FOCGO FEUGUI Sidoine

10 galeries d’art au Cameroun à visiter absolument – Partie 1 Douala

À l’occasion de la Journée mondiale de l’art, le 15 avril, plongez dans l’univers créatif du Cameroun avec ma sélection des 10 galeries d’art à visiter absolument. Dans cette première partie consacrée à Douala, découvrez des espaces qui célèbrent la richesse artistique et culturelle du pays. Bonne lecture !

1. Doual’Art (Douala)

galeries d’art au Cameroun

Doual’Art est une plateforme d’art contemporain située à la Place du Gouvernement Bonanjo à Douala, au Cameroun. Fondée en 1991, elle a pour mission de promouvoir la création artistique et de favoriser les échanges culturels. Doual’Art se distingue par son engagement envers les artistes locaux et internationaux. Elle leur offrant un espace d’exposition et de résidence. La plateforme organise régulièrement des événements, des expositions et des ateliers. Cela vise à sensibiliser le public à l’art contemporain et à encourager la réflexion sur les enjeux socioculturels. Grâce à ses initiatives, elle joue un rôle clé dans le développement de l’art au Cameroun. Doual’Art est ainsi un lieu incontournable pour les amateurs d’art et les curieux.

galeries d’art au Cameroun
La troisième édition du COJES, entendu Concours Jeunes Espoirs, organisée par doual’art a révélé de nouveaux talents sur la scène des arts plastiques. Crédit : Doual’art

L’Espace doual’art invite des artistes a intervenir dans l’espace public de la ville de Douala.  Plus de 60 projets et évènements artistiques, temporaires et permanents, ont été offerts. Ses activités tournent essentiellement autour de 4 grands axes: Expositions, Art Public, Workshops, Créateur.

Localisation Google Map, Bonanjo Place du Gouvernement, Douala, Camerun

2. Galerie Mam (Douala)

galeries d’art au Cameroun Salle d'exposition de la Galerie MAM
Salle d’exposition de la Galerie MAM

La Galerie MAM est située dans le quartier Bonanjo à Douala. C’est un pilier de l’art contemporain au Cameroun depuis près de trente ans. Elle propose plus de 250 œuvres en dépôt-vente et a organisé plus de 100 expositions. Dans la salle d’exposition, on peut voir des peintures, des photos, des sculptures, de l’artisanat et des œuvres d’arts plastiques. Tout y est proposé, même un espace de cotravail consacré à l’innovation et au numérique.

La résidence de création de la Fondation MAM. Crédit :Art: Nanga Def by Koko Komegne - galeries d’art au Cameroun
La résidence de création de la Fondation MAM. Crédit :Art: Nanga Def by Koko Komegne

Cette galeries d’art au Cameroun est le fruit de Maréme Malong, femme d’affaires et passionnée d’art. Elle soutient activement la création contemporaine à travers un programme de résidences artistiques. Ce programme lancé en 2019 soutient des projets novateurs, littéraires, plastiques ou de performances. Ceci dans le but d’encourager le dialogue culturel et l’interaction artistique. La résidence est située à Souza à 30 km de Douala, au cœur de la Fondation MAM. Elle offre aux artistes l’opportunité de se recueillir auprès de la nature et du calme.

Localisation de La Galerie MAM

3. GALERIE CARLAD, Atelier des Arts » (Douala) – Galeries d’art

Façade principale de la galeries d’art au Cameroun Carlad. Crédit : Sortir à Douala
Façade principale de la Galerie Carlad. Crédit : Sortir à Douala

« CARLAD » est le diminutif fusionné de 2 noms : « CARLE » et « ADA ». Fille et mère partagent un amour passionné pour les ARTS. Dans cette galeries d’art au Cameroun sont exposées des œuvres d’art Africaine, traditionnelle et contemporaine à Bonanjo à Proximité de la direction Camwater. La Galerie Carlad  propose une vaste sélection d’œuvres et d’objets d’art issus de divers pays ; comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Nigéria. On y retrouve des articles dans plusieurs catégories : artisanat (bois, cuir, métal, vannerie, poterie) ; bijoux (perles, métaux précieux, matériaux naturels) ; masques traditionnels, artefacts historiques ou cérémoniels, miniatures, figurines, peintures (traditionnelles, contemporaines, abstraites) ; sculptures (bois, métal, pierre, terre cuite), textiles, batiks et tapisseries.

Vue intérieure de la galeries d’art au Cameroun Carlad. Crédit : Sortir à Douala
Vue intérieure de la Galerie Carlad. Crédit : Sortir à Douala

La galerie met en avant le savoir-faire des artisans et artistes africains. C’est une véritable vitrine pour la diversité des expressions artistiques du continent, accessible aux amateurs comme aux collectionneurs. Située dans la rue du Capme au numéro 1056 ( ancienne rue du Centre linguistique proximité Direction Camwater de Bonanjo). Elle vous attend du mardi au samedi Localisation Google Map

A lire aussi : Raoul Wansi raconte ses voyages artistiques

4. Maison de la Culture Sawa (Douala) – Galeries d’art

Façade principale du Palais de la Culture Sawa. Crédit : Auletch
Façade principale du Palais de la Culture Sawa. Crédit : Auletch

La Palais de la Culture Sawa baptisé: « Mukanda Mwa Ngondo au Ngondo », l’Assemblée traditionnelle du peuple Sawa est un centre culturel et artistique majeur situé à Douala. Elle a pour mission de promouvoir, préserver et transmettre la culture Sawa, qui regroupe les peuples côtiers de la région. Ce lieu emblématique, conçu en forme de pirogue pour symboliser l’identité Sawa, s’étend sur plus de 1 700 m². Il accueille une salle polyvalente, une médiathèque, un restaurant, des espaces d’exposition et de conférence. La Maison propose régulièrement des ateliers, conférences, expositions, spectacles de danse et de musique. Elle joue un rôle essentiel dans la sauvegarde du patrimoine immatériel Sawa ; tout en offrant une plateforme de dialogue et d’expression pour les artistes et la communauté. Elle contribue ainsi au rayonnement et à la diversité culturelle du Cameroun.

Exposition au Palais de la Culture Sawa. "L'habillement sawa de l'ère précoloniale à nos jours." Commissaire : Joel Mpah Dooh. - Galeries d'art
Exposition au Palais de la Culture Sawa. « L’habillement sawa de l’ère précoloniale à nos jours. » Commissaire : Joel Mpah Dooh. Crédit : Shance Lion

Le Palais de la culture Sawa est le fruit des batailles du roi René Douala Manga Bell décédé en novembre 2012. La construction démarre le 5 mars 2016. Il est présenté aux peuples Sawa le 14 décembre 2023. La cérémonie de remise des clés du Palais de la Culture Sawa au Ngondo, dépositaire des lieux, s’est faite le 05 Mars 2025. 

Localisation Google Map Vallée Besseke, Boulevard du 20 Mai. 

5. L’Annie Kadji Art Gallery

L’Annie Kadji Art Gallery
Façade principale de L’Annie Kadji Art Gallery. Crédit Minette

L’Annie Kadji Art Gallery est située à Bonapriso Douala. Elle a été fondée en 2004 par Annie Rachel Kadji Mbialeu. Elle s’appelait auparavant Bonapriso Center for the Arts (BC Arts). Sa mission est de promouvoir l’art africain, surtout camerounais. La galerie propose des expositions individuelles ou collectives. Elle développe des partenariats avec des galeries du monde entier. Elle organise aussi des ateliers, stages et résidences artistiques. L’espace fait 180 m² avec de hauts plafonds et une mezzanine. On peut y organiser des événements comme des cocktails ou des défilés de mode. Des cours de yoga, de musique et de danse s’y tiennent aussi.

Salle d'exposition  de L’Annie Kadji Art. Crédit : Annie Kadji Art
Salle d’exposition de L’Annie Kadji Art. Crédit : Annie Kadji Art

Cette galeries d’art au Cameroun ouvre du mardi au dimanche. Elle peut aussi ouvrir sur réservation. L’Annie Kadji Art Gallery rend l’art accessible à tous. Elle soutient les artistes et la communauté locale. C’est une plateforme importante pour la création et l’échange.

Raoul Wansi et Etienne Talla (celui qui me fait entrer dans le blogging). Crédit : Tallart
Raoul Wansi et Etienne Talla (celui qui me fait entrer dans le blogging). Crédit : Tallart

Localisation Gooogle Map, BONAPRISO 820 Rue Vasnitex, Bonapriso


Pourquoi visiter ces galeries ?

Visiter une galerie d’art est un excellent moyen de nourrir son imagination et d’enrichir ses connaissances personnelles et culturelles. Par définition, c’est un lieu où sont exposés des œuvres et des artistes issus d’univers très variés.

En cette Journée mondiale de l’art, osez franchir les portes de ces galeries et laissez-vous inspirer par la richesse et la diversité de la scène artistique camerounaise !

