’adaptant facilement au matériel. C’était une expérience très enrichissante. J’ai également animé des ateliers dans un orphelinat à Limbe avec un ami dans le projet Orphée avec Canal +.

Raoul Wansi en atelier de peinture et de dessin sous le thème ‘’les émotions’’ avec les élèves du CE1A, CE1B,CE1C,CE1D du Lycée Dominique Savio à Douala.
Raoul Wansi en atelier de peinture et de dessin sous le thème ‘’les émotions’’ avec les élèves du CE1 du Lycée Dominique Savio à Douala.

J’étais à Bandjoun Station dans une résidence artistique avec What Water, où nous avons vendu des œuvres pour financer la construction des forages pour les populations locales. Après Bandjoun, nous avons inauguré un forage à Bagangté et réalisé des œuvres exposées au Centre Culturel de Foumban et au Complexe Yannick Noah à Yaoundé.

Raoul en pleine création à Bandjoun Station. Crédit : Bandjoun Station
Raoul en pleine création à Bandjoun Station. Crédit : Bandjoun Station
Voyage en hauteur : Qu’est-ce qui fait le charme de Bandjoun Station ?

Le charme de Bandjoun Station réside d’abord dans son architecture unique, qui reflète l’identité culturelle de l’espace. Ensuite, l’environnement est paisible et propice à la création. Barthélémy Toguo, le propriétaire, est très accueillant. Bandjoun Station m’a beaucoup touché parce que c’est un espace où les artistes peuvent vraiment s’épanouir et créer librement.

Face principale de Bandjoun Station
Face principale de Bandjoun Station. Crédit : Bandjoun Station

« “Bandjoun Station” qui veut dire littéralement en français la gare de Bandjoun est situé à environ 3 km de la ville de Bafoussam. C’est un projet à vocation sociale, culturelle et agricole. Véritable aventure artistique, Bandjoun station s’érige comme une référence de l’art contemporain au Cameroun. C’est un lieu d’accueil et d’échange pédagogique pour les artistes en herbe et les professionnels du monde des arts visuels. C’est avant tout un atelier de création et/ou de production pour les artistes en résidence. L’espace musée présente des expositions temporaires sur une diversité de thématiques, et promeut l’art contemporain. Le bâtiment qui propose une architecture innovante, est né de l’imagination de Barthélémy Toguo, fondateur du lieu ».

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Voyage en hauteur : En dehors de Bandjoun, quelle autre destination a marqué Raoul Wansi ?

La Biennale de Montpellier en 2023 m’a également beaucoup marqué, car j’ai rencontré d’autres artistes, comme le Burkinabé Casimir Balibié Bationo [CasziB.], la Tunisienne Ikram Chakib et Emery Baï. C’est important, cette rencontre entre artistes de différents pays, car cela nous aide également à améliorer nos propres travaux.

Ikram Benbrahim et Raoul Wansi à la Biennale de Montpellier Euro-Africa 2023
Ikram Benbrahim et Raoul Wansi à la Biennale de Montpellier Euro-Africa 2023. Crédit : Raoul Wansi
Voyage en hauteur : Comment les arts visuels peuvent-ils aider à promouvoir le Cameroun ?

C’est une question complexe. Notre métier peut valoriser le pays. Je pense que l’État devrait créer des galeries et des espaces d’échanges pour promouvoir les arts plastiques, un domaine souvent négligé. Il est important de mettre l’accent sur la valorisation des arts visuels au Cameroun.

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Voyage en hauteur : Quelles destinations un touriste devrait-il absolument visiter au Cameroun ?

Un touriste devrait explorer l’Ouest avec ses nombreux musées, comme la Case patrimoniale de Bapa, Le nouveau Musée Royal Bamoun de Foumban, le Musée d’art contemporain Bandjoun station et le Musée de la Chefferie De Bafoussam. Il est aussi essentiel de visiter Douala pour découvrir les galeries d’art, notamment Doual’Art, Annie Kadji Art Gallery et Bolo L’Espace Art & Culture. À Yaoundé, l’Abali Gallery et le CIPCA font un travail remarquable pour l’avancement des arts visuels.

