Il y a des rendez-vous qu’on ne peut pas manquer. Ce samedi 17 mai 2025, Petit Pays – Rabba Rabbi pour les intimes – célèbre ses 40 ans de carrière au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé, lors du fameux « Concert du Contineng ». J’étais à la conférence de presse organisée en prélude à cet événement, et je peux vous le dire : ce concert ne sera pas une soirée comme les autres. Voici, selon moi, cinq raisons incontournables d’y aller.
1. Assister à l’histoire vivante de la musique camerounaise
Ce n’est pas tous les jours qu’on fête 40 ans d’une carrière aussi riche que celle de Petit Pays. Dès les premiers mots qu’il a prononcés devant la presse, j’ai senti ce mélange de fierté et d’émotion propre aux vrais monuments de la musique. « Le Contineng, ce n’est pas juste un concert. C’est une célébration, un voyage, un témoignage », nous a confié l’artiste, la voix posée mais vibrante.
Petit Pays, c’est une légende qui traverse les générations, un homme dont la discographie fait partie du patrimoine sonore du pays. Plus de 50 albums, quatre disques d’or, des records de vente insensés (je pense à l’album Class F/M, vendu à plus de 50 000 exemplaires en une seule journée !) et surtout, une longévité qui force le respect.
Le 17 mai, ne pas être présent, c’est rater un moment d’histoire. C’est rater la chance de dire, dans quelques années : « J’y étais. »

2. Vivre une communion intergénérationnelle
Ce qui m’a le plus marqué lors de la conférence, c’est la volonté de Petit Pays de rassembler. Il a insisté sur le fait que le « Contineng » est un espace où toutes les générations se retrouvent. « J’invite chacun à venir vivre ce moment unique où les générations se rencontrent. Que ce soit pour danser, chanter, se souvenir ou découvrir, le Contineng est à vous », a-t-il lancé, presque paternel.
J’ai regardé autour de moi : des jeunes reporters, des ainés, des passionnés de musique de tous âges. Ce concert, ce sera un trait d’union entre ceux qui ont grandi avec les tubes de Petit Pays et ceux qui les découvrent aujourd’hui. À une époque où tout semble diviser, cet événement sera un puissant symbole d’unité, de dialogue et de partage. Et quoi de mieux que la musique pour faire tomber les murs ?

3. Découvrir un spectacle total avec Petit Pays, entre théâtre et musique
Ceux qui connaissent Petit Pays savent qu’il ne fait jamais les choses à moitié. À la conférence de presse, il a rappelé à quel point il aime mettre en scène la vie, ses joies comme ses peines. J’ai repensé à ses entrées de scène mémorables : en cercueil, à cheval, déguisé… Un sens du spectacle hors normes !

Le 17 mai, il promet plus de 4 heures de show, avec une quinzaine d’artistes invités, sur une scène pensée comme un continent musical à part entière. Makossa, soukous, ndombolo, mais aussi humour, danse, poésie…
On ne vient pas simplement écouter, on vient vivre. Et connaissant l’homme, je m’attends à des surprises, à des moments de pure folie, à des instants suspendus où l’émotion collective sera palpable. Ce genre de soirée où l’on oublie le temps.
4. Recevoir un message fort, entre fierté nationale et ouverture panafricaine
Petit Pays n’est pas qu’un chanteur, c’est aussi un symbole. Sa trajectoire, il l’assume dans toute sa complexité : « Les 40 ans que nous célébrons doivent parler au cœur. C’est le cœur qui doit s’exprimer », a-t-il expliqué, le regard tourné vers l’avenir. Le choix de Yaoundé pour le lancement du « Contineng » n’est pas anodin.
C’est la capitale, le cœur du Cameroun, le point de départ d’une tournée qui sillonnera les dix régions du pays. Au-delà de la fête, il y a un vrai message : celui de la transmission, du partage, de la reconnaissance des racines africaines. Malgré les polémiques qui ont parfois jalonné sa carrière, Petit Pays reste entier, indomptable, lucide sur ses forces et ses failles.
Ce concert, c’est aussi l’occasion de porter haut les couleurs du Cameroun, et de rappeler que l’Afrique a des héros, des artistes qui inspirent et rassemblent.

5. Célébrer la résilience et la passion de Petit Pays, un homme hors normes
À la fin de la conférence, alors qu’il saluait les journalistes, j’ai vu dans les yeux de Petit Pays cette flamme intacte. Cette envie de donner et de transmettre. Sa vie, c’est celle d’un « Prisonnier d’Amour », d’un « Turbo d’Afrique », d’un homme qui a tout connu. La gloire, les épreuves, la critique, mais qui n’a jamais lâché.
Son parcours force l’admiration, pas seulement pour ses succès, mais pour sa capacité à se réinventer, à rester fidèle à lui-même malgré les tempêtes.
Aller au concert du Contineng, c’est rendre hommage à cette résilience, à cette passion qui nous rappelle que la musique, au fond, est un acte de foi.

Voilà pourquoi, moi qui étais là lors de cette conférence de presse, je vous invite à ne pas manquer ce rendez-vous. Parce qu’il y a des concerts qui sont bien plus que de la musique : ils sont des moments de vie, des instants de vérité, des fragments d’éternité.
Rendez-vous le 17 mai au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé : le Contineng, c’est à nous tous.
