Evrard Messomo, étudiant en histoire à l’Université de Yaoundé I, est une nouvelle recrue du Club Communication de l’Université pour l’année 2024/2025. Lors de sa présentation, un élément essentiel de son parcours a attiré mon attention : il se consacre à l’analyse de l’information. Je vous invite à découvrir ce jeune homme qui travaille au sein de ce club.
Voyage en hauteur : Qui est Evrard Messomo ?
Je suis Evrard Messomo, étudiant au département d’Histoire de l’Université de Yaoundé I. J’écris et j’analyse pour plusieurs médias, notamment France Média Monde et Pressafrik.

Voyage en hauteur : Le journalisme et vous : quelle est l’histoire ?
L’histoire entre le journalisme et moi a commencé il y a longtemps, au début de mon adolescence. J’appréciais tout ce qui était animation et sketchs lors des activités scolaires, ce qui a nourri mon affection pour la présentation à la télévision et à la radio. J’ai également découvert de nouvelles choses grâce à mon immersion dans les sciences de l’information et de la communication. Bien qu’étant apprenti-historien, je ne saurais dire exactement comment cela a commencé. Comme le dit un proverbe bantou : « On ne connaît pas toujours comment les bonnes choses commencent, à moins d’être sorcier. »
Voyage en hauteur : Quels sont vos modèles dans le domaine ?
Citer des journalistes serait une tâche interminable, tant ils sont nombreux. Parmi mes modèles, j’admire Marie Françoise Ewolo à la radio, Evelyne A. Koung à la télévision, et le miraculeux Yvan Bounoung dans la presse écrite. Bien sûr, je n’oublie pas les autres.