Abali Gallery
Abali Gallery
Voyage en hauteur : Un mot pour la fin ?

Merci pour cette interview et pour tout ce que vous faites dans le domaine de la culture, des arts et du tourisme. Je vous souhaite beaucoup de courage. N’abandonnez pas malgré les difficultés. Vous réalisez un travail formidable.


Evrard Messomo, jeune analyste média amoureux du rocher du Mont Fébé

Evrard Messomo, étudiant en histoire à l’Université de Yaoundé I, est une nouvelle recrue du Club Communication de l’Université pour l’année 2024/2025. Lors de sa présentation, un élément essentiel de son parcours a attiré mon attention : il se consacre à l’analyse de l’information. Je vous invite à découvrir ce jeune homme qui travaille au sein de ce club.

Voyage en hauteur : Qui est Evrard Messomo ?

Je suis Evrard Messomo, étudiant au département d’Histoire de l’Université de Yaoundé I. J’écris et j’analyse pour plusieurs médias, notamment France Média Monde et Pressafrik.

Evrard Messomo
Evrard Messomo

Voyage en hauteur : Le journalisme et vous : quelle est l’histoire ?

L’histoire entre le journalisme et moi a commencé il y a longtemps, au début de mon adolescence. J’appréciais tout ce qui était animation et sketchs lors des activités scolaires, ce qui a nourri mon affection pour la présentation à la télévision et à la radio. J’ai également découvert de nouvelles choses grâce à mon immersion dans les sciences de l’information et de la communication. Bien qu’étant apprenti-historien, je ne saurais dire exactement comment cela a commencé. Comme le dit un proverbe bantou : « On ne connaît pas toujours comment les bonnes choses commencent, à moins d’être sorcier. »

Voyage en hauteur : Quels sont vos modèles dans le domaine ?

Citer des journalistes serait une tâche interminable, tant ils sont nombreux. Parmi mes modèles, j’admire Marie Françoise Ewolo à la radio, Evelyne A. Koung à la télévision, et le miraculeux Yvan Bounoung dans la presse écrite. Bien sûr, je n’oublie pas les autres.

Eric Christian Nya Officiel et Marie Françoise Ewolo dans l'atelier du jeune plasticien Patrick Ndzana au village Dzu Zôk, situé au quartier Ekié Sud dans le 4ème arrondissement de Yaoundé. Crédit : Eric Christian Nya Officiel
Eric Christian Nya Officiel et Marie Françoise Ewolo dans l’atelier du jeune plasticien Patrick Ndzana au village Dzu Zôk, situé au quartier Ekié Sud dans le 4ème arrondissement de Yaoundé. Crédit : Eric Christian Nya Officiel

Voyage en hauteur : Quel est le processus qui vous a permis d’intégrer la cellule des données de l’antenne de l’Afrique Centrale pour France Media Monde ?

Mon intégration au sein de France Média Monde s’est faite en 2024 grâce à mes compétences en documentation et en analyse d’articles sur des faits d’actualité politique et économique en Afrique. Je fais partie de la Cellule des données de l’antenne de l’Afrique Centrale pour France Média Monde, qui couvre en grande partie les publications du Figaro concernant notre continent. Bien que je sois journaliste, je ne publie pas d’articles pour Le Figaro. Aujourd’hui, je continue à mettre en avant ces qualités par passion pour d’autres groupes de médias.

(Ndlr) Le métier spécifique décrit par Evrard Messomo peut être appelé « analyste de contenu » ou « analyste de données médiatiques ». Ces professionnels se concentrent sur la documentation et l’analyse des articles et des informations, souvent dans le cadre de la recherche et de l’évaluation des contenus à publier.

« L’analyste média est un professionnel chargé d’étudier, d’interpréter et d’évaluer les tendances médiatiques, le contenu diffusé et l’impact des stratégies de communication. Il analyse les données issues des médias traditionnels (télévision, radio, presse) ainsi que des plateformes numériques et réseaux sociaux ».