A bientôt pour la partie 2 dédiée à la ville de Yaoundé !


Et vous, quelle galerie aimeriez-vous visiter en premier ? Partagez vos coups de cœur en commentaire !


Solidarité Sans Frontières Cameroun : Le volontariat au service du développement et du tourisme – Entretien avec André Valdèse Jiokeng, président fondateur

André Valdèse Jiokeng, fervent acteur du volontariat, mène une aventure humaine et solidaire avec Solidarité Sans Frontières Cameroun (SSFC). Fondée en 2020 dans la continuité de son engagement scout, cette association mobilise des volontaires locaux et internationaux pour porter des projets d’éducation, de santé et de développement communautaire au Cameroun. Rencontre avec un homme déterminé à bâtir un avenir meilleur pour son pays.

« Nous portons la solidarité comme une frontière à franchir »

Voyage en Hauteur : Qui êtes-vous et pourquoi avoir créé Solidarité Sans Frontières Cameroun (SSFC) ?

André Valdèse Jiokeng, président fondateur de l’association Solidarité Sans Frontières Cameroun (SSFC)
André Valdèse Jiokeng, président fondateur de l’association Solidarité Sans Frontières Cameroun (SSFC)

Je suis André Valdèse Jiokeng, âgé de 31 ans, président fondateur de l’association Solidarité Sans Frontières Cameroun dont le siège social est basé à Yaoundé et qui dispose d’antennes à Batié, Bamendou et aux Etats-Unis (Etat de Californie). Parallèlement à mes activités associatives, je travaille en tant que contrôleur interne dans le secteur privé. Cette initiative est née en 2020, inspirée par mes années de scoutisme ; au cours desquelles j’ai compris la force de l’engagement communautaire.

Notre association a pour mission de favoriser l’accès à une éducation de qualité, de lutter contre la précarité, et de préserver l’environnement au Cameroun. À travers nos projets, nous ambitionnons de mobiliser les jeunes, qu’ils soient Camerounais ou étrangers, autour d’initiatives concrètes : rénovation de bâtiments, sensibilisations, animations communautaires et bien plus encore.

Nous sommes une équipe soudée de 50 volontaires camerounais, sans salariés, et nous avons déjà accueilli des bénévoles internationaux. Ensemble, nous avons mené plusieurs projets dans des domaines variés tels que l’éducation, la santé, et l’environnement.

Voyage en Hauteur : Comment mettez-vous en œuvre des projets communautaires ?

Nos projets sont co-construits avec nos partenaires locaux et internationaux, toujours en réponse à des besoins identifiés sur le terrain. Les populations locales participent activement, que ce soit pendant les phases de préparation ou durant la réalisation des travaux.

Ces initiatives sont essentielles, car elles répondent à des besoins urgents souvent ignorés par l’État. Notre action est donc une réponse directe et pragmatique aux problématiques locales.

Solidarité Sans Frontières Cameroun SSCF - André Valdèse Jiokeng .jpg
La joie débordante après une mission réussie. Crédit : Solidarité Sans Frontières Cameroun SSCF

Voyage en Hauteur : Quels projets Solidarité Sans Frontières Cameroun (SSFC) a déjà réalisé ?

En partenariat avec Hope 4 Heart et UT’Africa, Solidarité Sans Frontières Cameroun a organisé une campagne de cardiologie à Ngoui. Crédit : André Valdèse Jiokeng
En partenariat avec Hope 4 Heart et UT’Africa, Solidarité Sans Frontières Cameroun a organisé une campagne de cardiologie à Ngoui. Crédit : André Valdèse Jiokeng

Depuis 2020, notre parcours est marqué par des actions significatives :

  • Février 2025 : En partenariat avec Hope 4 Heart et UT’Africa, Solidarité Sans Frontières Cameroun a organisé une campagne de cardiologie à Ngoui, dans le village de Bamendou (Ouest Cameroun). Cette campagne comprenait des consultations gratuites (générales et cardiologiques), des électrocardiogrammes, ainsi que des dépistages du VIH et des hépatites. Nous avons également sensibilisé les populations aux maladies cardiovasculaires et aux infections sexuellement transmissibles.
  • Janvier 2025 : Rénovation de deux salles de classe à l’École Publique de Ngoui Mekia, toujours en collaboration avec UT’Africa.
  • 2024 : Quatre projets majeurs ont été réalisés dans les communes de Metchou, Batié, Bamendou et Mvangane, grâce à un partenariat avec les Scouts et Guides de France :
    • Rénovation de salles de classe au Lycée bilingue de Mvangane (Sud Cameroun).
    • Construction d’un château d’eau à Ngoui, qui alimente toute la localité.
    • Rénovation de salles de classe à l’école EEC de Fangoum 2, à Batié.
    • Construction de deux salles de classe à Metchou.
  • 2023 : Sensibilisation à l’hygiène bucco-dentaire plus distribution des brosses à dents, dentifrices et des vêtements dans un village à Dschang les compagnons français de la Team des Trimarans.
Rénovation de deux salles de classe à l’École Publique de Ngoui Mekia, une collaboration entre UT’Africa et Solidarité Sans Frontières Cameroun (SSFC)
Rénovation de deux salles de classe à l’École Publique de Ngoui Mekia, une collaboration entre UT’Africa et Solidarité Sans Frontières Cameroun (SSFC). Crédit : André Valdèse Jiokeng

Voyage en Hauteur : Comment alliez-vous bénévolat et immersion culturelle ?

Chaque mission est aussi une occasion de découvrir les richesses culturelles et touristiques du Cameroun. À l’arrivée des volontaires internationaux, nous organisons un accueil chaleureux dès l’aéroport de Yaoundé. Ensuite, nous leurs offrons une visite de la ville, notamment du Rocher de Fébé et du Monument de la Réunification.

Les volontaires internationaux en visite au Monument de la Réunification à Yaoundé avant le départ pour le site du projet. Crédit : André Valdèse Jiokeng

Les volontaires s’immergent ensuite dans la vie des villages où se déroulent les projets. Ils partagent le quotidien des habitants, goûtent aux mets locaux, et découvrent la chaleur de l’hospitalité camerounaise.

Une fois les travaux terminés, nous accordons une semaine complète à la découverte du pays :

  • Le Musée du Palais Royal de Foumban.
  • Les Chutes de la Métché à Bafoussam.
  • Le Musée des Civilisations de Dschang.
  • Les Chutes de la Lobé à Kribi.
  • La chefferie Bandjoun et son Musée
  • L’échange culturel avec une famille dans Bandjoun
  • Le site touristique tagidor à Bangou;
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Les volontaires nationaux en visite aux Chutes de la Métché à Bafoussam. Crédit : Solidarité Sans Frontières Cameroun (SSFC).

Les retours des volontaires sont toujours très positifs. Comme le souligne Bastian unn volontaire français. « Nous avons découvert un pays incroyable. Le Cameroun m’a marqué par ses paysages et sa population. C’était une expérience humaine formidable. Au Cameroun, on se sent chez soi ! »

Voyage en Hauteur : Comment évaluez-vous les projets de Solidarité Sans Frontières Cameroun ?

Nous accordons une grande importance au suivi et à l’évaluation de nos actions :

  1. Bilan quotidien : Chaque soir, les équipes se réunissent pour évaluer la journée et ajuster leurs actions, si nécessaire.
  2. Bilan à chaud et à froid : À la fin de chaque projet, nous organisons des sessions de réflexion pour analyser les points forts et les axes d’amélioration.
  3. Co-construction : Nos partenaires locaux et internationaux participent à l’évaluation finale, afin de garantir que les objectifs ont été atteints.

Voyage en Hauteur : Pourquoi êtes-vous si engagé dans cette mission ?

En 2016, lors des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), le Pape François a exhorté les jeunes à « sortir de leur zone de confort » et à « chausser des crampons ». Cette métaphore m’a profondément marqué. Elle symbolise notre volonté de nous engager pleinement, d’aller sur le terrain, et de bâtir un avenir meilleur pour nos communautés.

Nous croyons fermement que chaque action, aussi petite soit-elle, peut transformer des vies.

Un conseil pour les futurs volontaires ?

Avant de vous engager, questionnez vos motivations et vos missions. Le volontariat demande une réelle implication personnelle et un esprit d’équipe. Soyez prêts à sortir de votre zone de confort et à vivre une expérience unique, enrichissante à la fois sur le plan humain et culturel.


Sommet Mondial du Handicap 2025 : La voix du Cameroun s’est fait entendre !

J’ai suivi avec grand intérêt le Sommet Mondial du Handicap 2025. Il s’est tenu à Berlin, en Allemagne, les 2 et 3 avril. Cet événement a rassemblé des acteurs du monde entier pour promouvoir le développement inclusif. La voix des personnes handicapées du Cameroun s’est fait entendre grâce à la plateforme Inclusive Society For Persons with Disabilities.