Voyage en hauteur : Quel est le processus qui vous a permis d’intégrer la cellule des données de l’antenne de l’Afrique Centrale pour France Media Monde ?
Mon intégration au sein de France Média Monde s’est faite en 2024 grâce à mes compétences en documentation et en analyse d’articles sur des faits d’actualité politique et économique en Afrique. Je fais partie de la Cellule des données de l’antenne de l’Afrique Centrale pour France Média Monde, qui couvre en grande partie les publications du Figaro concernant notre continent. Bien que je sois journaliste, je ne publie pas d’articles pour Le Figaro. Aujourd’hui, je continue à mettre en avant ces qualités par passion pour d’autres groupes de médias.
(Ndlr) Le métier spécifique décrit par Evrard Messomo peut être appelé « analyste de contenu » ou « analyste de données médiatiques ». Ces professionnels se concentrent sur la documentation et l’analyse des articles et des informations, souvent dans le cadre de la recherche et de l’évaluation des contenus à publier.
« L’analyste média est un professionnel chargé d’étudier, d’interpréter et d’évaluer les tendances médiatiques, le contenu diffusé et l’impact des stratégies de communication. Il analyse les données issues des médias traditionnels (télévision, radio, presse) ainsi que des plateformes numériques et réseaux sociaux ».
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Voyage en hauteur : Comment décririez-vous votre approche personnelle à la recherche et à l’analyse d’articles sur l’actualité ?
La recherche et la classification systématique des données (publiques ou confidentielles) sont effectuées par des équipes d’analyse dynamique qui sont censées répondre aux attentes du média recruteur. Il serait préférable de plonger dans une description parallèle de la recherche et de l’analyse de l’information et des données collectées, qui se veulent passives par rapport à la politique et à la qualité de l’analyse réalisée au sein de l’équipe, chargée de rendre compte au journaliste (auteur.e de l’article). Il y a donc une recherche des données à réaliser pour constituer le contenu de l’article à publier, une analyse des informations collectées auprès de l’élite politique ou du citoyen lambda, et un partage d’idées pour la réfection du contenu de l’article publié. Ainsi, l’analyse de l’article publié ou à publier ne doit pas être une satire savante ou une analyse démagogique sur la chronique et l’actualité, mais plutôt une recherche et une analyse appelées à la transparence et à l’originalité du contenu, tant pour la presse écrite que pour la télévision et la radio.
Voyage en hauteur : En tant qu’étudiant en histoire, comment pensez-vous que votre formation influence votre travail de journaliste ?
Sidoine, parfois j’ai du mal à me faire reconnaître comme journaliste, ce qui fait que beaucoup de détails ne circulent pas sur moi sur Internet. Loin de cela, je suis étudiant en histoire, et ce titre me plaît davantage. En tant que futur historien, je suis bien évidemment influencé par l’aspect didactique de l’écriture et de l’expression, bien que je peine parfois à naviguer entre le jargon des sciences historiques et celui de la sociologie de la communication. À la traditionnelle ambivalence qui différencie les deux, je m’égare souvent, je le reconnais. Il faut également reconnaître que la critique en histoire n’est pas la même que celle faite par un.e journaliste, et que les techniques de l’information et de la communication ne sont pas comparables aux méthodes historiques ou archéologiques. Cela explique ma difficulté à différencier les deux lorsque le terrain m’appelle.
Voyage en hauteur : Quelles sont les thématiques que vous considérez comme les plus importantes à aborder dans le journalisme africain aujourd’hui ?
Le journalisme est aujourd’hui ouvert à toute la société. À partir d’une information ayant droit à un individu, il/elle pourra se revendiquer journaliste. Vaste dans sa qualité caustique et sa dimension sociologique, et même dans son approche des écoles positivistes en sémiotique, le journalisme en Afrique s’est démarqué par plusieurs courants savants, intellectuels et sociaux. On peut citer les perspectives d’une société africaine en quête de liberté et de démocratie ou d’une Afrique en plein essor vers son développement. En histoire, le fait s’impose à l’humanité, donc je ne pourrais considérer aucune thématique comme plus importante qu’une autre à aborder dans le cadre journalistique en Afrique. Il suffirait d’aborder des questions d’actualité qui soient propres aux civilisations africaines en leur temps et à leur démarche évolutive dans un concept de mondialisation et de mémoire collective.
Voyage en hauteur : Quels sont vos projets futurs dans le domaine du journalisme ou de l’histoire, et comment envisagez-vous de les réaliser ?
Comme je le dis toujours, le journalisme et moi, c’est une histoire de passion. Je continuerai bien évidemment à faire valoir mes compétences en toute humilité à ceux qui le souhaitent. D’ici là, il me serait bénéfique de poursuivre mes études au département d’histoire de l’Université de Yaoundé I, ce qui se fera grâce à beaucoup de résilience et de persévérance.
Voyage en hauteur : Quelle est la place du tourisme dans votre vie ?
Le tourisme a une place importante dans ma vie. J’aime voyager, découvrir de nouvelles choses et profiter des offres d’hôtels lors de mes petits voyages.
Voyage en hauteur : Quels sont les différents sites touristiques ou espaces de loisirs que vous avez déjà visités ?
J’ai visité le Musée National de Yaoundé. Dans cette même ville, je vais régulièrement au rocher du Mont Fébé pour faire mon footing chaque dimanche. J’ai également apprécié EcoPark yaoundé, où j’ai vu de magnifiques tortues. Voici quelques-uns des lieux de loisirs que j’ai déjà visités.

Voyage en hauteur : D’après vous, qu’est-ce qu’un touriste doit absolument visiter au Cameroun ?
À mon humble avis, tout touriste au Cameroun ne devrait pas manquer le Rocher du Mont Fébé, qui offre un cadre paisible, une sérénité totale et une vue magnifique sur les sept collines de Yaoundé.
Voyage en hauteur : Parlez-nous de vos origines.
Je suis Camerounais, originaire de la région du Centre, dans le département de la Lékie, d’un village appelé Efoumelessi, situé à quelques kilomètres de la ville d’Obala. Je suis Eton (Essele, pour précision) et un enfant Ekang. Télécharger le Répertoire actualisé des villages du Cameroun