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Voyage en hauteur : Comment décririez-vous votre approche personnelle à la recherche et à l’analyse d’articles sur l’actualité ?

La recherche et la classification systématique des données (publiques ou confidentielles) sont effectuées par des équipes d’analyse dynamique qui sont censées répondre aux attentes du média recruteur. Il serait préférable de plonger dans une description parallèle de la recherche et de l’analyse de l’information et des données collectées, qui se veulent passives par rapport à la politique et à la qualité de l’analyse réalisée au sein de l’équipe, chargée de rendre compte au journaliste (auteur.e de l’article). Il y a donc une recherche des données à réaliser pour constituer le contenu de l’article à publier, une analyse des informations collectées auprès de l’élite politique ou du citoyen lambda, et un partage d’idées pour la réfection du contenu de l’article publié. Ainsi, l’analyse de l’article publié ou à publier ne doit pas être une satire savante ou une analyse démagogique sur la chronique et l’actualité, mais plutôt une recherche et une analyse appelées à la transparence et à l’originalité du contenu, tant pour la presse écrite que pour la télévision et la radio.

Voyage en hauteur : En tant qu’étudiant en histoire, comment pensez-vous que votre formation influence votre travail de journaliste ?

Sidoine, parfois j’ai du mal à me faire reconnaître comme journaliste, ce qui fait que beaucoup de détails ne circulent pas sur moi sur Internet. Loin de cela, je suis étudiant en histoire, et ce titre me plaît davantage. En tant que futur historien, je suis bien évidemment influencé par l’aspect didactique de l’écriture et de l’expression, bien que je peine parfois à naviguer entre le jargon des sciences historiques et celui de la sociologie de la communication. À la traditionnelle ambivalence qui différencie les deux, je m’égare souvent, je le reconnais. Il faut également reconnaître que la critique en histoire n’est pas la même que celle faite par un.e journaliste, et que les techniques de l’information et de la communication ne sont pas comparables aux méthodes historiques ou archéologiques. Cela explique ma difficulté à différencier les deux lorsque le terrain m’appelle.

Voyage en hauteur : Quelles sont les thématiques que vous considérez comme les plus importantes à aborder dans le journalisme africain aujourd’hui ?

Le journalisme est aujourd’hui ouvert à toute la société. À partir d’une information ayant droit à un individu, il/elle pourra se revendiquer journaliste. Vaste dans sa qualité caustique et sa dimension sociologique, et même dans son approche des écoles positivistes en sémiotique, le journalisme en Afrique s’est démarqué par plusieurs courants savants, intellectuels et sociaux. On peut citer les perspectives d’une société africaine en quête de liberté et de démocratie ou d’une Afrique en plein essor vers son développement. En histoire, le fait s’impose à l’humanité, donc je ne pourrais considérer aucune thématique comme plus importante qu’une autre à aborder dans le cadre journalistique en Afrique. Il suffirait d’aborder des questions d’actualité qui soient propres aux civilisations africaines en leur temps et à leur démarche évolutive dans un concept de mondialisation et de mémoire collective.

Voyage en hauteur : Quels sont vos projets futurs dans le domaine du journalisme ou de l’histoire, et comment envisagez-vous de les réaliser ?

Comme je le dis toujours, le journalisme et moi, c’est une histoire de passion. Je continuerai bien évidemment à faire valoir mes compétences en toute humilité à ceux qui le souhaitent. D’ici là, il me serait bénéfique de poursuivre mes études au département d’histoire de l’Université de Yaoundé I, ce qui se fera grâce à beaucoup de résilience et de persévérance.

Voyage en hauteur : Quelle est la place du tourisme dans votre vie ?

Le tourisme a une place importante dans ma vie. J’aime voyager, découvrir de nouvelles choses et profiter des offres d’hôtels lors de mes petits voyages.

Voyage en hauteur : Quels sont les différents sites touristiques ou espaces de loisirs que vous avez déjà visités ?