Cet événement a été co-organisé par l’Allemagne, la Jordanie et l’Alliance internationale pour les personnes handicapées s’est inscrit dans la continuité des sommets de 2018 et 2022. En conséquence, il a permis d’engager des discussions cruciales sur les droits des personnes handicapées. Trois représentants camerounais de La Plateforme Inclusive Society For Persons with Disabilities ont eu l’honneur de participer : Evelyne Angonwi, Fru Chick Sama et Kengne Tiomo Daniel. Tous, en tant que déficients visuels, ont fait entendre l’importance d’inclure les personnes handicapées dans la prise de décisions.

Evelyne Angonwi, déficiente visuelle, participant au Sommet Mondial du Handicap Crédit : La Plateforme Inclusive Society For Persons with Disabilities
Evelyne Angonwi, déficiente visuelle, participant au Sommet Mondial du Handicap Crédit : La Plateforme Inclusive Society For Persons with Disabilities

Le plaidoyer de La Plateforme Inclusive Society

La Plateforme Inclusive Society représente les organisations de personnes handicapées au Cameroun. Lors de cet événement, elle a plaidé pour des engagements concrets. Tout d’abord, elle a demandé la création de mécanismes pour consulter les personnes handicapées. En plus, elle a insisté sur l’importance d’inclure souvent les groupes oubliés comme les personnes atteintes d’albinisme, les réfugiés et les personnes handicapées déplacées à l’intérieur de leur propre pays.

Les attentes de La Plateforme ne se limitaient pas à des déclarations symboliques. Par conséquent, elle a exigé que les États renforcent les capacités des personnes handicapées et des organisations qui les représentent. C’est crucial pour leur permettre de participer aux processus de décision. De plus, elle a souligné la nécessité d’obtenir des données précises pour évaluer l’impact des politiques dans l’application de la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Convention relative aux droits des personnes handicapées.
Visuel Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Lutte contre la pauvreté et les inégalités

En ce qui concerne la lutte contre la pauvreté et les inégalités, La Plateforme a insisté sur l’adoption de budgets inclusifs. Cela implique de mobiliser des ressources pour répondre aux besoins des personnes handicapées. Ainsi, cela doit se faire à tous les niveaux du gouvernement.

Concernant l’emploi, La Plateforme a demandé aux États de créer des environnements favorables. En particulier, sur le logement, les aménagements raisonnables, les technologies d’assistance, la protection sociale et la progression de carrière. elle a souligné les besoins spécifiques des femmes et des jeunes. Elle a également demandé que les organisations de personnes handicapées se impliquent dans le suivi des politiques.

Données inclusives pour une meilleure gestion

Enfin, La Plateforme Inclusive Society a exhorté les États à établir des systèmes d’information centralisés sur le handicap. Cela améliorerait à la fois les réponses humanitaires et les efforts de développement. Également, cela garantirait que les données sur les personnes Handicapées soient intégrées dans les systèmes de planification.

En conclusion, le Sommet Mondial du Handicap 2025 a fourni un espace essentiel pour faire entendre les demandes des personnes handicapées. La voix de La Plateforme Inclusive Society a joué un rôle clé dans ce processus. Il est dès lors urgent que les discussions de cet événement se traduisent par des actions concrètes. Cela favorisera une inclusion durable pour tous.


Dao Dao Sony et sa Grande première théâtrale qui déchire !

Sonia Kanse connue sous le nom d’artiste de Dao Dao Sony est une humoriste, actrice et comédienne. Le jeudi 10 avril 25 elle a présenté au public de l’institut français de Yaoundé sa toute première scène théâtrale. Cette Grande première du spectacle « feu mon mari » est le résultat d’une résidence de création sous la direction artistique du Dr. Annie Tchawack. Elle a offert une prestation mémorable si je m’en tiens à la multitude de commentaires positifs qui ont inondé la toile depuis lors. Je n’étais pas présent pour des raisons économiques, même comme l’entrée gratuite. Pour lui faire honneur, j’ai décidé de faire un morceau choisi des commentaires qui m’ont fait vivre le spectacle comme si j’y étais.

Le décor est planté avec ce résumé de Metamorphosis Espace Culturel Yaoundé!

 » FEU MON MARI  » est un Monodrame dans lequel, Marie, Une Jeune Femme Emprisonnée Remonte le Fil de sa Vie: ~De l’Orphelinat où Elle Fut Éduquée par des Soeurs, à Sa Vie Conjugale Étriquée, Sous l’Emprise d’un Mari Âgé , Tyrannique , Jusqu’au Début de sa Libération par… l’Acte de Peindre ; Elle Raconte Comment la Peinture lui a Permis de Se Libérer…

Metamorphosis Espace Culturel Yaoundé

Ouverture de rideau avec ce compte rendu fidèle de Le Botswangais !

« Sonia Kanse aka Dao Dao Sony : seule en scène, mais habitée par mille vies

Le rideau s’est levé sur une scène vide de l’ #IFCameroun .

Pas de décor flamboyant, pas de partenaire pour relancer la réplique.

Juste une lumière tamisée, un silence pesant, et elle : Sonia Kanse.

Pour sa toute première apparition sur les planches, la jeune comédienne a relevé un défi que même des acteurs aguerris redoutent : un monologue. E
lle est seule face au public. Seule face au texte. Seule avec elle-même.

Une maîtrise du souffle et du rythme

Dès les premières secondes, Sonia a capté l’attention. Grâce à une diction précise, un souffle maîtrisé et une voix bien placée, elle a su projeter ses émotions sans jamais forcer. Le phrasé, soutenu par des silences pleins, laissait place à la tension dramatique, à l’émotion brute.

Son rythme intérieur, travaillé durant le travail de table, a permis à son interprétation de ne jamais faiblir. Le public, suspendu à ses mots, sentait chaque montée, chaque rupture, chaque point de bascule du texte.

Une présence scénique magnétique

Sur ce plateau nu, Sonia occupait tout l’espace, non par des déplacements inutiles, mais par une énergie scénique palpable. Elle a fait du moindre regard, du plus léger geste, un langage à part entière.

Son corps engagé, ancré dans le sol, traduisait autant que ses mots les tourments intérieurs du personnage. Elle jouait avec l’ombre et la lumière, domptant les contre-jours, s’appuyant sur chaque lumière rasante pour souligner la fragilité ou la force.

Une écoute du silence

Ce qui frappe, chez Sonia, c’est cette capacité à écouter le silence. Dans un monologue, le risque est grand de s’écouter parler. Elle, au contraire, laissait respirer chaque phrase. Elle écoutait le plateau, écoutait la salle, écoutait même les silences entre ses mots, donnant au texte une profondeur rare.

Un public conquis, une vocation révélée

Lorsque le noir salle est tombé, un battement de cœur semblait relier chaque spectateur. Puis l’explosion : une ovation spontanée, sincère, vibrante. Sonia Kanse venait de réussir ce que beaucoup rêvent sans jamais oser : porter seule, avec vérité et puissance, une parole théâtrale de bout en bout.

Ce soir, une actrice est née.

Pas une étoile filante, mais un feu intérieur, nourri de travail, de sensibilité et d’une intuition scénique précieuse.

Bravo l’artiste

Le Botswangais  
Sonia Kanse AKA Dao Dao Sony
Dao Dao Sony sur la scène. Crédit : Paul-Marie MALA

Entracte avec ce texte d’un média spécialisé dans le Théâtre Jeunes Kamer

La jeune comédienne Dao Dao Sony était juste magistrale sur la scène de l’IFC de Yaoundé.
Qui dit le contraire?

Elle a presté un monologue sur scène, et c’était un moment de pure magie. Avec une présence et une confiance en elle-même. #Dao_Dao_Sony a captivé l’audience avec sa voix, ses gestes et son énergie. Elle a tissé un fil invisible entre elle et le public, faisant pleurer certains et réfléchir d’autres.

Sa prestation a été un véritable tour de force, qui a laissé tout le monde émerveillé. Elle a joué avec une intensité et une passion qui ont illuminé la scène et ont fait de chaque spectateur un témoin privilégié de son talent.

Belle façon dont elle a utilisé son corps, sa voix et son imagination pour nous transporter dans un monde de rêve et de réalité. C’était une expérience unique et inoubliable qui nous a laissé tous avec un sentiment de joie et de gratitude.

Félicitations à Dao Dao Sony pour cette prestation exceptionnelle. Nous avons hâte de vous revoir sur scène.

