Marie Louise Ngai, promotrice de Packaging Créa, dresse le bilan de sa participation à la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), tenue du 26 au 29 mars 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé.

Invitée à la cérémonie d’ouverture officielle, elle a assisté à un moment stratégique pour le commerce mondial. L’événement était présidé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, représentant du chef de l’État Paul Biya. La jeune entrepreneure a ainsi participé à une rencontre de haut niveau. Cette édition, portée par la directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala, vise à réformer le système commercial international. Ce système est fragilisé par les tensions géopolitiques et les mutations économiques mondiales.
Pour Marie Louise Ngai, cette participation a été bien plus qu’une simple présence protocolaire. « C’est la toute première fois que je participe à un événement mondial. Après ma sélection, j’avais hâte d’y prendre part et de découvrir les grandes décisions qui seront prises concernant le commerce », confie-t-elle.
Au cœur des discussions, plusieurs thématiques majeures ont été abordées, notamment la réforme de l’organisation, les subventions dans le secteur de la pêche, l’agriculture et le commerce électronique. Des enjeux qui résonnent particulièrement avec les activités de Packaging Créa, spécialisée dans les solutions d’emballages, notamment biodégradables.
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Marie Louise Ngai dresse le bilan de la participation de Packaging Crea.

Cette immersion a permis à la promotrice de mieux cerner les opportunités liées à son secteur. « Les orientations de l’OMC, notamment sur la transformation et certains secteurs comme la pêche, ont été très satisfaisantes pour moi. Je sais désormais que mon domaine est porteur et que je dois davantage maximiser pour être plus compétitive sur le marché camerounais », explique-t-elle.
Au-delà des sessions officielles, la conférence a été pour elle un véritable espace de réseautage. Marie Louise Ngai affirme avoir multiplié les échanges avec des acteurs clés du secteur. « J’ai eu des échanges fructueux avec des chefs d’entreprises, des responsables d’organisations et plusieurs partenaires. Cela m’a ouvert des horizons de collaboration internationale », souligne-t-elle.
Son bilan est révélateur de l’intensité de ces interactions : une dizaine de responsables ministériels rencontrés, plusieurs représentants de la société civile, des contacts établis avec des entreprises ainsi que des médias africains. Autant de connexions qui pourraient, à terme, se traduire par des opportunités concrètes pour son entreprise.
Une participation active de son association APFAJ

Par ailleurs, sa participation s’est inscrite dans le cadre d’une délégation de l’APFAJ (Association pour la Promotion et la Formation de la Jeunesse), qu’elle coordonne en tant que présidente fondatrice. Aux côtés de ses collaborateurs, elle a pris part à des discussions stratégiques sur la place de la jeunesse dans le commerce international.
Les échanges ont mis en évidence un constat partagé. La jeunesse ne doit plus être perçue comme un simple bénéficiaire des politiques économiques, mais comme un acteur à part entière du développement. « Cette immersion renforce ma conviction que l’avenir du commerce en Afrique se construira avec une jeunesse engagée, structurée et pleinement intégrée aux processus décisionnels », affirme-t-elle.
Dans un contexte mondial marqué par la reconfiguration des chaînes de valeur, la question de l’intégration des économies africaines reste centrale. La CM14 de Yaoundé a ainsi permis de repositionner le continent dans les débats sur le commerce international, avec un accent sur la transformation locale, l’industrialisation et l’innovation.
Pour Marie Louise Ngai, cette expérience constitue une étape déterminante. Elle illustre également une démarche entrepreneuriale progressive. Consciente des contraintes de production, notamment le manque d’équipements industriels, elle a adapté sa stratégie. Elle a choisi de débuter par la revente d’emballages pour mieux comprendre le marché.
À travers sa participation à ce rendez-vous international, Marie Louise Ngai confirme ainsi sa volonté de contribuer au développement d’un entrepreneuriat jeune.