J’ai visité le Musée National de Yaoundé. Dans cette même ville, je vais régulièrement au rocher du Mont Fébé pour faire mon footing chaque dimanche. J’ai également apprécié EcoPark yaoundé, où j’ai vu de magnifiques tortues. Voici quelques-uns des lieux de loisirs que j’ai déjà visités.

Tortue sillonnée à Ecopark Yaoundé. Crédit : Sidoine FEUGUI  - Evrard Messomo
Tortue sillonnée à Ecopark Yaoundé. Crédit : Sidoine FEUGUI

Voyage en hauteur : D’après vous, qu’est-ce qu’un touriste doit absolument visiter au Cameroun ?

À mon humble avis, tout touriste au Cameroun ne devrait pas manquer le Rocher du Mont Fébé, qui offre un cadre paisible, une sérénité totale et une vue magnifique sur les sept collines de Yaoundé.

Voyage en hauteur : Parlez-nous de vos origines.

Je suis Camerounais, originaire de la région du Centre, dans le département de la Lékie, d’un village appelé Efoumelessi, situé à quelques kilomètres de la ville d’Obala. Je suis Eton (Essele, pour précision) et un enfant Ekang. Télécharger le Répertoire actualisé des villages du Cameroun


Je suis amoureux d’elle-s !

Février, le mois de l’amour, nous invite à célébrer toutes les formes d’affection. Pour moi, c’est l’occasion parfaite de mettre en lumière une de mes plus grandes passions : la marche et la randonnée en pleine nature. Vous l’avez compris, je suis amoureux d’elles !

La marche et moi, une histoire d’amour depuis l’enfance

Dès mon enfance, la marche a toujours eu une place spéciale dans ma vie. Je marchais beaucoup sans but précis, simplement pour le plaisir de découvrir. À l’âge de 12 ans, je me rappelle avoir fait une marche de Biyem-Assi pour Bastos, soit 9,15 km. En fait, j’allais voir ma tante à la Cité Verte, sauf que, je me suis perdu en chemin. Finalement, je me suis retrouvé à Bastos. Heureusement, j’avais le numéro de ma mère en tête. Je l’ai appelée depuis un kiosque à cigarettes servant de « call box » (cabine d’appel) devant la résidence nigériane, et elle est venue me chercher. Près de 20 ans après, la même cabine est toujours sur place, mais est-ce la même personne ?

Un enfant amoureux de la marche. Image par Hai Nguyen de Pixabay
Un enfant amoureux de la marche. Crédit : Hai Nguyen de Pixabay

Une autre anecdote de marche… toujours vers la Cité Verte. Mon oncle Tonton Gabriel s’est installé dans l’un des appartements de ma tante, qui est malheureusement décédée. J’aimais beaucoup aller là-bas pour passer du temps avec sa femme. À cette époque, j’avais déjà 16 ans. Quand j’étais un peu « foirée », je marchais jusqu’à chez Tata Blandine, sachant que je ressortirais de là avec au moins 1000 FCFA après avoir mangé un gros plat de pommes pilées. Sauf qu’un jour, j’ai fait l’effet inverse. Je faisais des courses au centre-ville. Au lieu de rentrer à la maison avec mon dernier 250 FCFA, j’ai décidé de prendre le taxi pour aller la voir, espérant qu’elle me donnerait 1000 FCFA comme d’habitude. Hélas ! Elle était très « foirée », donc je suis rentré à pied.

Bref, je suis amoureux de la marche, surtout en solitaire. La plus longue marche que j’ai faite en une journée est de 25 km sur la boucle Obili-Etoudi-Ngousso-Ompisport-Obili. C’est en rédigeant ce billet que je me rends compte que j’ai marché autant.