Théâtre Jeunes Kamer
Sonia Kanse AKA Dao Dao Sony
Dao Dao Sony sur la scène. Crédit : Paul-Marie MALA

Fermeture de rideau avec ce message de l’amoureux de Sonia Kanse aka Dao Dao Sony

« Je suis fière de toi. Depuis là je ne cesse de lire les échos sur ton one woman show. Bravo, bravo, bravo encore. C’est bien de prendre des risques et tu as pris un beau risque…en théâtre. Étant moi même issue du théâtre je sais qu’un solo c’est encore plus difficile. Tu as l’impression d’être seule. Je voulais aussi te dire merci de garder cette rage de vaincre. C’est elle qui te hissera sans doutes au sommet, car tu es en compétition avec toi et toi désormais. Tu as franchi une limite. Quelle autre limite tu compte franchir à présent ? A toi de voir mon bébé 🥰 »

Message anonyme publié sur la page de Dao Dao Sony

Chembifon Dibue Muna a fait quelques extraits vidéo de ce spectacle. Clémence DN quant à elle, a dévoilé « les prochaines dates👉🏾 21 et 22 Mai 2025 au Conservatoire Jalmik sis à Ekoudoum ». Cette fois-là je serais présent.

Comment terminer ce billet sans mentionner les mots de l’artiste Dao Dao Sony

« •• mes SOLD’ART ••
Je suis fière de toi…
J’ai tellement de messages comme ça.


Mais, moi, JE SUIS FIÈRE de vous TOUS .
Sans exceptions, que vous soyez sûr les photos ou PAS

J’ai aimé votre énergie, vos réactions, vos ovations
Oooooooooooooor pour une 1ere avec cette pluie c’est une RENAISSANCE
MERCI
»

Dao Dao Sony
Dao Dao Sony entouré du public.
Dao Dao Sony entouré du public. Crédit : Paul-Marie Mala

A lire aussi : Embarquez pour un voyage slam poétique avec Karolyn Kouakap


Embarquez pour un voyage slam poétique avec Karolyn Kouakap

Dans un éclat de mots et de rêves, Karolyn Kouakap s’élève tel un oiseau poétique, dévoilant son âme à travers le slam. En 2025, elle célèbre dix années de carrière littéraire, une décennie riche en engagements et en voyages à travers le Cameroun. Ses multiples voyages ne sont pas seulement des découvertes géographiques, mais aussi des sources d’inspiration poétique. Guerrière des mots, ses vers, empreints de lumière et d’ombre, tracent des chemins qui unissent les cœurs. Voici l’histoire d’une slameuse, d’une poétesse, d’une voyageuse, dont les mots résonnent comme des échos des maux.

Karolyn Kouakap à la Rencontre Touristique et Artistique d'Akono 2024
Karolyn Kouakap à la Rencontre Touristique et Artistique d’Akono 2024

Voyage en hauteur : Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Karolyn (Caroline) Kouakap, poète et slameuse, auteure de trois recueils de textes à savoir : Cogito, publié chez Edilivre Paris en 2015 ; D’amour et d’espoir, publié à Lupeppo Yaoundé en 2024 ; et Celle qui vient de mars, publié dans Mozaïk 9, International Magazine of the Indian Ocean jan|fev|mars 2023, p. 337.

Dans le premier recueil, je me veux rationnelle et j’aborde logiquement quelques problèmes et questions existentiels.
Dans le deuxième, je me veux émotionnelle : je me mets à nu et me livre dans toute la sensibilité qui est mienne.
Et dans le troisième, je me fais militante pour plus d’égalité, pour qu’au-delà du genre humain, on parle davantage d’humanité.

Je suis une guerrière des mots, un soldat de la slam’Armée, une femme forte à l’âme sensible et rebelle qui, sans faille et sans flemme, s’enflamme contre les maux ; mots contre maux.

''D'amour et d'espoir'', ''Cogito'' et  Celle qui vient de mars, les amours de Karolyn Kouakap, prennent du bon temps sur la plage de Kribi. Crédit : Karolyn Kouakap

Voyage en hauteur : Dites-nous c’est quoi le SLAM ?

« Slam » veut dire « claquer » en anglais. Le slam est apparu en 1980 à Chicago. Le slam est une discipline oscillant entre poésie et performance théâtrale. C’est un espace de libre expression, où le slameur/la slameuse offre au public un texte de sa composition, dont le thème, le fonds et la forme sont complètement libres et se construisent au fur et en mesure de l’évolution.

Voyage en hauteur : Raconte-nous ta rencontre avec le slam.

Ça commence toujours par des rêveries, des petites balades sentimentales, ces belles phrases qu’on écrit tout simplement pour exprimer un vœu à un ami. Jusqu’au jour où, en plus de cela, on commence à écrire pour parler de la vie, célébrer ses beautés et dénoncer ce qui nous ennuie. Ainsi, depuis la fleur de l’âge, la poésie m’a choisie ; de ce fait, je l’ai dans la peau, je l’ai dans le cœur, au bout de mes doigts et sur mes lèvres… En effet, chaque mot résonne en moi, comme une mélodie douce qui ne demande qu’à s’épanouir.

 »Elles », premier single de Karolyn Kouakap, en spectacle live au festival Plurielles 2020

Voyage en hauteur : Que représente le slam pour Karolyn Kouakap ?

Plus qu’une passion, j’ai trouvé dans le slam des raisons de donner plus de sens à ma vie.
Sans lui, je m’ennuie ; avec lui, je survis.
Face aux vicissitudes de la vie, j’y ai trouvé la force.
Quand tout allait mal, il était là.

Face aux pires déceptions, il a posé sa main sur mon épaule et m’a dit : « Ça ira ».
Et là, j’ai été séduite, conquise et convaincue qu’il n’est plus possible de vivre sans lui.
Il est ce condiment qui donne de la saveur à ma vie.

Voyage en hauteur : Est-ce que le slam au Cameroun nourrit ses artistes ?

Pas encore (rires).

Voyage en hauteur : comment le slam peut contribuer à la promotion de la destination Cameroun ?

Je suis Caroline Kouakap, originaire d’un village dans le Ndé qu’on appelle Bangoua
Mais je vis depuis toujours à N’gola
J’ai été dans la Menoua où j’ai visité les chuttes de Toulah
Et le Palais du Roi Bamoun , ohh ça s’était dans le Noun

J’ai été à Nkongsamba à Melong plus précisément
On y retrouve des ressortissants de divers villages de la région du soleil couchant
Ils cohabitent paisiblement avec les originaires des lieux,
ceux là même qu’on appelle les Mbo’o

J’ai été à Mapubi, à Logbi’i, à Ngwei
Des villages situés entre Puma et Edéa
Là bas, je me suis gavée de macabo plaintain, de poisson d’eau douce accompagné de vin blanc
Sur les collines d’Elat je me suis recueillies
A nsimalen, à Mva’a, en la Cathégrale saint Joseph de Kribi ⛪ aussi…

Sur mon chemin j’ai rencontré pas mal de monde ️👱🏽‍♂️🧑🏾👩🏾‍🦱
Des personnes d’ici et d’ailleurs qui m’ont fait découvrir leur petit monde
En fille de la patrie 🇨🇲 j’ai aimé chaque univers

Alors je rends hommage à cette diversité si chère à notre terre

Karolyn Kouakap Au Lac Mystique du Mont Mbapit
Au Lac Mystique du Mont Mbapit

Quoi de mieux que ce texte de slam pour mettre en évidence la contribution du slam à la promotion de la destination Cameroun ?

À lire aussi : Découvrez Kribi à travers le roman policier « Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng » de Lois Irène Nwaha

Voyage en hauteur : Présidente du CLIJEC, Karolyn Kouakap a initié la randonnée poétique dont la première édition s’est tenue au Mont Kalekum. Pourquoi cette initiative ?

Avec la randonnée, le poète vit littéralement dans les airs. Ce qui est captivant depuis ces hauteurs, c’est le vent de la liberté, la légèreté de la vie, le temps qui s’arrête l’instant d’une déclamation, le souffle des hommes et femmes qui s’unissent dans le mot poème…

Karolyn Koukap au sommet du Mont Kalekum pour une escapade poétique le 13 août 2023 qui porte deux plumes, celle du CLIJEC (Emerging Writers) et celle de Voyage en hauteur .
Karolyn Koukap au sommet du Mont Kalekum pour une escapade poétique le 13 août 2023 qui porte deux plumes, celle du CLIJEC (Emerging Writers) et celle de Voyage en hauteur.

Voyage en hauteur : Parle-nous de tes origines.

L'histoire raconte que c'est à Bangoulap qu'il faut chercher mes origines lointaines.
Mon arrière-arrière-grand-père serait parti de Bangoulap pour s'installer à Bangoua.
De Bangoua aux différents villages du Centre, Sud, Littoral, mes pères ont dû quitter leur terre, chassés par le maquis...
Loin de chez eux, ils ont erré, faisant de nous des éloignés, déplacés, déracinés...

Voyage en hauteur : En 2025 Karolyn Kouakap célèbre 10 années de carrière littéraire. Un évènement en perspective ?

Pour le 10e anniversaire de la publication de mon tout premier recueil de poèmes Cogito, nous comptons organiser une série d’activités de mai à juillet 2025.

Au programme

  • Causeries Littéraires et Artistiques (CALIED) avec les élèves des établissements scolaires
  • Rencontres avec les jeunes des foyers
  • Rencontres virtuelles
  • Rencontre spectacle
  • Escapade poétique

Si tu es intéressé par l’une de ces activités, joins-toi à nous pour qu’ensemble, nous puissions rendre cela possible.

Ta contribution de toute nature est attendue. Merci !


Découvrez Kribi à travers le roman policier « Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng » de Lois Irène Nwaha

Lois Irène Nwaha, auteure du roman policier Brigade 14: L’affaire Cathy Nkeng, était à l’honneur de l’acte premier du Kalahari’s BOOK CLUB. Ce rendez-vous littéraire qu’ont organisé La Cène Littéraire et Acolitte s’est tenu le samedi 30 mars 2025 à la maison du café à Yaoundé. « Un moment d’une richesse soutenue où les acteurs du Livre et des clients réguliers du lieu ont non seulement participé aux échanges, mais sont aussi repartis avec des exemplaires. » En guise de dédicace de mon exemplaire, Lois Irène Nwaha m’a accordé cet entretien.

Lois Irène Nwaha (autrice) et Ngoan Beti  (promotrice du Kalahari's BOOK CLUB). Crédit : Kalahari's BOOK CLUB
Lois Irène Nwaha (autrice) et Ngoan Beti (promotrice du Kalahari’s BOOK CLUB). Crédit : Kalahari’s BOOK CLUB

Voyage en hauteur : Quelle est l’intrigue du roman Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng ?

Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng est un polar qui s’ouvre dès les premières pages sur la découverte étonnante du corps sans vie de Cathy Nkeng. C’est une jeune femme célèbre de par sa couronne de miss Cameroun mais surtout, elle va de frasque en frasque. Son inséparable copine et elle n’ont jamais eu peur de tirer sur tout ce qui bouge, bien que cela ait conduit parfois à des situations dramatiques.

La fin tragique de Cathy Nkeng éveille, plus que d’habitude, la curiosité de l’opinion générale, car la scène de crime sort complètement de l’ordinaire. Pour les plus superstitieux, les « mami water », ces sirènes légendaires, auraient décidé d’en découdre avec Cathy. Mais, les gendarmes de la Brigade de Kribi 2eme découvrent des éléments qui laissent à penser qu’il s’agit d’un assassinat commis par un individu proche de la victime. Il ne leur reste alors qu’à éliminer un à un les suspects qui ont tous quelque chose à cacher.

Argent, Sexe, Trahison, Illusion, Trafique d’arme, Manipulation… Voilà autant de mobiles qu’il faudra analyser afin de mettre la main sur notre coupable.

Vous pouvez obtenir votre exemplaire auprès de la Maison d’édition Tila Africa  ou sur Amazon ou alors sur Youscribe.

Voyage en hauteur : Pourquoi le roman est-il axé sur la ville de Kribi ?

Le roman est axé sur la ville de Kribi parce que j’y ai résidé pendant de nombreuses années, et j’y réside encore. J’apprécie les populations et leurs cultures, et je voulais partager une autre vision de cette ville avec le monde. En effet, les gens ne la perçoivent souvent que comme un lieu touristique. Je souhaitais vraiment montrer un autre aspect de cette ville tout en dénonçant certaines lacunes de la société.

Voyage en hauteur : D’après vous, qu’est-ce qui fait la particularité de la ville de Kribi ?

Ce qui fait la particularité de la ville de Kribi, c’est d’abord sa plage et son paysage panoramique magnifique. Ensuite, il y a le poisson Ebandjéa et le mystère autour des sirènes. C’est une ville qui offre plus que cela aujourd’hui, car elle n’est pas seulement un pôle touristique, mais également un pôle économique où de plus en plus d’entreprises s’installent. Pour moi, c’est un futur Douala qui est en train de se créer.

Voyage en hauteur : Quel est le processus d’écriture de ce livre ?

Le livre s’est écrit pratiquement sur deux ans. Dans un premier temps, j’ai simplement écrit le roman sans grande conviction, simplement pour m’amuser. Ensuite, après avoir rencontré des correcteurs et des relecteurs, j’ai suivi des ateliers d’écriture durant lesquels nous avons approfondi les personnages. Nous avons également rencontré des professionnels des enquêtes pour que la manière de réaliser une enquête criminelle soit la plus proche de notre réalité. C’était justement l’objectif de ce livre : montrer une enquête criminelle camerounaise, expliquer comment elle est menée, dirigée et comment elle aboutit. Il a donc fallu deux ans pour produire ce livre.

À lire aussi : L’Afrique et l’intelligence artificielle : un appel à l’innovation locale un livre de Joel Parfait Kuate

Voyage en hauteur : Comment votre livre peut-il œuvrer à la promotion de la destination Cameroun ?

Mon livre parle d’une ville touristique. Il invite le lecteur à découvrir la culture et les langues, car on y trouve des expressions en langue Batanga, en francanglais, et en bulu. C’est vraiment un voyage dans la culture camerounaise, et plus encore, dans la culture des peuples de Kribi. D’ailleurs, la première de couverture met en avant la belle plage de Kribi.

La première de couverture du roman « Brigade 14: L'affaire Cathy Nkeng» met en avant la belle plage de Kribi. Crédit : Kalahari's BOOK CLUB.
La première de couverture du roman Brigade 14: L’affaire Cathy Nkeng met en avant la belle plage de Kribi. Crédit : Kalahari’s BOOK CLUB.

Brigade 14 : L’affaire Cathy Nkeng c’est l’intrigue surprenante, l’humour décoiffant, l’écriture fluide, un sens de la description pointue et une véritable immersion dans la cité balnéaire de Kribi. »

AbeeNdjeya

Voyage en hauteur : Quelle est votre meilleure destination ?

Maroua ! J’y suis allée une fois et j’ai adoré son immensité. On a l’impression que la ville ne finit jamais, ce qui m’a plu. J’aime l’accueil et les populations. Maroua fait partie de mes destinations préférées quand je veux vraiment écrire ou me ressourcer.

Voyage en hauteur : En un mot, faites un pitch pour convaincre un passionné de tourisme d’acheter votre roman.

Si tu veux voyager et découvrir une destination originale, L’affaire Cathy Keng te permettra d’y arriver sans bouger de ton siège.


Quand monsieur refuse de taper sur madame

Par une nuit sans lune, un homme a fait un choix. Celui de ne pas devenir un bourreau. Celui de rester un humain. Celui d’éviter la violence. C’est le cas chez mon voisin, un homme que je vais appeler Jean. Jean est un homme comme tant d’autres, mais cette nuit-là, il est devenu le héros d’une histoire qu’il aurait pu regretter.

Une nuit, des cris, et un silence habité

Il était un peu plus de deux heures du matin quand les premières insultes ont claqué, comme des gifles dans l’air humide du quartier. Les murs tremblaient, et dans mon lit, j’ai tendu l’oreille. Ce n’était pas la première fois que mon voisin Jean, un homme d’une quarantaine d’années, fort de stature mais discret de nature, traversait une tempête conjugale. Mais cette nuit-là, la voix qui dominait n’était pas la sienne.

Agnès, sa femme, la trentaine vive, moins imposante, mais chargée de colère, l’accablait de mots plus tranchants qu’un couteau. « Espèce de bon à rien ! », « Tu n’es qu’un lâche ! », criait-elle. Des mots qui n’avaient qu’un seul but : le pousser à la faute. L’inciter à lever la main. À répondre à la violence verbale par la violence physique. À devenir ce que tant d’hommes sont devenus dans l’ombre : des oppresseurs.

Mais lui, non.

violence A dramatic scene in a dimly lit living room at night, showcasing an African woman with an intense expression, furiously shouting at her husband. The husband, a Black man, appears visibly agitated and overwhelmed by the situation. The room is decorated with typical home furnishings, and shadows play across the walls, adding to the tension of the moment. The atmosphere is charged with emotion, highlighting the conflict between the couple.
Scène de dispute conjugale générée par l’IA Assistant

Le choix du souffle… pas du coup

Il aurait pu, il en avait la force. Il en avait les raisons. Mais il n’en avait pas le droit — ni moralement, ni humainement. Alors il a fait quelque chose de grand. Il a mis ses clés dans sa poche, a ouvert la porte, et est sorti. Pieds nus. Sans dire un mot. Comme on fuit un incendie pour éviter d’y laisser son âme.

Le vent frais de la nuit a effacé les cris. Il a marché. Longtemps. Jusqu’à ce que son cœur cesse de tambouriner contre sa poitrine. Jusqu’à ce que ses poings, serrés d’émotion, retrouvent leur calme.

Le matin, le conseil… et la décision

À l’aube, pendant que le soleil se levait timidement sur notre quartier encore endormi, il a convoqué le conseil de famille. Pas pour se plaindre. Pas pour pleurer. Mais pour poser un acte. Un acte de dignité.

Il a choisi de répudier sa femme, non pas dans l’humiliation, mais dans la protection. Pour lui, pour elle, pour leurs enfants. Pour que la violence ne devienne pas leur quotidien. Afin que l’exemple reste celui d’un homme qui maîtrise ses émotions, qui refuse de frapper, même quand tout l’y pousse.