La plus longue marche que j’ai faite en une journée est de 25 km sur la boucle Obili-Etoudi-Ngousso-Ompisport-Obili.  Crédit : Google Map amoureux
La plus longue marche que j’ai faite en une journée est de 25 km sur la boucle Obili-Etoudi-Ngousso-Ompisport-Obili. Crédit : Google Map

7 km de Marche Nocturne : L’Amour au Cœur de l’Aventure

L’expérience de marche la plus risquée que j’ai vécue, c’était le 1er décembre 2020. J’étais avec ma petite amie au Palais des Congrès pour « Yaoundé en fête ». Nous sommes partis de là à 2h en direction du lac municipal où elle réside. Nous avons parcouru une distance de 7,5 km à pied à travers les quartiers Tsinga, Briqueterie, Mokolo Elobie et Messa, des zones réputées pour leur niveau d’insécurité. Dieu merci, nous n’avons pas rencontré d’obstacle en chemin. Ah, les choses de l’amour ! Chacun de nous avait de l’argent pour payer le taxi, mais nous avons décidé de faire la balade en amoureux en pleine nuit. Nous avons passé trois belles années ensemble, mais notre relation s’est malheureusement terminée, par ma faute.

J'ai conduit des amoureux de tourisme au Sanctuaire des primates de la Mefou.
J’ai conduit des amoureux de tourisme au Sanctuaire des primates de la Mefou. Crédit : Sidoine FEUGUI

Je suis amoureux de la Randonnée

La randonnée, ma seconde amoureuse. Je suis fou d’elle. Ma première randonnée remonte à mes 14 ans, lors d’une sortie avec le groupe scout Saint-Pierre Chanel d’Obili au mont Eloumden en 2009.

Photo souvenir d'une activité scout.
Photo souvenir d’une activité scout.

Ce jour-là, avant de commencer l’ascension, je me rappelle que le chef Ebodiam Rémy, surnommé Chef Condor, nous avait appris à cuisiner du ndomba de riz sauté sans marmite. Nous avions tous les ingrédients : riz, tomates, condiments verts, sel, poisson fumé, bois et allumettes, mais pas de marmite pour la cuisson. Nous avions fait tous les assaisonnements, emballé dans des feuilles de bananier, puis creusé le sol pour mettre le paquet à l’intérieur. Au-dessus, nous avons remis de la terre, posé le bois, allumé le feu et placé une tôle au-dessus pour concentrer la chaleur.

Après cela, nous sommes montés. Quel parcours difficile ! Entre champs, forêt dense et escalade des rochers nous sommes arrivés au sommet sans peine. Le véritable combat était la descente. Comme la pente était raide, parfois la colline imposait de courir, fatiguant ainsi mes genoux. Lasse de courir malgré moi, j’ai décidé de descendre en m’asseyant. Je me suis laissé glisser jusqu’en bas. Fallait alors voir comme mon derrière était noir de la terre de cette forêt !

J’ai fait environ 500 randonnées en 15 ans

Au sommet du Mont Loua. Crédit : Boyabe. je suis amoureux de la randonnée
Au sommet du Mont Loua. Crédit : Boyabe

Depuis lors, je ne peux plus compter le nombre de fois où j’ai fait des randonnées. Si je devais donner une estimation, je dirais que j’en ai fait environ 500 en 15 ans. Que ce soit avec les scouts, avec l’agence de tourisme Randonnée Inspiration, avec mon agence Voyage en Hauteur, ou lors de mes expéditions en solitaire. J’ai peur de draguer les femmes, mais je n’ai pas peur de m’aventurer tout seul en montagne. Aujourd’hui, je suis fier de me présenter comme guide de randonnée. Tous les weekends, je conduis les amateurs et passionnés de randonnée, comme moi, à l’assaut des sept collines de Yaoundé. J’organise aussi des excursions dans les sites touristiques.

« La Nature nous ronge l’esprit, l’aventure est notre nid »

« La randonnée pédestre est un loisir de marche à pied qui s’effectue dans la nature en suivant un itinéraire. » Justement, j’adore la nature. J’adore la forêt, la montagne, la plaine, la rivière, le fleuve, le lac… bref, j’adore la nature. Je me suis déjà rendu dans cinq régions sur les dix que compte le Cameroun : Centre, Ouest, Adamaoua, Est et Littoral.