Monsieur n’a pas tapé madame, et c’est ça l’héroïsme

Ce récit n’est pas une fable. C’est une réalité. Une leçon. Une chronique d’humanité dans un monde trop souvent aveuglé par la colère.

Car la violence conjugale ne commence pas toujours par un coup. Mais elle commence toujours par un choix. Et cette nuit-là, mon voisin a choisi le respect de soi. Il a choisi la paix. Il a choisi l’exemple.

Lancement d'un numéro national pour les auteurs de violences conjugales -  Violence faites aux femmes - Droits des femmes et à l' égalité - Actions  de l'État - Les services de l'État
Arrêtons les violences

Apprendre à gérer les conflits sans violence

À vous, les hommes, qui parfois sentez la colère monter comme un torrent. Souvenez-vous de cette histoire. Souvenez-vous qu’il y a d’autres chemins que la brutalité. Voici quelques clés :

  • Sortez. Littéralement. Quittez la pièce. Allez marcher.
  • Respirez lentement, profondément. Reprenez contact avec vous-même.
  • Appelez un proche. Parlez, sans honte. Vous n’êtes pas seul.
  • Écrivez ce que vous ressentez. Les mots calment quand les coups blessent.
  • Demandez de l’aide professionnelle. La thérapie n’est pas une faiblesse, c’est une sagesse.

Une société sans violence commence à la maison

Ce billet est une invitation. À repenser la virilité, à valoriser la maîtrise de soi, à transformer la colère en dialogue, le tumulte en silence habité.

Parce qu’un homme qui ne tape pas sa femme n’est pas faible. Il est fort. Fort d’un courage nouveau. Fort d’une humanité retrouvée.

À lire, à partager, à méditer.

À lire aussi : Chronique d’une randonnée inclusive au Mont Messa


Chronique d’une randonnée inclusive au Mont Messa

Le samedi 29 mars 2025, l’aube s’est levée sur Yaoundé avec un souffle d’espoir et d’aventure. Un souffle qui, ce jour-là, allait guider mes pas et ceux d’une vingtaine de compagnons vers les hauteurs du Mont Messa. Une randonnée ? Oui. Mais pas n’importe laquelle. Une randonnée inclusive, dans le cadre de la troisième édition des Diversity Days, un événement qui célèbre le public handicapé, et qui, cette année, a choisi pour thème : « Le sport inclusif : un levier pour le bien-être et le lien social ».

Une ascension, trois étapes, une seule direction : le sommet

Nous étions vingt, voyants, malvoyants, non-voyants, réunis dans une même dynamique : celle du partage, du dépassement, de la découverte. Le Mont Messa, d’une altitude d’environ 1015 mètres, n’était pas seulement notre destination. Il était notre terrain d’union.

La randonnée inclusive s’est déroulée en trois étapes, chacune comme une métaphore de la vie, avec ses obstacles, ses beautés cachées, ses surprises.

Randonnée inclusive au mont Messa avec DV Lancez-vous et Voyage en hauteur
Nous étions vingt, valides, malvoyants, non-voyants, réunis dans une même dynamique. Crédit : Favour Nkaimbi

Étape 1 : Les ruines, la mémoire, et les histoires

Nous avons débuté par la traversée des ruines de l’ancienne carrière qui a donné son nom au quartier : Messa Carrière. J’ai pris quelques instants pour raconter à mes compagnons l’histoire du lieu. En langue Ewondo, Messa est le pluriel de Assa, le prunier. Ces collines abritaient autrefois la société Dragages-Cameroun, exploitant intensément ses flancs jusqu’en 1984. Aujourd’hui, un énorme trou béant, vestige de cette activité, raconte silencieusement le passé industriel de la colline.

Randonnée inclusive au mont Messa avec DV Lancez-vous et Voyage en hauteur
Le Mont Messa abritait autrefois la société Dragages-Cameroun qui exploité la carrière jusqu’en 1984. Crédit : Favour Nkaimbi

Ce décor, à la fois brut et chargé d’histoire, a éveillé chez nos participants une attention particulière. Les malvoyants sentaient les variations du sol sous leurs pieds. Là où nous voyons, ils ressentent.

Étape 2 : Le souffle des champs

Puis, nous avons entamé la montée entre les champs de maïs, sur une route en terre dégagée. Le soleil déjà haut jetait ses rayons sur les jeunes pousses, et l’air, bien que chaud, portait une promesse de renouveau. C’est ici que la randonnée a commencé à faire parler les corps. Les muscles se sont tendus, les souffles raccourcis, mais les cœurs, eux, battaient en harmonie.

Angello Gangoum, non-voyant à Yaoundé, m’a confié : « Le défi que la randonnée représente pour le déficient visuel est qu’elle lui permet de percevoir les choses, notamment l’obstacle qui se dresse devant lui. Il y a ce qu’on appelle la proprioception : cette faculté à ressentir la difficulté, à ressentir les obstacles. C’est un défi ! »

Sidoine FEUGU (en lunette) et Angello gangoum au sommet du Mont Messa. Crédit : Mr Derrick
Sidoine FEUGU (en lunette) et Angello gangoum au sommet du Mont Messa. Crédit : Favour Nkaimbi

La proprioception, ce sens que l’on oublie souvent, prend ici toute son ampleur. Pour ceux qui ne voient pas, marcher, grimper, s’orienter, c’est une bataille silencieuse, mais aussi une victoire sensorielle.

Étape 3 : La broussaille et l’arbre tombé

La dernière partie fut la plus acrobatique. Une piste étroite, envahie par la broussaille, nous a obligés à nous courber pour franchir un arbre couché, comme un gardien naturel de la cime. Ce moment, presque symbolique, a provoqué des rires, des encouragements, des mains tendues. L’inclusion, ici, n’était plus un concept. C’était un acte.

Randonnée inclusive au mont Messa avec DV Lancez-vous et Voyage en hauteur
Une piste étroite, envahie par la broussaille, nous a obligés à nous courber pour franchir un arbre couché. Crédit : Favour Nkaimbi

Et puis, soudain, le sommet.

Au sommet : le souffle du lien

Le Mont Messa s’est offert à nous, magnifique, majestueux. De là-haut, une vue panoramique sur Yaoundé, et un vent frais comme une récompense. Nous avons respiré. Longuement. Profondément. Ensemble.

Le Mont Messa s’est offert à nous, magnifique, majestueux. De là-haut, une vue panoramique sur Yaoundé. Crédit ! Mr Derrick
Le Mont Messa s’est offert à nous, magnifique, majestueux. De là-haut, une vue panoramique sur Yaoundé. Crédit ! Favour Nkaimbi

Lucrese Raissa Ngansop Fobasso, déficiente visuelle et participant ainsi à sa deuxième randonnée, s’est exprimée avec une énergie communicative : « C’est relax, ça relaxe. C’est vrai que pour monter, ce n’est pas facile, mais on se bat du mieux qu’on peut et ça fait du bien. »

Lucrese Raissa Ngansop Fobasso, déficiente visuelle et participant ainsi à sa deuxième randonnée,
Lucrese Raissa Ngansop Fobasso, déficiente visuelle et participant ainsi à sa deuxième randonnée. Crédit : Favour Nkaimbi

Un jeu de groupe a éclaté. Des rires ont fusé, des voix se sont élevées, et dans cet instant suspendu, les barrières ont fondu. Il n’y avait plus de valides ou de non-voyants. Il n’y avait que des êtres humains, unis par l’effort, la nature, et la joie.

Elthon Djeutcha, journaliste et participant voyant, a résumé avec justesse ce que chacun ressentait : « J’avais un peu l’air stressé le matin. Arrivé au sommet, je suis comme requinqué, comme revigoré… J’ai écouté le son de la nature, c’est apaisant ».

Elthon Djeutcha
Elthon Djeutcha (en afritude blanc) et Favour Nkaimbi (le photographe)

La randonnée inclusive plus qu’un sport, une école de vie

La randonnée, pour les déficients visuels, est bien plus qu’un exercice physique. C’est un entraînement à la vie elle-même. La randonnée inclusive développe l’équilibre, la kinesthésie, la conscience de l’espace. Elle réveille le corps et l’esprit. Elle redonne confiance.

Yves Wansi, malvoyant et organisateur des Diversity Days, nous rappelle : « La randonnée est importante pour le handicapé visuel parce qu’elle développe plusieurs éléments essentiels, notamment la proprioception, l’équilibre, la kinesthésie, l’espace ».

Yves Wansi, malvoyant et organisateur des Diversity Days. Crédit : Favour Nkaimbi
Yves Wansi, malvoyant et organisateur des Diversity Days. Crédit : Favour Nkaimbi

Son engagement est admirable. Il a fait des Diversity Days un lieu de rencontre, de courage et de fraternité. Outre la randonnée, Yves a mis en valeur les handisports le vendredi 28 mars avec sept disciplines à l’ordre du jour : Cécifoot, Basket-fauteuil, Tennis-fauteuil, Goalball, Taekwondo et Mouv and speak. 