Vue aérienne du Lac Tison près de Ngaoundéré. Crédit : Desy Danga
Vue aérienne du Lac Tison près de Ngaoundéré. Crédit : Desy Danga

Mon plus beau souvenir de touriste, c’est mon passage au lac Tison, à 15 km de Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua. Ce lac de cratère, d’une profondeur moyenne de 48 m et d’un diamètre d’environ 300 m, est un véritable havre de paix. La beauté verdoyante du site, additionnée au silence mélodieux du lac, offre une véritable thérapie pour le corps et l’esprit. Ça me fait du bien d’y penser, neuf ans après mon passage en 2016 dans le cadre du Jamborée National Scout « Ngaoujamb ».

Nous avons ensuite visité les chutes de la Vina, où les eaux voraces s’offrent en spectacle pour le grand bonheur des touristes. Comment parler de cette expédition sans évoquer le mont Ngaoundéré ? Il est facile à arpenter, mais il présente un panorama pittoresque idéal pour les cartes postales.

À Dschang, je suis tombé amoureux du lac municipal

Lecture publique au bord du Lac Municipal de Dschang dans le cadre du African Festival Of Emerging Writers 2019. Crédit : Raoul Djimeli

À l’Ouest, ma région d’origine, mon village Bamendou présente aussi un panorama idyllique. C’est vrai que je n’ai pas encore eu l’occasion d’explorer le potentiel touristique de ce village du département de la Menoua. J’aimerais bien faire « une randonnée verte à Bamendou, plus précisément sur le Mont Bani, qui culmine à environ 1921 mètres d’altitude. Il s’agit d’une expérience rurale respectueuse de l’environnement, à la périphérie nord de Dschang, à environ 25 km du centre-ville ». À Dschang, je suis tombé amoureux du lac municipal. À Foumban, j’ai été séduit par le palais royal de Foumban ; dommage que je n’ai pas fait l’ascension du mont Mbapit, qui atteint 2000 m d’altitude. J’aimerais bien visiter les paysages de Foutouni, le mont Batcha, la vallée de Bana et bien d’autres.

Dans la région de l’Est, je n’ai rien visité du tout. J’y ai fait juste un tour éclair pour une mission dans un établissement scolaire. Quand j’aurai l’occasion, je ferai un tour au Musée Vivant des Bakas à Assok Mintom, à la rencontre de la communauté des pygmées bakas. J’irai voir les chimpanzés dans la réserve de Mbargué Wall, située du côté Est de la ville de Bélabo, dans la région de l’Est Cameroun, avec le guide Yannick.

Visite au Musée Vivant des Bakas à Assok Mintom. Crédit : Apifed Cameroun

Dans la région du Centre, je préfère passer du temps au rocher de Vimli à Mbalmayo et au lac Minkoameyos à Yaoundé, sans oublier les randonnées sur les sept collines de Yaoundé. Je ne veux pas développer davantage au risque de rendre ce billet trop long.

Vous l’avez compris, je suis amoureux d’elles : la marche, la randonnée et la nature.

Un Voyage vers les Objectifs de Développement Durable (ODD)

Les Objectifs de Développement Durable (ODD)

Dans mon histoire, je réalise que plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD) émergent de ma passion pour la randonnée et la nature. Tout d’abord, l’ODD 3, qui promeut une vie saine et le bien-être, est au cœur de mes balades en pleine nature. Chaque randonnée me permet de me ressourcer et de prendre soin de moi, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Ensuite, l’ODD 11, axé sur la création de villes durables, se manifeste dans mes explorations des quartiers de Yaoundé et des paysages camerounais, où je découvre la beauté de notre environnement urbain. Enfin, l’ODD 15, dédié à la protection de la vie terrestre, résonne profondément en moi. Mon amour pour la nature me rappelle à quel point il est crucial de préserver nos écosystèmes. À travers mes pas, j’espère inspirer d’autres à réfléchir sur la manière dont nos aventures peuvent contribuer à un monde plus durable et harmonieux.