Une leçon d’humanité

Je suis redescendu du Mont Messa plus léger. Non pas parce que la pente était plus douce à la descente, mais parce que mon cœur était rempli. Rempli de voix, de rires, de mains serrées. Rempli d’une certitude : la nature est un lieu de guérison, de lien, et d’égalité.

La randonnée inclusive n’est pas qu’un sport. C’est une école d’humanité, un pont entre les différences. C’est la preuve que, même sans voir, on peut aller loin. Très loin. Jusqu’au sommet.

Le guide, c'est moi, Sidoine FEUGUI, disposé à vous conduire sur toutes les sept collines de Yaoundé. Juste un message WhatsApp et ensemble nous allons faire un Voyage en hauteur.
Le guide, c’est moi, Sidoine FEUGUI, disposé à vous conduire sur toutes les sept collines de Yaoundé. Juste un message WhatsApp et ensemble nous allons faire un Voyage en hauteur.

A lire aussi : Quels sont les sept collines de Yaoundé ?


À refaire ? Évidemment. À partager ? Absolument. À vivre ? Incontournablement.

Au Mont Messa, ce 29 mars 2025, nous avons gravi bien plus qu’une colline. Nous avons gravi les murs invisibles de l’exclusion. Et au sommet, nous avons trouvé l’essentiel : l’autre.


Audrey IKOUM ne peut oublier la randonnée au Mont Minloa avec le Club Communication

Audrey IKOUM est l’actuelle présidente du Club Communication de l’Université de Yaoundé 1. Elle incarne un talent inouï dans le journalisme et l’animation radio. Membre du Club Communication depuis 2021, elle y a participé à plusieurs activités, entre formations, animations radio et excursions. Pour elle, la randonnée effectuée au sommet du Mont Minloa reste son plus beau souvenir. Dans cet entretien, elle partage cette expérience particulière et son parcours au sein du Club.

Voyage en hauteur : Audrey IKOUM peux-tu te présenter en quelques mots ?

L’humilité, la bienveillance, le charisme, la beauté et le respect sont les mots qui me représentent le mieux. Je suis Audrey Ikoum, étudiante en Master 1 en Science du Langage à l’Université de Yaoundé 1. J’aime beaucoup passer du temps seule. Je perds rapidement patience et j’aime que les choses soient faites rapidement et correctement. Je n’apprécie pas quand les choses traînent ou quand il n’y a pas de progrès.

J’aime beaucoup la radio, en particulier l’animation radio.

Audrey IKOUM dans le studio de Radio Campus UY2 pour l'émission ''Cop's sur les ondes''. Crédit : Célestin MBOLO
Audrey IKOUM dans le studio de Radio Campus UY2 pour l’émission  »Cop’s sur les ondes ». Crédit : Célestin MBOLO

Voyage en hauteur : Pourquoi avoir choisi d’embrasser le journalisme ?

J’ai commencé à pratiquer le journalisme et l’animation radio par curiosité, et au fil du temps, j’ai développé une passion pour cela. Si je passe une semaine sans entrer dans un studio de radio, j’ai l’impression de tomber malade, et je ressens même des symptômes de malaise. J’ai embrassé ce métier parce que j’en ai aimé chaque aspect. Faire des recherches pour rédiger un article et le présenter à l’antenne, puis recevoir des retours positifs ou négatifs, est toujours galvanisant. J’ai aimé cette dynamique, c’est pourquoi j’ai choisi ce métier. J’aime ce que je fais.

Voyage en hauteur : Raconte-nous ton passage au Club Communication de l’Université de Yaoundé 1.

J’ai intégré le Club Communication parce que j’avais beaucoup de temps libre et que j’avais des difficultés à me faire des amis. À ce moment-là, j’avais déjà passé une année à l’Université de Yaoundé 1. En intégrant le club, j’ai trouvé un emploi du temps qui s’adaptait parfaitement à mes cours, ce qui m’a permis de rester occupée et de me faire des amis.

J’ai connu des déceptions, notamment lors de ma première nuit du Communicateur en 2022. Je n’avais pas reçu d’attestation, ce qui était pourtant l’un des objectifs de notre adhésion. Mon lot de consolation a été d’être la toute première miss du club communication de l’Université de Yaoundé 1, mais ce n’était pas ce que je recherchais. Cette première année a été décevante car je n’ai pas obtenu ce que je venais chercher.

Cependant, la consécration s’est faite l’année suivante. Au cours de la « nuit du communicateur 2023 » j’ai été sacrée ‘‘meilleure animatrice radio’’. C’était une grande joie pour moi de voir mes efforts récompensés. J’ai également remporté le prix de meilleure animatrice radio aux Cidi Awards le 8 mai 2024. Ces distinctions ont renforcé ma volonté de poursuivre une carrière dans l’animation radio. Cela m’a prouvé que je suis sur la bonne voie et que j’ai du talent, d’autant plus que je reçois constamment des appréciations de la part de mes aînés.

Audrey IKOUM reçois son diplôme d'excellence de ‘‘meilleure animatrice radio’’ des mains de Sandrine EGOLO. Crédit : Joseph MBARGUA
Audrey IKOUM reçois son diplôme d’excellence de ‘‘meilleure animatrice radio’’ des mains de Sandrine EGOLO. Crédit : Joseph MBARGUA

Mon passage au  Club Communication m’a appris m’a appris la déception, la tolérance, la compréhension. J’espère ne pas sortir de là sans améliorer les choses.

Voyage en hauteur : Aujourd’hui Audrey IKOUM est présidente du Club Communication de l’Université de Yaoundé 1… Un rêve qui se réalise.

Mon ambition a toujours été de ne pas quitter ce club sans en occuper la Présidence. Grâce à Dieu, ce rêve s’est réalisé lors de l’élection de décembre 2024. Je suis honorée d’être aujourd’hui la Présidente de cette institution pour les deux prochaines années. En tant que Présidente du Club Communication, je m’engage à diriger avec passion et détermination.

Mon objectif est de maintenir notre dynamique à travers l’innovation et la créativité. Nous allons continuer à innover, à créer et à nous dépasser pour transformer notre club en un véritable lieu de création, d’innovation et de réussite. Nous mettrons en place des initiatives qui favoriseront l’échange d’idées et la collaboration entre nos membres. Chaque voix comptera, et ensemble, nous construirons un avenir prometteur pour notre club.

Je souhaite également encourager la participation active de chaque membre, des partenaires et des mécènes car votre apport est essentiel à notre succès. Ensemble, nous avons le potentiel de faire briller notre communauté et d’atteindre des sommets que nous n’aurions jamais imaginés. Soyons audacieux, soyons créatifs et surtout, soyons unis. Je remercie tous les membres pour cette confiance.

Voyage en hauteur : Quelle est la place du tourisme dans ta vie ?

Pour moi, le tourisme est bien plus qu’un simple loisir, c’est une passion que j’ai l’intention de cultiver lorsque j’aurai les moyens financiers nécessaires. Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de découvrir d’abord le Cameroun, mon pays, avant d’élargir mes horizons à l’international.

Parmi mes destinations de rêve, Sanaga Beach Camping se démarque. Située à seulement 65 km de Yaoundé, cette oasis naturelle m’attire avec ses activités comme la pêche, la randonnée et les balades en quad. J’imagine déjà profiter d’un bon repas au bord du fleuve Sanaga, entouré de la beauté des paysages. La Vallée de Bana est également en tête de ma liste. Cette résidence hôtelière, avec ses bungalows confortables et ses infrastructures comme la piscine et le sauna, semble être l’endroit idéal pour fuir le quotidien et se ressourcer.

J’ai aussi de très bons souvenirs de randonnées au mont Akok-ndoé et au Mont Minloa, réalisées avec mes camarades du club de communication de l’université de Yaoundé. Ces ascensions m’ont permis de me reconnecter avec la nature et d’apprécier la richesse de notre patrimoine. Le tourisme est pour moi une véritable aventure de découverte, d’apprentissage et d’évasion.

Voyage en hauteur : Raconte-nous une anecdote concernant une excursion que tu as déjà faite.

Une anecdote mémorable est celle de notre randonnée au sommet du Mont Minloa en 2022 avec le Club Communication. Ce jour-là, Audrey IKOUM est arrivée en retard au point de départ, et le groupe a décidé de partir sans moi. J’ai donc dû prendre une moto pour les retrouver au pied de la montagne. Cela m’a un peu déçu, car je suis généralement ponctuelle, et j’aurais aimé qu’ils m’attendent.

Une fois réunis, nous avons commencé la randonnée ensemble. Pendant le parcours, nous avons organisé plusieurs jeux en équipe. Il y a eu un concours photo où chacun devait capturer la beauté des fleurs colorées le long du chemin. Nous avons également participé à des courses pour attraper des papillons, ce qui a ajouté une touche ludique à notre aventure.

Randonnée du Club Communication au Mont Minloa le 09 juin 2022.
Randonnée du Club Communication au Mont Minloa le 09 juin 2022.

Une fois arrivés au sommet, nous avons eu l’idée de construire des couronnes de feuilles, symbolisant notre réussite collective. Ensuite, nous avons partagé un pique-nique où chacun a échangé son casse-croûte avec les autres. Cette solidarité a créé une très bonne ambiance. Les rires, les jeux et la nature magnifique ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.

A lire aussi : Quels sont les sept collines de Yaoundé ?

Voyage en hauteur : Audrey IKOUM, quel est ton top 5 des endroits à visiter absolument au Cameroun ?

1. Sanaga Beach Camping

Sanaga Camping Beach  est Situé à 65 km de Yaoundé, dans le village de Nkolessong à Nkoteng. Il propose une gamme d’hébergements donnant accès à un jardin, à une terrasse et au fleuve Sanaga. Le site offre plusieurs activités, notamment une piscine, des randonnées en forêt, la pêche, la visite d’un mini parc animalier, des balades motorisées en quad, du beach soccer et du beach volley sur la plage artificielle, ainsi qu’une tyrolienne entre les arbres. De plus, le site possède trois restaurants qui proposent des grillades et des mets locaux à base de poisson d’eau douce. C’est un endroit idéal pour le camping, les pique-niques et les activités en plein air.

La plage de Sanga Camping Beach. Crédit : Sidoine FEUGUI
La plage de Sanga Camping Beach. Crédit : Sidoine FEUGUI
2. La vallée de Bana

La Vallée de Bana, située à proximité de Bafang, est une résidence hôtelière chaleureuse offrant une expérience unique au Cameroun. Avec des hébergements variés tels que bungalows et suites luxueuses, les clients peuvent profiter de confort et d’élégance. Les infrastructures comprennent une piscine, un court de tennis, un étang de pêche et une discothèque. La restauration met en avant des plats locaux et internationaux, tandis que des services de bien-être comme le sauna et le hammam sont disponibles pour la détente. La Vallée de Bana est idéale pour les vacances en famille, les séminaires ou des moments de détente entre amis.

Vue aérienne de la piscine. Crédit : La vallée de Bana
Vue aérienne de la piscine. Crédit : La vallée de Bana
3. Le mont Akok-ndoé

Akok Ndoe signifie la pierre aux éperviers en Ewondo. Situé entre Etoug-Ebe, Mvog Betsi et Nkolbisson, ce mont a une altitude de 967 mètres. Il est possible de le gravir depuis ces trois quartiers. L’ascension est plus ou moins difficile selon le côté par lequel on choisit de grimper au sommet. La montée est plus aisée depuis Etoug-Ebe où l’on évolue sur un chemin qui serpente une pente raide sur terre, ensuite une piste entre les cultures et enfin le rocher. A l’inverse, si l’on choisit de l’appréhender par Nkolbisson, la montée s’effectue à travers une forêt dense où il n’y a pas de chemin tracé ce qui rend l’ascension plus éprouvante. À son sommet, nous bénéficions d’une vue à quasiment 360° sur la ville de Yaoundé.

Le Club Communication au sommet du mont Minloa le 12 décembre 2021. Crédit : Sidoine FEUGUI
Le Club Communication au sommet du mont Minloa le 12 décembre 2021. Crédit : Sidoine FEUGUI

4. Le Mont Minloa

Le Mont Minloa, une montagne de 966 mètres d’altitude, se situe au village-quartier Minlo’o, plus précisément au lieu-dit la ferme claritain. La montagne est échelonnée en trois pics rocheux et présente des herbes par endroit. Pendant la saison de pluie, c’est tout vert, mais en saison sèche, ces herbes se consument toutes seules. Au sommet, on peut profiter d’une belle vue sur le lac de retenue d’eau de la Mefou, lac qui sert à l’usinement de traitement d’eau potable de Nkolbissong.

La vue au sommet du Mont Minloa. Crédit : Sidoine FEUGUI
La vue au sommet du Mont Minloa. Crédit : Sidoine FEUGUI

Il m’est difficile de dresser un top cinq, car je ne voyage pas beaucoup.


AfricanWits ouvre ses portes pour l’autonomisation des femmes dans le secteur technologique

Ce mercredi 26 mars 2025, le Business Tech Hub d’AfricanWits, situé à Bonamoussadi, Douala, a lancé les Journées Portes Ouvertes. Cet événement, qui se déroule du 26 au 29 mars, vise à promouvoir l’autonomisation technologique des femmes africaines. Le programme détaillé a été présenté lors d’une conférence de presse.

Journée portes ouvertes Africanwits

Lors de cette conférence, Maguy L. MATIA, Directrice des programmes et projets, représentante de la présidente d’AfricanWits, a souligné les ambitions de l’association. « African Women In Tech StartUp (AfricanWITS) est née en 2016 d’un rêve audacieux. Celui de voir les femmes africaines devenir actrices majeures du monde technologique ». Elle a rappelé que l’association est reconnue depuis 2019 comme une organisation de la société civile. Africanwits s’engage à accompagner les pays africains en faveur de l’automatisation des femmes et des filles. Pour ce faire, elle leurs ouvrent les portes de la technologie, de l’économie verte et de la lutte contre le changement climatique.

Maguy a partagé des chiffres impressionnants. « Nous avons neuf années d’expérience, six régions d’existence, et avons organisé cinq hackatons de codage pour jeunes filles, avec 150 idées de projet et prototypes réalisés. ». Pour conclure, elle a invité les partenaires et les entreprises à s’engager aux côtés d’African Wits pour « bâtir un avenir radieux pour les femmes africaines ».

Lancement des Journées Portes Ouvertes du Business Tech Hub d’AfricanWits.

Fiel EBENGUE, la Directrice adjointe à la communication et relations publiques d’AfricanWits. A, a pris la parole pour expliquer l’importance de cet événement. Aujourd’hui marque le lancement des Journées Portes Ouvertes qui se tiennent du 26 au 29 mars de 10h à 18h. Ces journées visent à faire connaître notre espace collaboratif. Et à permettre au public de bénéficier de nos services et formations », a-t-elle déclaré.

Fiel EBENGUE, la Directrice adjointe à la communication et relations publiques d’AfricanWits
Fiel EBENGUE, la Directrice adjointe à la communication et relations publiques d’AfricanWits

Elle a également présenté le Business Tech Hub comme un point stratégique pour les entrepreneurs et les start-ups. Il offre des services variés tels qu’un espace de coworking. Des salles de réunion. Une salle multimédia high-tech. Une bibliothèque. Un espace d’hébergement et d’autres ressources indispensables.

Voici un aperçu du programme des Journées Portes Ouvertes

  • Jour 1 (26 mars) : Lancement officiel avec une conférence de presse. Suivie d’ateliers sur la création de contenus à l’ère de l’intelligence artificielle. Ensuite des sessions de coaching sur les contrats commerciaux en droit des affaires. L’accès à l’espace de coworking et à la bibliothèque est gratuit.
  • Jour 2 (27 mars) : Des visites découvertes des lieux, suivies d’ateliers supplémentaires sur la création de contenus. Un coaching sur la gestion des ressources humaines est également proposé.
  • Jour 3 (28 mars) : Visites découvertes ; Ateliers sur la création de présentations PowerPoint professionnelles ; ainsi qu’un coaching axé sur la gestion du stress pour réussir ses projets.
  • Jour 4 (29 mars) : Dernier jour avec des coaching sur la création de noms de marques percutants ; une table ronde sur l’entrepreneuriat féminin. Ensuite, des séances de networking et de jeux de stratégie ludiques.

Témoignages de partenaires

Les partenaires d’African Wits ont également exprimé leur soutien lors de la conférence. Le Port autonome de Kribi a affirmé son engagement à soutenir l’écosystème technologique et les initiatives connexes. Ecobank, à travers son programme “Elevate”, contribue à la promotion de l’entrepreneuriat en finançant le renforcement des capacités. Anne-Marie NKOUKE, membre d’African Wits et propriétaire de Mary Guard Services, a pu témoigner de l’impact de cette initiative. ”AfricanWits, c’est quelque chose de magnifique. Nous sommes entourées de jeunes dynamiques qui nous poussent à aller plus loin du côté numérique”, a-t-elle déclaré.

Anne-Marie NKOUKE, membre d’African Wits et propriétaire de Mary Guard Services
Anne-Marie NKOUKE, membre d’African Wits et propriétaire de Mary Guard Services

Les Journées Portes Ouvertes d’AfricanWits illustrent bien l’engagement de l’association envers l’autonomisation des femmes en Afrique. AfricanWits aspire à faire bouger les lignes pour une société où les femmes jouent un rôle essentiel dans le développement technologique.

Ensemble, travaillons à bâtir un avenir meilleur pour toutes les femmes africaines !